29 août 2019

Jean Royer, écrivain, poète en-allé

Très beau texte d’Odile Tremblay dans Le Devoir en hommage à Jean Royer, amant de la poésie, décédé le 4 juillet dernier.

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/561532/l-immortelle-poesie

Vif de feu soleil

Le réflecteur, c’est le nom que je donne au calendrier 2007 que m’avait alors gentiment offert Alain Brunet, ex-collègue et ami des Chaos publics. Quels seraient les signes à récapituler sur la page du mois d’août 2007, me suis-je demandé?  Vent d’août frôlant, dorant par en-dessous la procession des jardins en leur ultime élan. C’est jaune orangé avec des traces de miel; c’est vert picoté rouille forêt; c’est bariolé, jamais pareil dans le ciel bleu mauve gris... C’est toujours bien une saison chargée d’été, trop brève, qui passe en criant lapin. Vif de feu soleil est le temps des moissons qui s’annonce en frissons de grâces. À l’endos du calendrier, ces mots, justement, je crois que c’est de Cécile Cloutier :
« Brève, la vie, en son mouvement 
d’aubes et de ténèbres 
Brèves, les saisons qui mesurent notre présence »

Hier même, j’ai entendu des bernaches...
Ma mère Béatrice Favreau s’est envolée le 22 août 1995.

Dans le haut de la page, toujours celle du mois d’août 2007, il y a cet exergue d’une écrivaine de l’intériorité que j’aime :
« Aveuglée de silence dans le sommeil 
des herbes et de la terre
Je voyais frémir le lourd miracle du blé »
- Marie-Claire Blais 

Sur le même thème, Cécile Cloutier ajoute :
« À perte de paysage
Une brume de blé
Chaud
À tendance de voilure »

La fin août est une période de réjouissances dans ma petite famille adorée : ce sont les anniversaires de naissance de la belle Sarah, ma fille aînée, et de son fils, notre petit coco qui va avoir 4 ans!

Je suis des plus choyé d’être entouré de si magnifiques enfants!

Source : Poètes québécoises 2007, « Le temps fragmenté comme un très long voyage » (Élise Turcotte); calendrier publié en 2006 aux Éditions tout autrement, exemplaire numéro 1647 sur 2000. Illustrations et choix des poèmes au gré de l’ambiance des saisons par Hélène Dufour.

Photo jd.

15 juillet 2019

Dans le cœur du lys

Poudre magique, fébrile,
couleur ocre
bien prise sur l’établi
des premiers éclats clic
de ces fleurs-oiseaux oranges 
dans le cou de l’été enfin venu;
or, en haut vert, de beau matin,
de toute la talle des vieilles âmes des lys vivaces de l’Est,
la plus pressée d’accoster 
m’a eu par le regard, hum!
J’ai dit hum de vive voix;
je suis allé tout près d’elle,
« quand on aime
on a toujours 20 ans »,
me la mettre, 
l’humble,
sur la langue 
de l’intérieur 
de l’éternité
comme une 
aiguille
de pick-up.

C’est pour cela que ça joue fort
que ça dégrise la batterie des morts
que ça twist and shout 
dans le joli vent...

La première ne sera pas la dernière
« à espérer jusqu’au dernier soleil »

Photo jd., jardin de cambrousse d’Ely, 10 juillet 2019.

01 juillet 2019

Tous les oiseaux récompensé en France

J’ai vu ce printemps au FTA la remarquable pièce Tous les oiseaux de Wajdi Mouawad qui a remporté l’an dernier le Grand Prix de la critique en France.

Train de nuit et les hosties de robots!

Ça semble enfin le désert! Feedburner et ses robots ne ratissent plus ce blogue! Bon débarras! En tout cas, je n’ai pas saisi... Depuis plusieurs mois, comme des sauterelles venues d’une « région indéterminée », mais aussi largement de France et d’ Italie, mes statistiques ont littéralement explosées! C’était jusque-là un « succès » à mes yeux si une entrée était vue par 100 visiteurs, les blogues n’étant plus de saison.... Or avec ce Feed non sollicité, certains textes ont grimpé à 5000 visites! Les suceurs sur internet sont comme les voies de Dieu!

Yannick Rieu, M. Train et l’ouverture à la surprenance

Via Yannick Rieu qui, passant par Coltrane, dit en conclusion de cette entrevue au Devoir  du 29 juin autour de son spectacle au FIJM à la Cinquième salle : « […] l’art, c’est ça : s’oublier soi-même pour aller vers quelque chose qui nous dépasse ».  Je suis persuadé que Jean-François Malherbe aurait été heureux de lire pareil énoncé si proche de sa propre pensée, en particulier sa conception de la spiritualité vue comme ouverture à la surprenance, à ce qui nous dépasse.

https://www.ledevoir.com/culture/musique/557652/rieu-coltrane-et-la-liberte