La neutralité, pensait-il, la pure objectivité « on a Moving Train » est une illusion, une posture, voire parfois une imposture idéologique. Howard Zinn :
"From the start, my teaching was infused with my own history. I would try to be fair to other points of view, but I wanted more than 'objectivity'; I wanted students to leave my classes not just better informed, but more prepared to relinquish the safety of silence, more prepared to speak up, to act against injustice wherever they saw it. This, of course, was a recipe for trouble."
C'est aujourd'hui à Montréal à la Basilique Notre-Dame qu'auront lieu les funérailles de Georges Anglade et de son épouse Mireille Neptune qui ont tous les deux péri dans le séisme de Port-au-Prince.
Les témoignages et les extraits de ses livres entendus plus tôt cette semaine à la soirée hommage au Dépanneur Café nous font bien comprendre que Georges était un personnage flamboyant des plus singuliers, un flambeau alors que Mireille veillait à la persistance et au rassemblement des esprits.
Farouche opposant au régime sanguinaire des Duvalier, Georges Anglade est un essayiste polyvalent qui laisse aussi une œuvre littéraire savoureuse axée autour du « rire haïtien », de « l'audience » et des lodyans que je me promets bien d'explorer.
Pour des centaines d'étudiants qu'il a formés, Georges était avant tout un professeur à l'UQAM au département de géographie. Un géographe aux envolées lyriques capable de vous recomposer une autre Haïti malgré le pessimisme incontournable.
C'est en ces termes que mes collègues géographes au bureau, dont l'ami Françoys, m'ont parlé de Georges. Par exemple, lorsqu'un professeur au bac dit que tel bouquin est « obligatoire » pour passer son cours, si vous avez de bonnes oreilles et de l'intérêt, vous courez à la Coop acheter l'ouvrage. Comme de raison, on s'attend en géographie à une bibliographie à forte teneur technique. Or sans doute soucieux de l'importance du lexique qui fauche large, le professeur Anglade faisait acheter à ses étudiants Les mots de la géographie — dictionnaire critique de Brunet, Ferras et Théry. Aux côtés des mots corniche, escale, hêtraie, géomatique ou ruisseau, on trouve le turf et le trou, marxisme, lecture et fête, chaos, authenticité, langue (de sable)... La langue de bois n'épargnant pas la géographie. Superbe ouvrage désarçonnant à souhait les étudiants jeunots.
En apprenant que je participerais à la soirée de poésie du 26 janvier au Café Dépanneur avec la consigne de faire une lecture ne dépassant pas une minute - car il y avait 72 poètes à l'affiche!, Benoît, un autre géographe parmi mes collègues s'est écrié : « Une minute! Pour Georges Anglade, une minute ce n'était pas suffisant pour qu'il puisse seulement dire son nom! »
Au sujet du géographe-politicien et de cette «autre Haïti» imaginée avec amour, recomposée par des actions concrètes qui auront, je le crois, une importance capitale dans l'avenir compte tenu du drame actuel, on lira avec profit le très beau témoignage de son collègue Luc Losnier paru dansLe Devoir du 19 janvier 2009.
C'est dans un Dépanneur Café littéralement plein à craquer que s'est déroulée mardi dernier la soirée de poésie dédiée à Georges Anglade et sa compagne Mireille qui ont tous deux péri lors du tremblement de terre à Port-au-Prince.
Les deux filles du couple Anglade étaient présentes ainsi que des amis proches et des collègues. Ce fut très émouvant.
De plus, c'était impressionnant de voir autant de poètes mobilisés et solidaires.
Chapeau à Claudine Bertrand, Émile Martel et Lucy Pagé qui ont rendu possible cette soirée. Ce fut un évènement.
Dès que j'en aurai l'occasion, j'ai quelques photos à partager sur Train de nuit.
Dans le but de soutenir le peuple haïtien lourdement éprouvé par le séisme, les poètes québécois et haïtiens se rassemblent lors d'une soirée de poésie à Montréal, le 26 janvier 2010 à 19 heures, au Dépanneur Café (206 rue Bernard ouest). Cette soirée, à l’initiative du P.E.N. et de l’ÉFA, est dédiée à la mémoire de Georges Anglade (membre du C.A. du P.E.N. Québec) qui a péri sous les décombres avec sa femme Mireille Neptune. Près de 75 poètes ont confirmé leur présence.
Aimée Dandois-Paradis Alexandre Faustino Éric Roger Fannie Langlois Fernand Durepos France Mongeau France Théoret François Charron François Hébert Franz Benjamin Frantz Voltaire Frédérique Marleau Gabor Szilasi Gaétan Dostie Gary Klang Germaine Beaulieu Ghislaine Sathoud Hélène Poiré Henry Saint-Fleur Jacques Audet Jacques Desmarais Jean Chevrier Jean Royer Jean-Marc Desgent Jean Morisset Jeanne Painchaud Jean-Paul Daoust Aline Apostolska Alix Renaud Andrée Dahan Anthony Phelps Antonio D’Alfonso Benoît Ponton Bernard Antoun Bernard Pozier Bertrand Laverdure Christine Palmieri Claude Jeannot Claudine Bertrand Danielle Fournier Danielle Roger Dany Plourde Denise Boucher Denise Brassard Denise Desautels Diane Descôteaux Diane Régimbald Émile Martel Emmanuel Bilodeau Jean-Pierre Pelletier Joël Desrosiers Joël Pourbaix José Acquelin June Laure Morali Lenous Suprice Lucy Pagé Martin-Pierre-Tremblay Nancy R. Lange Normand Vanasse Paul Bélanger Pierre Ouellet Raymond Chassagne Ricardo Lamour Robert Berrouët-Oriol Robert Giroux Rodney Saint-Eloi Roger Des Roches Sofia Benyahia Sonia Anguelova Stanley Péan Valéry Robichaud Violaine Forest.
Pascale Buissières se joint à nous ainsi que les chanteuses Lyne Cadieux et Sandra LeCouteur, (Acadie).
Vendredi soir passé, un jeune solliciteur au bout de la ligne m'offre un abonnement au JDM « à moitié prix »! J'ai répondu au bon bougre que je n'étais pas intéressé à un journal qui laisse à la rue ses artisans avec l'espoir qu'ils plient jusqu'à licher le trottoir de la rue Frontenac.
Cela fait un an aujourd'hui que ce collègue diplômé en philosophie et trempé à la go-gauche des années 70 tient tête à la « rhétorique syndicale ». Il serait peut-être grand temps que le doué PKP qui a de la graine de général relise le bon vieux Platon, question de renouer le dialogue avec le dialogue.
Soirée de poésie-Haïti et hommage à Georges Anglade
(P.E.N. Québec et ÉFA)
Le mardi 26 janvier 2010
au Dépanneur Café à 19h.
Parmi les mouvements de soutien à Haïti, les écrivains ajoutent leur voix et se mobilisent. Ils désirent manifester leur appui et leur affection au peuple haïtien, lourdement éprouvé.
Devant l’urgence causée par ce tremblement de terre dévastateur, le P.E.N. Québec et les Écrivains Francophones d’Amérique (ÉFA) présentent une soirée de poésie en solidarité avec les Haïtiens victimes de cette catastrophe inégalée. Cette soirée sera dédiée à la mémoire de Georges Anglade et de sa femme, Mireille Neptune, qui ont péri lors du séisme.
Georges Anglade était en Haïti pour participer au festival littéraire international "Etonnants voyageurs", en présence d'une cinquantaine d'écrivains haïtiens et étrangers. Membre du Conseil d'Administration du P.E.N. Québec, Georges était le président-fondateur du P.E.N. Haïti.
L’événement aura lieu le mardi 26 janvier 2010, à 19 heures, au Dépanneur Café, 206, rue Bernard ouest, entre Jeanne-Mance et Waverly, à Montréal. La soirée sera animée par Claudine Bertrand, représentante du P.E.N. et Lucy Pagé, présidente de l’ÉFA, section Montréal. Plusieurs poètes québécois et haïtiens viendront tour à tour lire leurs poèmes. On fera une lecture de textes de Georges Anglade.
Pour toute information communiquer avec Lucy Pagé par courriel à : lucy.page@videotron.ca, par téléphone au 450.956.1695 ou avec Claudine Bertrand par courriel à : claudine5000@hotmail.com.
Nous vous attendons donc en grand nombre et nous vous remercions au nom des écrivains haïtiens et des amis de la famille Anglade.
Faites circuler l’information dans vos réseaux, SVP!
Que je te serve encore un soupçon de Jack avec filament de rebord de sel de la Pointe-à-Mingan pour les lèvres et la peinturlure qui vont dans le temps.
Tu es née dans la saison du Pipon, le janvier et la « fée vrillée » des Atikamekws (:). Imagine, j'ai appris dimanche que le Rapide-Blanc murmure sous La Tuque et mouille le pompon, dans ces parages-là en tout cas, que la chanson du même nom du chansonnier-ouvrier de l'ex-Celanese de Drummondville, sire Oscar Thiffault, lui-même fils de Sara Dubois de descendance métisse, porte jusqu'à notre bon plaisir les traces ricaneuses de la langue : Ah! Ouigne in hin in, ou awignahan ce qui signifierait en atikamekw « c'est qui ça? » (qui est-ce?) - Les chemins de traverse
Par ailleurs, autres vents venus de la Côte, Mingan (maigan, mahingan, minkan, ou maikan) voudrait dire loup. D'autres affirment que c'est un toponyme ombragé par le Meingan à l'entrée de la Mer d'Iroise en Bretagne.
Ah! Les voyages, la poésie, les mots, la bruine-babine sur nos âges de Mer Narquoise...
Tous à présent le savent, c'est claironné dans les haltes John Maloney est le Jack Monoloy que tous les bouleaux de la rivière Mingan gardent en mémoire.
La Marieouche est pour un blanc.
Je me suis rendu au cimetière vis-à-vis le quai, au centre du village un peu triste et j'ai repéré la pierre tombale de Jack. Oui. Puis, je suis rentré dans la petite église qu'il a construite de ses mains.
Jack Maloney était fringant et habile.
J'ai le souvenir impérissable des murs de bois franc et des décorations naïves réalisées par les artistes de la place.
Une grande bonté lumineuse et de l'enfance s'en échappent.
Ki Otipemisiwak, moi, de ceux des gens libres, je te souhaite pareillement une belle journée, une belle virée au théâtre.
« Bonjour Sire, c'est moi, le loup M'voyez-vous, m'entendez-vous ? Suis venu à travers bois Vous saluer, comme ils se doit » - Félix Leclerc
J'avais prévu écrire un petit mot pour l'anniversaire de Michel Chartrand. Mais je me suis gouré dans le quantième croyant que c'était le 18 janvier alors qu'il est né un 20 décembre, en 1916!
Tant pis pour le mois de retard! Je transmets quand même mes pensées fraternelles au pied de ce grand chêne que j'admire et qui a poussé à l'orée des vergers de ce pays du côté de l'essentiel, avec la nette et juste conscience que se sont toujours les plus petits, les paumés, les travailleurs, les trois «A» (artisans, artistes, agriculteurs), et les femmes surtout, qui par leur travail, leurs luttes et leur courage permettent à tous les autres de la société, y compris les « big wheels », d'avancer dans la vie.
Les créateurs de richesse, ce ne sont pas les big shot, c'est d'abord le peuple!
Il y a quelques années de cela, lors d'une soirée bénéfice pour l'Aut'journal au Medley, Michel Chartrand, grand amateur de poésie, avait émaillé son discours en faveur d'une presse libre avec de longs extraits récités par cœur de la chanson de Gilles Vigneault, Une branche à ma fenêtre :
« Jamais les fleurs du temps d'aimer N'ont poussé dans un cœur fermé La nuit, le jour L'été, l'hiver Il faut dormir le cœur ouvert »
« Commençons par libérer la parole... au nom de la justice ? Mon père a travaillé durant 44 ans pour le gouvernement, sans pouvoir parler publiquement. Moi, j'ai décidé de parler. Et quand je parle aux travailleuses et aux travailleurs, je leur expose des problèmes qu'ils connaissent déjà. Et si je le fais, c'est pour qu'ils se rendent compte qu'ils ont raison de penser que ça va de travers, que ça n'a plus de maudit bon sens, et surtout, que ça pourrait être autrement. Souvent ils me disent : « Ah, si tout le monde comprenait ! » Et je leur réponds que tout le monde comprend; si nous nous donnions seulement la peine de nous mettre ensemble et de nous organiser politiquement. »
L'extrait de l'interview qui suit date de 2003. On y retrouve le coeur de la pensée politique du syndicaliste : apprendre à vivre ensemble fraternellement. Ce qui exige un engagement et une indépendance politique.
En toute solidarité et avec une pensée particulière pour mes collègues d'origine haïtienne dont certains n'ont pas encore eu de nouvelles de leurs proches.
J'aimerais bien paraphraser Damaggio son narrateur dans Au carrefour Wajdi Mouawad. Mais ce serait un faux Spectateur Salsa bien qu'il n'y a pas trente minutes de cela son corps, au Spectateur, qui fendille d'à-côtés et de fatigue bouillante, rivé à son siège A1, plongeait pour vrai, pour la première fois dans le regard, la voix à triple fonds, la lumière gracile de Sylvie Drapeau.
La fiancée coincée dans Le Bal de Kafka déroule elle aussi des listes à l'infini; c'est joué là en contrepoint sur une note comique, mais l'écart se creuse comme une tranchée, on le voit d'emblée, frous-frous réalistes à la figure des 503 bateaux à la dérive de l'écrivain pogné pour être écrivain...
Est-ce toujours Elles qui se chargent d'exécuter la liste?
Au Théâtre d'Aujourd'hui, La liste à l'affiche est un couteau planté dans le décor bien placé du féminin
c'est un poignard qui sort du dedans du contrôle
la ligne des enfants, l'ordre, l'horizon, les responsabilités, la dérision de la bonne société, Monsieur Chose, Madame de Monsieur, ça ne donne pas l'envie de sortir
le signe du bohème et du désinvolte dans un panier de linge sale qui trône chez la voisine au milieu du salon! mais le rire d'une Caroline qui fait rire qui n'est pas une chipie, qui dégrise la solitude et qui surprend, aime la facilité d'aimer des enfants ou plutôt, aime les enfants pour la facilité avec laquelle ils aiment...
et c'est difficile l'écho de cette phrase dans la tête
alors le goût de crisser son camp ensemble au moins un petit soir au cinéma du coin pour se mettre dans la peau d'une Donalda rebelle qui n'épousera pas Poudrier
la reproduction infinie le pliage du temps, le linge, le dentiste, les couches, le plancher... la douleur si lisse des mères, les moules à gâteau le bain des enfants acheter d'urgence le lait qui manque
la chute la chaise que l'on va pitcher
précis de décomposition presque silencieux soliloque comme une craque entre le vent et le bruit de la sécheuse
puis le déraillement sournois, impitoyablement bardé de quotidien tragique
Comment expliquer qu'on ne trouve pas dans cette maison nette impeccablement ordonnée ce seul petit câlice de détail... suggéré à l'amie enceinte... au lieu de ce con de vieux bistou?
et les mois s'épaississent
jupon d'un acte manqué qui nous dépasse avec la gravité de l'être en dépression intérieure
mines personnelles tout autour des garde-fous et puis à l'intérieur
une liste qui n'attend pas l'autre
Saurons-nous jamais combien de vies sauvées s'il n'était pas que de nous, acteurs de nos jours dans un théâtre démesuré?
Le Spectateur arrivé au théâtre sans le vouloir avec un paquet d'aiguilles sous la peau, bougeant imperceptiblement pendant la séance pour ne pas déranger la voisine, ne pas éclater sur place emportera néanmoins l'impression d'avoir assisté à une pièce parfaite.
LA LISTE
du 12 janvier au 6 février 2010 texte Jennifer Tremblay mise en scène Marie-Thérèse Fortin avec Sylvie Drapeau Création Théâtre d’Aujourd’hui http://www.theatredaujourdhui.qc.ca/liste
Je connais par cœur les sentiers aux abords du lac Boivin
J'y ai travaillé tout un été à titre de « helper » en chef dans la récupération des dormants de chemin de fer alors que ma blonde biologiste faisait des ballades d'interprétation de la nature avec les visiteurs
Il y a eu récemment dans les Cantons de Granby et de Shefford une bruine verglaçante inhabituelle qui s'est figée là durant une bonne semaine
Émile Roberge, poète muni d'une bonne horloge, nous a croqué quelques-unes de ces splendeurs.
Pierre, un collègue architecte de ma boîte, est passé nous souhaiter la Bonne Année. Il est encore en détachement pour La Croix Rouge et il est désormais en poste au Sri Lanka.
J'en profite pour référencer son blog # 2, soit le Lanka express.
Grâce à ses photos très nombreuses, je l'ai rejoint au marché luxuriant d'Ampara. J'y ai découvert parmi les ramboutans le Ti'jac, c'est-à-dire le fruit de jacquier. Tiens! Tiens!
« Le fruit du jacquier, la pomme de jacque (ou jacque, ou jaque, en créole : petit jaque, ou Ti'jac), est une pllydrupe pesant généralement plusieurs kilos (de 1 à 25 kg), fruit d'un arbre appartenant à la même famille que les mûriers, celle des Moraceae. » ( Wikipédia).
« Dans les rues sales et transversales où tu es toujours la plus belle... », il y a ces yeux en forme de lune qui ne se couchent jamais malgré le givre blanc à qui l'on reprochera les rimes faciles, mais cent fois, cent fois, c'est pas beaucoup pour des poèmes d'amour en rondins durcis qui déboulent dans le crâne ivre comme des cordées de bois saupoudrées de bran de scie humide sur les restes de peaux d'écorces écrasées, fendues, affouillées, griffées par les bêtes, perdues, gravées au canif ou à la pierre mauve, ce jargon de misère de galets à terre dans la chair de l'écho réverbérant, ces cascades en canot aux abords des entailles de sexes de lynx, je t'aime, je t'aime Perdrix si timide au grand X infini, toi l'envolée noircie à la main sur la branche anonyme de l'arbre qui cache la forêt des mots de naguère, ces échardes grises plantées à la fin de la journée dans le grand livre des barrages barbouillés de ma fenêtre aux légendes esquimaudes, « car la laideur ne t'atteint pas » même lorsque tu disparais dans l'obsession de la fumée d'un trait. Photo jd.
Bruno Roy : « les mots qu’on lit, les mots qu’on écrit sont ceux qui nous aident à devenir meilleurs. […] les mots m’ont grandi. Ils ont fait de moi ce que je suis : un homme heureux. » - Journal dérivé, t. 4.
Dimanche dernier, j'écrivais à Jean-Paul Damaggio en écoutant la radio :
« Je reviens d'une autre séance de pelletage. La neige ne manquera pas cette année non plus! J'entends en ce moment François Bon qui passe à la radio avec qui j'ai déjà échangé quelques courriels. Il dit en substance : La littérature n'a pas besoin du livre. La littérature et le livre, ce sont deux choses différentes. À la même émission (La librairie francophone, que je ne rate jamais les dimanches soir diffusée en Amérique, en Europe et en Afrique..., il y a Diane Dufresne qui a illustré (elle peint en plus de chanter) une anthologie préparée par Bruno Roy qui s'intitule Les cent plus belles chansons du Québec (Fides, sept. 2009). Bruno m'a déjà fait une grosse fleur après m'avoir entendu lire un texte au FIL : Tu me fais penser à Miron à cause de ton bestiaire, avait-il pris la peine de me dire. Trop fin. »
J'ai croisé Bruno en novembre à l'entrée du dernier Salon du livre de Montréal, Place Bonaventure. Il m'a fait un beau sourire franc. Pourtant, on ne se connaissait pas vraiment. Un fraternel à l'os. Sa mort subite me fait de la peine.