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24 septembre 2019

Fabuleux Train de nuit Mistral

je ne saurais dire aujourd’hui où est rendu ce Train de nuit, au quai ou en voiture, chou chou en rails vers quelque part, réelle aventure artistique, festive et amicale autour de la nuit qui a fleuri en France, la vidéo que je viens de capter date de 2016. C’est bien l’fun. J’espère qu’il n’est pas rendu d’l’autre bord, avec Le P’tit train du Nord de Monsieur Leclerc. Quoiqu’ils ont pu se croiser dans « l’art chipel » des imaginations. 
Et en passant, « quelque part » est une parole sage de Ducharme, Réjean, que nous a fait connaître le talentueux gaspésien Patrice Michaud en l’insérant dans Kamikaze, une chanson populaire composée et interprétée par lui : 
« L’amour, ce n’est pas quelque chose, mais quelque part... »





22 décembre 2017

Entre les lignes pousse Latulippe

Latulippe aux parois de la création en train d'éclore, entre les lignes fignolées à la vieille presse se pose, puis s'oppose la vie brassions. Ha! J'ose une tige hurlante pour l'air du temps déloussé. Il faudrait que déboule comme un pirate mnémotechnique un message clair comme l'eau de rose à petites doses qui ruisselle, puis rigole de magie sur le dos hi han du Rocher Percé, vieux cheval qui boit, qui s'égraine, qui s'émiette, où s'accotent deux à deux, intenses et s'aimant, les fous de Bassan. Entre les lignes, qu'est-ce qui enclose en sus de l'art for those who guess who? Les fous nichent sur les falaises de l'Île Bagnorea. Ou bien se reposent sur le plateau. Lignes de battements à plumes d'encre blanche. Entre les lignes il n'y a plus de mots. Mais il y en a plus parfois. " Alors on danse ".

Le mouvement de l'air / The movement of air from Adrien M & Claire B on Vimeo.



Photo Jacques Desmarais, ïle Bonaventure, 16 septembre 2015.

15 octobre 2012

Feuille qui valse, qui ne veut pas mourir!


Chemin faisant dans un sentier presque secret à Sainte-Anne-des-Lacs, moment magique capté sur le vif. Vrai!

Vidéo : Jo.


09 août 2012

Du printemps à l'automne, on s'aime et l'on récolte!

Super belle vidéo de MADOC.  Donne pas du tout envie de voter « stratégique » !

Le Printemps québécois: Quand le peuple s'éveille... from Mario Jean on Vimeo.

 Le grand Manitou derrière ce projet est Mario Jean qui confie que « Ça a été beaucoup, beaucoup de travail. Mais c'est un travail que je me devais de faire, pour témoigner de cette précieuse et magnifique période de notre histoire que nous venons de vivre, ensemble. »

21 février 2010

19 février 2010

Passage chez Jack Kerouac

« I was just somebody else, some stranger, and my whole life was a haunted life, the life of a ghost. »
- Jack Kerouac












































Photo du haut et vidéo : Emman
Photos de On the road, The original scroll, p. 59 : jd>

10 février 2010

Hey June!

« Tous les risques que l'on prend...»

Euh, June sera du Slam PAT le 9 mars, c'est pas des farces, un brin de rap et de fraîcheur, je vous en reparle, j'vais avoir le temps. En attendant, à cette heure, je cherche une rime... June comme dans... une bonne petite toune! June comme dans talentueux!

09 février 2010

California dreaming

« Les petits noirs de 10 ans et demi
Jouent de la trompette électrique mieux que mes amis
Tout le long du long Pacifique
Leurs guitares mauves se balancent
En Californie
En Californie
In California »
- Charlebois

Les tireurs de joints qui s'éparpillent dans la nuit : toujours en demande en Californie!

31 janvier 2010

Bonjour là! Bonjour!

Bonjour - Paroles Rachid Taha
Hello Kitty, Bonjour violente femme
Bonjour Grace Kelly, Bonjour madame
Hello Superman, Bonjour
solitaire
Bonjour tous les jours tout à l'envers

(...)

Ola l'amour, Bonjour
la fontaine
Bonjour le dernier, Bonjour la graine
Bonjour
sur les fesses, Bonjour la neige
Ola le système, Bonjour
le revers

(...)

Hello Kitty, Bonjour
violente femme
Bonjour
Grace Kelly, Bonjour madame
Ola l'amour, Bonjour
la fontaine
Bonjour
le dernier, Bonjour la graine

(...)

Bonjour, Bonjour, Bonjour, Bonjour
Hello Kitty, Bonjour violente femme

Bonjour Grace Kelly, Bonjour madame
Hello Superman, Bonjour solitaire

Bonjour tous les jours, tout à l'envers
Ola l'amour, Bonjour la fontaine

Ola le système, Bonjour le revers.



20 novembre 2009

Sur la route de Kerouac, Lowell, Mass., novembre 2009



Sur la route de Kerouac l'homme à rencontrer s'appelle Roger Brunelle. Professeur à la retraite qui n'a pas la langue dans sa poche, père et grand'père, formé au Séminaire de Sherbrooke, il a porté la soutane comme Miron, a défroqué comme Miron, mais il est demeuré fidèle à lui-même, habité par la divinité, recouvert de lettres et d'un peu d'ombre, un être d'une profonde sensibilité à l'égard de son identité de Français d'Amérique. C'est assurément un petit frère de Kerouac. Un jour, il l'aura vu à trois pieds de lui à l'école où il enseignait, mais sans pouvoir lui parler... Kerouac était venu rencontrer les étudiants. Alors, l'admiration est un peu teintée de blues et c'est peut-être l'un des motifs qui le fait recenser, gratter, fouiller les lieux de Lowell qui furent redessinés par Ti-Jean dans ses histoires. De la même manière, il ne cesse de tirer les vers du nez aux quelques amis de Kerouac encore vivants. D'ailleurs, Roger parle pareil comme Kerouac, comme dans l'interview de Fernand Séguin au Sel de la semaine. Il faut l'avoir entendu dire : « Achale-moé pas! »

Il est vite devenu « notre Roger ».

Attention! Ce doux sauvage impeccablement franco-américain voit à travers vous via la beat influence!

Voyage mémorable à Lowell qu'il faut prononcer comme Noël.

http://jack-jackyboy.blogspot.ca/2009/11/sur-la-route-de-kerouac-lowell-mass.html





Le Vic's à l'angle de Aiken Ave & W. 6th St.
Roger, Randy, Françoys, Emmanuel alias Hugo. Dimanche matin, Roger Beat Brunelle accueille les pélerins au Vic's pour déjeuner.


La Mercury Sable de Roger



Jack Kerouac est né dans cette maison sise sur Lupine rd. La famille habitait à l'étage. Les Kerouac ont déménagé pas moins de 17 fois à Lowell!





La grotte, bordée par un chemin de croix en plein air, «l'endroit le plus sacré de Lowell».
C'est dans le bas de la montée que je ramassai un pot de terre pour El.

Juste ici, la terre. Sainte.




«I could hear it from the rocks in a groaning wush ululating with the water, sprawlsh, sprawlsh, oom, oom, zoooo, all night long the river says zooo, zooo, the stars are fixed in rooftops like ink. Merrimac, dark name, sported dark valleys : my Lowell had the great tress of antiquity in therocky north waving over lost arrowheads and Indian scalps, the pebbles on the slatecliff beach are full of hidden beads and were stepped on barefoot by Indians.» Dr Sax, p.8

La Merrimac









À gauche Steve Edington, le contact de Françoys (notre GO) grâce à qui la fabuleuse rencontre avec Roger fut possible. Au retour, Françoys lui a écrit ceci : « I really wanted to thank you for turning this literary pilgrimage that we had planned amongst ourselves into an unforgettable two days of discussing, driving around, sharing and Living Kerouac with such a generous, knowlegable and charming man as Roger. He has been really going all the way to make this the great experience we could never have imagined. Plus, he has been able to make us see it through his french-canadian eyes, which made it all the more interesting and personnal for us. We have told him our appreciation many times, but the next time that you talk to him, please tell him again how grateful we are for his time and how fun it was for us to spend the last two days with him. »


Sur la route de Kerouac. Si toutes les bonnes étoiles le veulent, nous reviendrons en octobre avec guitares & poésie pour la 4e édition du Lowell Celebrates Kerouac!




Photos & vidéo : Jacques Desmarais

18 novembre 2009

Slaid Cleaves : permis de séjour temporaire




« The voice of midnight comes
And spoken on its tongue:
Man's infinite concern »



Temporary


Fall down on your knees
Hear the whisper through the trees
No one's come to save you

Let fade the little lies
The sentimental cries
Behold what nature gave you

All you see
Every love and every dream
Temporary
As the morning dew will turn to steam

Battered by the years
We'll quit this vale of tears
And leave the world to turn

The voice of midnight comes
And spoken on its tongue:
Man's infinite concern

All you see
Every joy and every sting
Temporary
As the blooming of the rose in spring

Live well and learn to die
Soon in the dust you'll lie
With everything you know

Cruel death will not spare
The wise, the young or fair
Let us drain this cup of woe

All you see
Every thing and every friend
Temporary
A love you thought would never end

Every love and every dream
And every joy and every sting
Temporary
The lullaby your mother would sing.

- Merci Slaid. Tks Mr. Cleaves.

06 novembre 2009

Sauvage est le vent, my love!


Tu m'as touché d'aplomb!
Aime-moi, aime-moi,
Aime-moi donc
tord brûle de tord sacs!
Laisse-moi flyer loin
avec toi
sur les ailes du vent
Tu es ma vie
Tu es mon printemps
Tu me frôles
j'entends les mandolines
et le bruissement des feuilles
Nous sommes les enfants du vent
et sauvage est le vent
Tu m'embrasses
et je reviens au monde
Aime-moi, aime-moi
embrasse-moi encore
j'ai soif de toi
mon amour est comme le vent qui claque
Sauvage est le vent!
Sauvage est le vent!




Wild Is the Wind

Love me, love me, love me, love me,
say you do
Let me fly away with you
For my love is like the wind,
and wild is the wind
Wild is the wind
Give me more
Than one caress
Satisfy this
Hungriness
Let the wind
Blow through your heart
For wild is the wind

You touch me, I hear the sound of mandolins
You kiss me
With your kiss my life begins
You're spring to me, all things to me
Don't you know you're life, itself!

Like the leaf clings to the tree,
Oh, my darling, cling to me
For we're like creatures in the wind,
and wild is the wind

Wild is the wind

Wild is the wind

Wild is the wind

wild is the wind

- Dimitri Tiompkin / Ned Washington.


Version Bowie (1981)

Version originale Johnny Mathis (1957)

Version superbe chaude et triste de Cat Power (The Covers Record - 2000)



30 octobre 2009

Jack on the road lui-même



Salmigondis Jack Kerouac :

The Brooklyn Bridge Blues de Jack Kerouac lu par Allen Ginsberg, New York, 6 juin 1995)

Ginsberg & Cassidy

On Cassidy On avec la famille Cassidy (très bon document).

Kerouac à bord - très court vestige d'une interview à CBC (1959).

24 octobre 2009

Ça fait vouloir brailler un tit brin...

Ah! ma « belle » Lwizyàn...


Amédé, Bois Sec, Chris Ardoin... Dans le désordre et la filiation des Ardoin et des bancs de sable créoles où un jour j'ai dû pousser le char du gars qui m'avait ramasser su'l'pouce en revenant de Grand Isle où j'avions été campé aux quatres vents...

Grand Isle Park - Louisiana Life


Pris comme dans un banc de neige, pire en fait...
Ça vous donne une grande soif d'éternité bienveillante!

Mais, ô, tabarnaque!
La mémoire est comme la vie : heureuse et remplie de chagrin.





13 octobre 2009

Parent : sa Gaspésie

Ça passait à la radio, j'ai fait du pouce, sorti l'harmonica de ma poche... Excuse-moi, Kevin, de te massacrer ça.

So nice country song!

Au demeurant, il y a beaucoup d'harmonica sur ce nouvel album du gars de Nouvelle qui sort aujourd'hui.

30 septembre 2009

Carnets pelés 28 - Septembre en sa tournure

« En ce jour de deuil ensoleillé, il y eut des moments que je ne suis pas prête d’oublier. Je me souviendrai de cette fin septembre de 2009 »
- Claude E. Larousse


Tétreaultville, 30 septembre 2009

Je travaille comme un défoncé. On m'en voudra un jour de me laisser exploiter de la sorte. Lucky m'en veut déjà de ne pas le promener à sa guise. Nous revenons, là, d'un tour de carré. Pour lui, c'est la chasse éternelle. Après, le dodo. J'aimerais ça être un chien chez moi. J'ai cueilli mon courrier passé 23 h. Je ne suis pas pour vous raconter ma vie! Mais j'avais une lettre d'une amie de douce accoutumance qui a inséré une découpure de journal qui m'apprend que Leonard Cohen s'est évanoui sur scène en Espagne, le 18 septembre dernier, alors qu'il interprétait Bird on the wire.


Rue St-Denis, le 3 septembre 2009

Je bosse avec Alain Brunet depuis un quart de siècle. Lui et sa blonde Guylaine (que j'adore) sont des amis d'Armand Vaillancourt. Ils étaient au St-Sulpice avec le tout-Montréal. En tirant cette photo du gaillard avec Desjardins, Alain s'est dit : celle-là, c'est pour Desmarais.

Photo Alain Brunet.


Place Ville-Marie, 29 septembre 2009

Les terrasses sur McGill Collège sont désertes ce soir. J' comprends! C'est humide et noir. C'est radicalement l'automne qui digresse sur le flanc sauvage du Mont-Royal. Hier encore, il y avait du monde.


Tétraulville, 5 septembre 2009

Il fait encore un soleil de miel. La luminosité de septembre instaure le beau grand slow final de l'été avec ses floraisons. Ce n'est pas encore la rentrée dedans! Patch, le vieux matou de ruelle qui déteste se faire minoucher roupille avec Noé. Rêves d'oiseaux dans la cour tranquille des petits.

Lac Peasley, 11 septembre 2005

L'étang coule tranquille par un ciel gris mauve. Comme le glouglou de l'eau, le chant désormais un peu voilé des oiseaux signale tout de même encore l'essentiel parmi tous les signaux épars. Chacun aux alentours, néanmoins, glisse, se laisse comme empailler à petites lampées par l'automne qui finira bien par figer la salive dans la bouche. Je dis cela pour faire diversion.


Place d'Armes, 1er septembre 2006

L'ai-je noté auparavant? J'ai entamé sur le blogue une nouvelle série de textes que j'intitule Carnets pelés. Depuis 1997, année où j'ai commencé à griffonner lors des trajets en métro dans ces petits carnets " Pupitre " de Clairefontaine, c'est la première fois que je les relis. Je repique des passages, je les retravaille un peu, je souligne les vraies dates et les lieux dans le plus strict désordre chronologique. Je ne me limite pas strictement à ces carnets. C'est très amusant à faire. Toutefois, il faut gratter pour dégourdir l'anecdote et passer outre les inutiles entrées en matière, la gêne de l'écriture.


Cuisine, au comptoir, 7 septembre 1986

Zoom sur la feuille déguisée en banjo : la liberté, la liberté! Je ne peux pas y penser en silence, tout seul, juste pour moé... Laliberté, c'était un de mes chums à Bonsecours.


Salon, 21 septembre 1986

La chanson puise dans le verger aux cambrures primitives. Ma main cherche ton sein.


Jardin du Complexe Guy-Favreau, 30 septembre...

Pendant la courte pause de l'après-midi, je suis adossé contre Samothrace, version Vaillancourt. C'est toujours à cet endroit que je purge ma peine.


Salmigondis, 6 septembre 2005, avec une légère retouche

En 1974-1975, alors que j'étais "French teacher" dans une école primaire du Sud de la Louisiane, à Franklin, sur le bayou Teche, je me suis rendu autant de fois que j'ai pu à la Nouvelle-Orléans. Bien avant Montréal, c'est la première grande ville que j'ai connue. Mes humbles moyens de jeune voyageur de l'époque me confinaient le plus souvent à la marche. J'ai néanmoins tenu à sortir de la toile bigarrée et tonitruante du French Quarter. Ainsi, il m'est arrivé de monter dans des autobus bondés sans connaître à l'avance le parcours. Loin des touristes, je me suis promené, quel privilège, dans les faubourgs populaires de la ville en observant le peuple de la Nouvelle-Orléans. L'image des gens avec leurs paquets, leur marmaille, avec chacun un morceau de téléroman ambulant, allant, venant dans ces quartiers où persiste, on dirait, une odeur de sucre venue du Mississipi ou de la mémoire des aigrettes, là où les maisonnettes sont défraîchies par la chaleur cuisante et le manque flagrant de moyens... Tous ces flashs incisifs me sont très chers et se catalysent à chaque fois que, d'aventure, un Louis Amrstrong, un Bob Moover reprend la très mélancolique Do you know what it means to miss New Orleans. Dire comment j'ai été bouleversé à la suite de Katrina, ce Monstre Ouragan qui a emporté âmes, toits et lieux!