22 mai 2012
Rêver tout haut
« [...] Nous n'avons pas peur de la poésie. Nous n'avons pas peur de l'insurrection. Nous n'avons pas peur de l'acharnement. Nous n'avons pas peur de la police. Hier, le long cortège humain qui remontait le boulevard Saint-Laurent jetait ses cris contre le regard vide de ces fêtards soûlés de mépris, contre l'absence de rêve dans un pays qui en a bien besoin pour en devenir un. Nous sommes votre rêve. À vous de nous dire si vous êtes prêts à vous réveiller et à le vivre vraiment.»
- Maxime Catelier, Des bêtes féroces de l'espoir, Mes biscuits préférés, 19 mai 2012.
« Sortez des universités. Sortez des usines. Sortez dans les rues. Ne faites pas ce qu'on attend de vous. Ne répondez pas au téléphone. N'attendez plus qu'on vous dise de changer : de femme, de ville, de pays. Vivez comme vous l'entendez même si cela veut dire seul ou avec très peu de gens. Embrassez l'ange déchu qui passe. »
- M.C., Effets de neige, coll. Essai libre, Poètes de Brousse, 2011, pp. 23-24.
20 mai 2012
Le grand tonnerre
Un grand texte! À gauche!
"Un grand tonnerre"
Un texte de Christian Nadeau, professeur de philosophie à l'Université de Montréal
Interprété par Christian Bégin et Dominique Leduc
Prise de son: Jean Gaudreau
Montage audio/video: Eric Robertson et Bérénice Steevenson
Images:
Michaël Fortin
Peter-Thomas Kennedy
Mathieu Potvin
Robin Edgar
OM99%Media.org
La Boîte Rouge
Universitv.tv
Sébastien Moses
Jean-François Coutu
Kathleen Cousineau
Jim Guilleminot
Matt Pépin
Samuel Matteau
Alexandre Isabelle
Musique: "East Hastings" par Godspeed You! Black Emperor
Images et musique utilisées avec permission.
19 mai 2012
17 mai - vidéo de Papineau sur la toune d'Arianne
Montage DANY PAPINEAU (http://www.2frogs.ca) + Musique ARIANE MOFFATT (http://www.arianemoffatt.com)
18 mai 2012
Loi 78 : contestons!
Projet de loi 78 : Un véritable manifeste contre les libertés fondamentales de tous les citoyens Québécois
QUÉBEC, le 18 mai 2012 /CNW Telbec/ - La Clinique juridique Juripop dénonce à la fois l'esprit et les effets du projet de loi 78 qui créer une forme de criminalisation du droit de manifester en plus de bafouer les libertés fondamentales protégées par les Chartes canadienne et québécoise des droits et libertés, notamment en reniant trois garanties de notre société libre et démocratique; les libertés d'expression, de réunion pacifique et d'association. Les avocats de la Clinique travaillent actuellement à bâtir la contestation judiciaire de la future loi.
En effet, le projet de loi 78 prive les Québécois de leur droit de manifester pacifiquement leurs opinions à l'endroit qu'ils désirent et interdit tout type d'exercice spontané de la liberté d'expression ou de réunion pacifique. Donnant également le pouvoir à une institution d'enseignement de détruire une association étudiante en lui enlevant unilatéralement le droit de percevoir des cotisations étudiantes, ce document ramène le Québec des décennies en arrière et va à l'encontre de tous les droits qui devraient normalement découler de la vie associative.
« Il s'agit d'un projet de loi dont les mesures sont discrétionnaires et ne pourront être appliquées autrement qu'arbitrairement. Qui décidera si un groupe de dix personnes ou plus contrevient à la loi ? Dans quelles circonstances ? Pour quelle cause ? De quel âge ? Ce projet de loi ne vise pas qu'à assurer le libre accès aux établissements d'enseignement. Il interdit les manifestations à moins de cinquante mètres de tous les lieux de savoir québécois, renie l'autonomie des universités, renverse le fardeau de preuve, et menace les étudiants et tous les québécois d'amendes pouvant s'élever jusqu'à 250 000 $. Le tout en reniant la fonction première ainsi que le rôle des associations étudiantes et en transformant ni plus ni moins chaque citoyen, étudiant ou parent en policier», a déclaré Marc-Antoine Cloutier, président fondateur et directeur général de la Clinique juridique Juripop, un organisme militant pour un meilleur accès à la justice et la progression du droit.
La position du Barreau du Québec
La Clinique juridique Juripop salue et rappelle la plus récente position du Barreau du Québec qui, sans détour, invite le gouvernement à retourner à la table des négociations plutôt que de forcer l'adoption d'une loi spéciale, et ce en tout respect des cours de justice québécoises. Elle est également heureuse de lire les propos du Barreau qui souhaite travailler sur un nouveau cadre législatif inspiré des règles prévalant en matière de droit du travail. « Plutôt que d'agir comme si les associations étudiantes n'avaient jamais existé, suspendre la session de milliers d'étudiants et fragiliser encore davantage le climat social, le ministre de la justice devrait prendre ses responsabilités et agir comme protecteur des libertés civiles inscrites dans la Charte des droits de la personne dont il a la responsabilité, » a conclu M. Cloutier.
La Clinique juridique Juripop salue et rappelle la plus récente position du Barreau du Québec qui, sans détour, invite le gouvernement à retourner à la table des négociations plutôt que de forcer l'adoption d'une loi spéciale, et ce en tout respect des cours de justice québécoises. Elle est également heureuse de lire les propos du Barreau qui souhaite travailler sur un nouveau cadre législatif inspiré des règles prévalant en matière de droit du travail. « Plutôt que d'agir comme si les associations étudiantes n'avaient jamais existé, suspendre la session de milliers d'étudiants et fragiliser encore davantage le climat social, le ministre de la justice devrait prendre ses responsabilités et agir comme protecteur des libertés civiles inscrites dans la Charte des droits de la personne dont il a la responsabilité, » a conclu M. Cloutier.
Contestation judiciaire
Plus de cinq professeurs de droit et une dizaine d'avocats, mandatés par les fédérations étudiantes collégiale et universitaire, ont travaillé sans relâche cette nuit et continueront aujourd'hui, aux côtés de l'équipe de la Clinique juridique Juripop et de Me Félix-Antoine Dumais-Michaud, afin d'être en mesure de s'adresser rapidement aux tribunaux suivant l'adoption de la loi spéciale. Chaque citoyen est également invité à prendre part à cette vaste contestation par l'entremise du site Internet www.loi78.com
Plus de cinq professeurs de droit et une dizaine d'avocats, mandatés par les fédérations étudiantes collégiale et universitaire, ont travaillé sans relâche cette nuit et continueront aujourd'hui, aux côtés de l'équipe de la Clinique juridique Juripop et de Me Félix-Antoine Dumais-Michaud, afin d'être en mesure de s'adresser rapidement aux tribunaux suivant l'adoption de la loi spéciale. Chaque citoyen est également invité à prendre part à cette vaste contestation par l'entremise du site Internet www.loi78.com
Les avocats de la Clinique juridique Juripop ont représenté de nombreuses associations étudiantes mises en cause dans les récentes demandes d'injonctions. Ils agissent par ailleurs directement sur les campus afin de favoriser leur respect. L'organisme milite depuis 2009 pour un meilleur accès à la justice.
Renseignements :
Florence Bouchard Santerre
Cellulaire : 418-934-1563
Cellulaire : 418-934-1563
Loi matraque
17 mai, tard
Courriel à mon ami Jean-Paul, Éditions de La Brochure, France
C'est la poutine ce soir au pays du Québec. Rouerie, hypocrisie, haute stratégie politique préélectorale des véreux corrompus au pouvoir... Hélas, ça va mal pour les étudiants qu'on vient d'écraser par le dépôt d'une loi spéciale qui suspend les sessions scolaires jusqu'en août et, il va sans dire, encadre finement avec des gros sabots « l'entrave au droit à l'éducation ». En clair, on réduit la tradition syndicale étudiante à un club social et surtout, on en profite pour domestiquer les manifs! On se dirige vers un beau bordel, car je suis persuadé que le mouvement étudiant va tenir, mais quand on est plaqué avec la gueule sous les bottes, on risque de mordre à l'aveugle!
Je souhaite ardemment que les organisations syndicales autres que celles des profs — déjà en alerte — et que l'ensemble de la société civile se mettent et rapidement en travers de ce gouvernement qui n'a aucun sens de l'éthique et du dialogue, sauf s'il s'agit de ses petits amis qui comptent quelques illustres de la mafia.
Je souhaite ardemment que les organisations syndicales autres que celles des profs — déjà en alerte — et que l'ensemble de la société civile se mettent et rapidement en travers de ce gouvernement qui n'a aucun sens de l'éthique et du dialogue, sauf s'il s'agit de ses petits amis qui comptent quelques illustres de la mafia.
16 mai 2012
Retour en classe avec Maître Tanner
Ne faisons pas de boudin! Ou plutôt le contraire! De quoi sont faits les plis du temps? Que sommes-nous en train de lire alors que l'autoroute du capitalisme s'effondre et ne cesse de renaître caméléon?
En reprise d'un extrait de Jonas qui aura 25 ans... déjà signalé sur le Train dans ma
Jeunesse perpé-tuée.
En reprise d'un extrait de Jonas qui aura 25 ans... déjà signalé sur le Train dans ma
Jeunesse perpé-tuée.
15 mai 2012
L'échec de Line Beauchamp
Ressentiment amer! Line Beauchamp démissionne sur la même note, pour ne pas dire le même « mode » que sa gestion du conflit étudiant depuis le tout début. Utilisant le poids de son autorité, elle déclare que « personnellement, en tant que Ministre de l'Éducation, je n'ai jamais réussi à leur faire faire un compromis ». La ligne de commandement de l'autorité politique légitime, on veut bien. Encore faut-il avoir le sens de la culture vivante, le désir de rendre les gens heureux — comme le pensait Montesquieu à propos des lois —, inviter tout le monde à sa table; encore faut-il espérer le sens de l'éthique pour réguler au mieux les comportements sous tension en raison des inévitables conflits de valeurs en jeu dans toute société normale. Or, un compromis ne s'ordonne pas, il se construit par un dialogue (mot charnière de l'éthique) franc et ouvert, soucieux de départager les intérêts de TOUTES LES PARTIES en cause et visant à rassembler, à converger, à sortir du dilemme le cœur plus léger, à tout le moins avec la satisfaction de prendre la meilleure décision possible dans les circonstances données. Dialoguer au lieu de se taper sur la tête, voilà le défi! Tout le contraire de ce qui se passe depuis 14 semaines!
La culture au Québec comme ailleurs a changé. La jeunesse du monde entier en témoigne de façon marquée, surtout depuis la crise de 2008. Mais voici un gouvernement usé et sans-génie, comme le signale Chantal Hébert, comme si nous étions 30 ans en arrière. C'est assurément un gouvernement à battre à plates coutures aux urnes. Mais en attendant cette joute, il est à mon avis certain que ces élites en place qui réduisent tout à l'économisme vont tout faire pour que leur bras politique traditionnel conserve le pouvoir, dont celui d'écrire les lois, de les faire trancher par le juridique, de les faire appliquer au besoin par la force, comme on le voit tristement tous les jours aux nouvelles télévisées. Le juridique a ses limites, comme le souligne Georges A. Legault, professeur émérite de l'Université de Sherbrooke; le juridique dit la loi, tranche, coupe parfois la poire en deux, régule, mais il ne règle pas les conflits à leurs sources. On est loin du dialogue et de la médiation, termes qui de toute évidence ne sont pas dans le lexique de Line Beauchamp, ni dans celui du gouvernement qu'elle quitte. Et au lieu de s'en expliquer, elle aura tout fait et jusqu'au dernier filament de fiel de ses propos pour imposer son autorité espérant provoquer « un électrochoc », comprendre, ramener à la raison ces chefs étudiants impassibles et fous!
Nous sommes dorénavant dramatiquement avertis par le Premier ministre qui sort rarement de son légalisme à courte mèche mouillée « que la limite est atteinte ». Quel est le sens de cet avertissement, de cette menace en fait? Mâter par de force « s’il le faut » le mouvement étudiant qui aux yeux de Jean Charest est un groupuscule? Loi spéciale? Déviarger encore plus le climat pour vaincre le péril jeune en campagne électorale? Je n'espère surtout pas le pire!
M'est avis qu'il va falloir de toute façon user d'une lucidité vive comme l'éclair, lucidité qui n'a pas tout à fait le même sens que celui des Lucides à grands toupets. Disons : lucidité et unité.
La culture au Québec comme ailleurs a changé. La jeunesse du monde entier en témoigne de façon marquée, surtout depuis la crise de 2008. Mais voici un gouvernement usé et sans-génie, comme le signale Chantal Hébert, comme si nous étions 30 ans en arrière. C'est assurément un gouvernement à battre à plates coutures aux urnes. Mais en attendant cette joute, il est à mon avis certain que ces élites en place qui réduisent tout à l'économisme vont tout faire pour que leur bras politique traditionnel conserve le pouvoir, dont celui d'écrire les lois, de les faire trancher par le juridique, de les faire appliquer au besoin par la force, comme on le voit tristement tous les jours aux nouvelles télévisées. Le juridique a ses limites, comme le souligne Georges A. Legault, professeur émérite de l'Université de Sherbrooke; le juridique dit la loi, tranche, coupe parfois la poire en deux, régule, mais il ne règle pas les conflits à leurs sources. On est loin du dialogue et de la médiation, termes qui de toute évidence ne sont pas dans le lexique de Line Beauchamp, ni dans celui du gouvernement qu'elle quitte. Et au lieu de s'en expliquer, elle aura tout fait et jusqu'au dernier filament de fiel de ses propos pour imposer son autorité espérant provoquer « un électrochoc », comprendre, ramener à la raison ces chefs étudiants impassibles et fous!
Nous sommes dorénavant dramatiquement avertis par le Premier ministre qui sort rarement de son légalisme à courte mèche mouillée « que la limite est atteinte ». Quel est le sens de cet avertissement, de cette menace en fait? Mâter par de force « s’il le faut » le mouvement étudiant qui aux yeux de Jean Charest est un groupuscule? Loi spéciale? Déviarger encore plus le climat pour vaincre le péril jeune en campagne électorale? Je n'espère surtout pas le pire!
M'est avis qu'il va falloir de toute façon user d'une lucidité vive comme l'éclair, lucidité qui n'a pas tout à fait le même sens que celui des Lucides à grands toupets. Disons : lucidité et unité.
12 mai 2012
Nez lit gant rouge
S'il était là parmi nous
se mêlant à la foule
avant de s'accrocher encore les pieds
dans la nuit de son squat
au Square St-Louis,
le coeur libre, dégivré enfin,
rire clair,
peut-être batterait-il des ailes
peut-être clamerait-il déclamerait
en grimpant dans les poteaux :
« Bohèmes écoliers, âmes vierges de luttes...»,
Ah! Que la grève a groové!
Ma vitre est un jardin de rêves
Ah! Le bonheur que j'ai, que j'ai...
se mêlant à la foule
avant de s'accrocher encore les pieds
dans la nuit de son squat
au Square St-Louis,
le coeur libre, dégivré enfin,
rire clair,
peut-être batterait-il des ailes
peut-être clamerait-il déclamerait
en grimpant dans les poteaux :
« Bohèmes écoliers, âmes vierges de luttes...»,
Ah! Que la grève a groové!
Ma vitre est un jardin de rêves
Ah! Le bonheur que j'ai, que j'ai...
S'abonner à :
Messages (Atom)