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24 septembre 2019

Marie-Claire Blais dans l’underground américain

Substantielle présentation dans The New Yorker du 16 septembre 2019 de l’œuvre de Marie-Claire Blais, finement tournée en vue d’attirer à la lecture le public des Etats-Unis, pays où vit, pense, écrit l’auteure de Tête Blanche, récit qui me subjugua à 16 ans. En ce moment, je suis dans la tête de Geneviève, un des personnages de Les nuits de l’Underground. Je suis loin d’être à jour. Je me rappelle toujours avec émotion avoir vu sur scène Marie-Claire Blais à la Nuit de la poésie de 1991. Elle parla de la guerre en cours « dans la chambre d’à-côté ».
Pasha Malla : « The French-Canadian novelist—who has lived in Florida for decades—has been writing brilliant, original fiction for more than half a century ».
https://www.newyorker.com/books/under-review/will-american-readers-ever-catch-on-to-marie-claire-blais

En rappel, je signale également un entretien à Radio-Canada avec Michel Désautels à son émission  dominicale du 21 janvier 2018 : L’Amérique et ses soifs selon Marie-Claire Blais.

29 août 2019

10 mai 2019

VLB, l’immense, en 1997

Rétroviseur pour viser mieux l’aujourd’hui. On pige dans les lettres.
Ci-joint le lien de Lettres Québécoises, via la plateforme d’Érudit, donnant à lire un compte-rendu sur « Les chroniques du pays natal  malaisé » de Victor-Lévy Beaulieu (Œuvres complètes, Tome II, 1996). Le compte-rendu dans la revue est de Frédéric Martin et date de 1997. Voici la référence :
Martin, F. (1997). Compte-rendu. Lettres québécoises, 88, 46-46.
https://www.erudit.org/fr/revues/lq/1997-n88-lq1182101/39289ac.pdf

24 avril 2019

De bloque à bloques, ces revenants

Ouais! Réflexion sur le réflexe (cela se peut!) de l’écriture presque live qui me rejoint beaucoup. Sans nostalgie. Que sont mes amis blogueurs devenus que j’avais de si près tenus? Les Mistral, Louve, SuperK, Folco, Cholette et compagnie? Le mien, mon Train de nuit (https://jack-jackyboy.blogspot.com/), perdure, mais la gare est déserte. Il y a peu, le robot Feedburner sur Blogger est venu tout copier et fait faussement exploser quotidiennement mes stats. Pis, en effet, nous sommes tous sur Facebook, l’ogre du flux qui avale tout. Qui efface tout dans la seconde qui suit. Comme dirait Félix dans L’encan : I’ll take it.  Comme dirait à la suite le grand Jacques : au suivant! C’est pas sérieux mon amour. Mais néanmoins, un diamant s’affirme : l’onde. L’onde à la puissance cantique.
Merci, Mahigan Lepage, de penser à cela.

05 avril 2019

Yves Préfontaine, poète en-allé

J’ai un souvenir impérissable d’une envolée de Yves Préfontaine. C’était précisément le vendredi, 9 juillet 1976. Je résidais à Sherbrooke à l’époque, ville de Préfontaine également, j’avais pris en cette fin de journée l’autobus, destination Montréal, en vue d’assister à l’une des cinq soirées de lectures de poésie au Théâtre de Verdure du Parc Lafontaine; lectures mémorables de la série Solstice de la poésie québécoise (Gaëtan Dostie et Pierre Morency en étaient les initiateurs), dans le cadre du programme des arts et culture du Comité organisateur des Jeux olympiques. J’avais flashé pour la soirée « Le pays rapaillé ». La liste des poètes au programme ce soir-là? Tous des étoiles : Gaston Miron, Paul-Marie Lapointe, Roland Giguère, Gatien Lapointe, Pierre Perreault, Gilles Hénault, Maurice Beaulieu, Claude Haeffely, Alain Horic, Guy Robert. Et bien sûr : Yves Préfontaine. Ce dernier m’aura particulièrement touché dans une envolée extraordinaire, lumineuse et ligneuse de noire grande bande terrestre vivace. N’en déplaise aux néo-duplessistes, Préfontaine a dit avec sérieux, avec une telle réjouissance qu’à la place de la fleur de lys sur le drapeau québécois, c’est l’épinette noire qu’on devrait voir pour y figurer fidèlement ce qu’est ce pays des grands bouts de temps. Je reste pour ma part profondément en accord avec cette vision. Merci, Yves Préfontaine. Mes condoléances à ses proches, dont Ève Préfontaine.

Décès du poète Yves Préfontaine, Le Devoir, 4 avril 2019

23 octobre 2018

Gilles Vigneault, comme un chêne

Le grand Gilles Vigneault est entré dans son octave d’anniversaire à l’approche de ses 90 automnes le 27 octobre prochain. Radio-Canada (Ici Première) rediffuse en ce moment les épisodes de l’excellente et très émouvante série documentaire de Francis Legault, « Pendant que...», narrée par Geneviève Bujold. Mais aussi, ce matin, en première page du Devoir, photo à l’appui de Jacques Nadeau, on trouve l’entrevue avec le chantre, « le plus philosophe des juke-box », qu’a faite Dominic Tardif. C’est juste et « profond comme au large de l’Île ».

https://www.ledevoir.com/lire/539624/l-inebranlable-foi-en-l-autre-de-gilles-vigneault

Pendant que... Gilles Vigneault, documentaire radio


31 janvier 2018

Entendre l'herbe pousser

Le passage de Mathieu Bélisle à C'est fou dimanche dernier, substantiel! Inspirant! J'ai écouté l'émission à deux reprises. Peut-être qu'avec l'âge, je parle de mon grand âge, le sentiment de prendre sa retraite de tout (toute!) presse le pas alors qu'il reste toujours tant à faire en notre permis temporaire de séjour pour mettre sa vie en ordre, sa vie ordinaire... Une des références clé de l'auteur de Bienvenue au pays de la vie ordinaire (Leméac, 2017) est Les sources du moi de Charles Taylor (tr. Charlotte Melançon, Boréal, éd. 2003, 712 pages). Ouvrage majeur, en effet, sur l'identité moderne et ses complexités certaines. Sauf erreur, le barbare pour les Anciens était le nom donné à celui qui ne parlait pas la même langue. Aujourd'hui, l'étranger, c'est l'homme de partout, chante Pauline Julien. Il s'adonne que je suis en train de lire cet essai d'une grande rigueur de Taylor. Les inquiets de l'identité gagneraient à s'y mettre aussi! Par ailleurs, lors d'un segment d'archive de l'émission, le sociologue et militant Jean Ziegler cite une phrase superbe de Karl Marx que je ne connaissais pas et que j'entends très bien telle une flamme tenace, malgré tout, visant la jeunesse du monde, sa transformation, mais ne dédaignant pas le goût tout aussi obstiné de la contemplation active, ce qui à mon humble avis implique aussi un grand grand bol d'air libre d'herméneutique : " Le révolutionnaire doit être capable d'entendre l'herbe pousser. " (Lettre à Joseph Way Demeyer, 1852).

C'est fou, 28 janvier 201