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31 août 2016

Urgence - Homa Hoodfar, prisonnière d'opinion en Iran


Homa Hoodfar, universitaire d'origine iranienne, citoyenne canadienne qui a également la citoyenneté et Irlandaise, croupit en prison à Téhéran depuis juin 2016. Sa santé est des plus préoccupante.  Sa vie est en danger. Son crime : avoir fomenté « des activités féministes »!  

Le Canada sous les Conservateurs a rompu en 2012 ses relations diplomatiques avec l'Iran. Cela ne facilite pas les interventions du gouvernement. Il faut être nombreux à appuyer la campagne d'Amnistie internationale qui exige des autorités iraniennes la libération immédiate de madame Hoodfar. 


09 mai 2016

Fort McMurray : tragédie collective


D'accord avec le commentaire de Gabriel Nadeau-Dubois entendu en ce lundi à Gravel le matin : essayer, en effet, de comprendre en quoi une telle tragédie naturelle n'est pas le fruit du hasard, sans bêtement jeter la pierre sur les milliers de personnes qui gagnent leur vie dans l'industrie du pétrole.

Le monstre fait rage actuellement sur plus de 2000 km carrés!

Photos du Journal de Montréal.

27 mai 2015

Sortir du pétrole

Élan québécois. M'est avis qu'il faut s'entraîner pour sortir du pétrole : toujours temps, toujours pressant pour celles, ceux qu'ils ne l'auraient pas encore fait de signer le manifeste Élan global.
Oui, mets ta vie!

 

10 septembre 2014

Il faut sortir de prison Raif Badawi!

Pas de maudit bon sens! S'il vous plaît, signez la pétition d'Amnistie Internationale.


MARIE-CHRISTINE BOUCHARD
La Tribune, 9 septembre 2014
(Sherbrooke) Très mauvaise nouvelle pour Raif Badawi: le Saoudien dont la femme et les trois jeunes enfants sont établis à Sherbrooke a vu son appel rejeté. Il n'a donc plus d'espoir pour lui d'échapper à sa peine imposée par le système judiciaire saoudien. Le prisonnier d'opinion devra donc passer 10 ans en prison, payer une amende de 300 000 $ et recevoir 1000 coups de fouet, en plus d'une interdiction de quitter le pays pendant les 10 années qui suivront la sentence.



«Maintenant que son appel a été rejeté, on craint beaucoup pour les coups de fouet étant donné qu'il n'y a plus de raison de les repousser», fait savoir Mireille Elchacar, agente de développement régional en Estrie pour Amnistie internationale.




Certains détails sont d'ailleurs maintenant connus concernant l'exécution de cette torture : les coups de fouet seront donnés par tranches de 50, sur la place publique, tous les vendredis après la prière du soir devant la mosquée.
«C'est totalement barbare! C'est une atteinte directe à la dignité humaine. La torture est toujours un acte totalement inexcusable, mais c'est encore plus aberrant dans le cas de Raif Badawi étant donné que c'est un prisonnier d'opinion. Il n'a connu aucun crime!» ajoute Mme Elchacar.
Rappelons que Raif Badawi a créé un site web, intitulé Free Saudi Liberals, dans le but d'ouvrir la discussion sur des sujets sociaux. Le père de famille de 30 ans a prôné l'ouverture face aux différentes religions dans un pays où seul l'islam est reconnu. «Il prône un discours d'ouverture. C'est comme ça qu'il a été arrêté... On l'a accusé d'insulter l'islam», explique Mireille Elchacar.
Mince consolation : il ne semble plus être question, du moins pour le moment, de juger Raif Badawi pour apostasie (avoir renié sa religion), un crime passible de la peine de mort ou de coups de fouet supplémentaires.
Mais en Arabie Saoudite, il faut se méfier. «Sa famille avait beaucoup d'espoir, car il y avait une tradition de gracier des prisonniers à la fin du ramadan, qui était le 27 juillet cette année. Or cette année, on a exécuté un prisonnier par jour pendant les deux semaines qui ont suivi le ramadan», rapporte Mme Elchacar.
«Nous ne laisserons pas tomber Raif. Nous continuons les campagnes pour réussir à le faire libérer.»

Ensaf Haider, l'épouse de Raif Badawi.... (Archives La Tribune) - image 3.0
Ensaf Haider, l'épouse de Raif Badawi.
ARCHIVES LA TRIBUNE
L'épouse de Raif Badawi, ainsi que leurs trois enfants de 7 à 10 ans, habitent à Sherbrooke depuis qu'ils ont été acceptés comme réfugiés au Canada puisqu'ils recevaient des menaces de mort dans leur pays d'origine.
Pour l'instant, son épouse ressent un «découragement total», fait savoir l'agente de développement d'Amnistie internationale.
«Nous ne laisserons pas tomber Raif. Nous continuons les campagnes pour réussir à le faire libérer. Savoir que nous continuons les démarches redonne espoir à sa famille», ajoute Mireille Elchacar.
Et ces démarchent redonnent aussi espoir à Raif Badawi. Emprisonné dans des conditions difficiles en Arabie saoudite, il réussit à parler à sa femme au téléphone une fois de temps en temps, et peut ainsi être informé de la mobilisation qui est en cours pour l'aider à retrouver sa liberté.
Amnistie internationale entend d'ailleurs organiser des activités en guise de soutien au Saoudien cet automne.