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24 septembre 2019

Fabuleux Train de nuit Mistral

je ne saurais dire aujourd’hui où est rendu ce Train de nuit, au quai ou en voiture, chou chou en rails vers quelque part, réelle aventure artistique, festive et amicale autour de la nuit qui a fleuri en France, la vidéo que je viens de capter date de 2016. C’est bien l’fun. J’espère qu’il n’est pas rendu d’l’autre bord, avec Le P’tit train du Nord de Monsieur Leclerc. Quoiqu’ils ont pu se croiser dans « l’art chipel » des imaginations. 
Et en passant, « quelque part » est une parole sage de Ducharme, Réjean, que nous a fait connaître le talentueux gaspésien Patrice Michaud en l’insérant dans Kamikaze, une chanson populaire composée et interprétée par lui : 
« L’amour, ce n’est pas quelque chose, mais quelque part... »





18 août 2017

Saint-Malo ----- Gaspé, la faute à Jacques Cartier!

La toujours très belle plume de Monique Durand dans Le Devoir en date du 12 août 2017 donnant à lire le dernier d'une série de six textes sur les " Parentés atlantiques " dans le cadre du 375e de Montréal. Un dernier texte qui remonte au début avec ce marin de Saint-Malo, kidnappeur d'Indiens, ayant poussé l'audace vers le su...
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/505545/parentes-atlantiques-parti-de-saint-malo-jacques-cartier-devait-decouvrir-iles-et-pays-puis-le-passage-vers-l-asie

08 avril 2017

02 avril 2017

Le Front national au pouvoir, eh misère!

Reportage diffusé ce matin sur RC à Désaultels le dimanche sur à gestion municipale du FN au pouvoir dans 11 municipalités en France. C'est pas très gai!

Le cas de Fréjus est à faire dresser les cheveux sur la tête.

28 mars 2017

Alain Denault : De quoi Total est-elle la somme?

Alain Denault se trouvait aujourd'hui au micro Plus on est de fous plus on lit. Dans son plus récent essai, De quoi Total est-elle la somme? (Écosociété), le philosophe pose la question des rapports des multinationales au droit. Le cas de la société française Total aux actionnaires apatrides parmi lesquels se trouve la famille de Paul Desmarais constitue un cas d'école pour comprendre le sens de la légalité de vitrine des multinationales en général et comment s'exprime chez elles l'énoncé hypocrite suivant : Nous ne faisons pas de politique. !!!

La réalité est plutôt que les entreprises pétrolières (de nos jours largement diversifiées en produits financiers, agroalimentaires, informatiques...) font la pluie et le beau temps avec les États reconvertis en certains cas en enveloppes juridiques cousues-main en fonction des  intérêts tentaculaires, oligopolistiques de ces structures massives de pouvoir qui surplombent par la corruption, la peur, le chantage économique, les accointances politiques...

Total est puissante aussi au Canada. Elle est engagée dans l'exploitation des sales sables bitumineux, plus sales que le charbon de l'affreux Président Trump! Les accointances prennent ainsi ce drôle de chemin : la Caisse de dépôt, le bas de laine des Québécois, dirigée par un ami de la famille Desmarais, a investi dans les infrastructures du pétrole sale 5.4 milliards de l'argent des contribuables,  soit 14 % du portefeuille. Or ce pétrole n'est exportable que si l'on creuse des pipelines. D'où la vive contestation au Quebec du projet d'Énergie Est.

À la suite de l'engagement du Canada sur le climat signé à Paris l'an dernier, si le gouvernement libéral de Justin Trudeau était rigoureux nous laisserions dans les sables 85 % du pétrole qui s'y trouve. Mais nous ne sommes pas rigoureux, déplore en substance avec raison et avec urgence Alain Denault.

À partir de 13 h 24 :
http://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/plus-on-est-de-fous-plus-on-lit

02 décembre 2016

Retourner à Uzeste en 2016

Je n'ai pas encore lu ce texte d'une cinquantaine de pages de Jean Paul Damaggio, Revenir d'Uzeste en 1986, qu'il offre à lire en accès libre sur le blogue des Éditions de la Brochure. Mais je le ferai, c'est garanti, afin de suivre les deux personnages, Testa Cassé et le lecteur que tu es, parce que l'auteur que j'aime depuis plus de quarante ans avec force échos de nos tribulations louisianaises, il dit que c'est par l'écriture de ce récit de 1986 qu'il a trouvé sa voix et celles, prolifiques, qu'il a voulu répercuter depuis et jusqu'à aujourd'hui avec courage et fraternité. Ça résonne du métier d'instituteur, mais avant, l'enfant, tous les enfants « et leurs souffrances », écrit-il, puis l'ordinaire familial, familier, local, l'ordinaire militant, les signaux emblématiques de vie dans les recettes de soupe maison, et ça regarde loin, ça mijote moûts itinéraires avec radar persistant sur au moins trois continents. Sans jamais oublier de retourner parfois en Italie, peut-être plus souvent en Espagne, passant par la Côte Vermeille, Collioure et vive la vie!

Note


Testa Casé. Me fait tout de suite rappeler le nom de Questa dans Le Nez qui vogue, roman de grand air à la Villon de Ducharme. Il faudrait que je vérifie l'orthographe. Et mes intuitions. Peu importe, je vole-colle drette là, ça résume tellement bien l'ambiance du pauvre gars tout seul dans son coin avec son chien qui est mort : Questa Cassé. Ciboire!


14 novembre 2016

Les affres de Marine Prison

Je reprends. Une correspondante me parle de « célébration du réel au-dessus des affres ». Je vote pour ça. Mais, les affres! Il y a longtemps que je n'avais pas lu ce mot soutenu qui viendrait de la langue d'oc, mais c'est touffu et chassé-croisé jusqu'aux racines wisigothes. En tout cas, ça sonne et ça goûte, me semble-t-il, bien plus noir que ses dérivés : affreux, affreusement. Âcre, amer, horrible; transe d'épouvante; effroi, angoisse, dénuement, punition, rejet, cachot; regard interdit, espèce de sans dessin, qui te momifie en statue de sel comme la femme de Loth dont on ne sait pas le nom et qui a sans doute beaucoup pleuré. Sauf quelques exceptions en poésie, le mot ne s'utilise plus guère qu’au pluriel depuis le 17e siècle. Un malheur n’arrive jamais seul. Les affres de la maladie, de la faim, du doute, du désespoir. Les affres du monde. Les affres de l'amour. En tout cas.

Voilà qu'en douce France, Marine Le Pen ne perd pas une seconde. Suivant mot à mot son champion démagogue étatsunien, elle vient de déclarer dans une assemblée que l'objectif de son parti est de redonner à la France sa grandeur!

Les affres de l'obscénité.

29 août 2016

Tranche de vie sur le vif

Je me permets de reprendre ici afin d'en suggérer la lecture le beau texte plein d'humanité d'Annette Merle-Borgniet publié récemment sur son blogue à la suite d'échanges spontanés au cours d'un bref trajet en autobus à Toulon.

Aujourd'hui, dans le bus.

26 août 2016 ligne 15
11 heures, à l’arrêt du bus qui jouxte l’église intégriste de Toulon. Celle d’où sortent, le dimanche des familles nombreuses attendrissantes, shorts longs, jupes plissées, polos clairs et souliers plats. Mais ce n’est pas le sujet.
Montent, dans l’ordre, une fluette septuagénaire, un peu fatiguée, une maghrébine, le foulard sur la tête, qui discutait avec elle sur le banc, une sympathique retraitée bien coiffée, et moi.
Les deux continuent leur conversation : « Partout il y a des dangers, des fous ; moi, je vais quand même à Carrefour, si je dois mourir, Inch Allah «. On a reconnu la musulmane. On va connaître son prénom : Aïcha.
Sa voisine : « Oui, les religions… »
La dame bien coiffée : « A Nice, trente musulmans parmi les victimes »
Aïcha : « Moi, ma religion, elle dit qu’on doit aimer les autres «
La dame bien coiffée : » Les religions, se méfier ; la religion catholique, ça a été aussi la guerre et la violence «
Aïcha se décide : « Moi, dans le bus un homme m’a dit de retourner chez moi. »
Moi : « Madame, vous avez le droit de porter plainte »
Aïcha : « Je ne veux pas d’histoires, et puis le chauffeur l’a fait descendre ».
A ce moment le conducteur se retourne et lui dit : » Il a bien fait ; moi, j’aurais fait pareil. On ne doit pas supporter ça »
La dame bien coiffée : « Nous, en 68, on était pour la liberté de porter ce que l’on voulait, et de se débarrasser des soutifs… »
Elle ajoute : « On était politisé. Maintenant, les jeunes, à commencer par ma fille chérie… »
Aïcha : « Ah, les jeunes, ils ne veulent pas travailler ; mais ils prennent les sous. On devrait les faire travailler pour ce qu’on leur donne. «
Comme quoi, Aïcha est vraiment intégrée.
Commentaire de sa voisine, à la descente du bus : » Je la connais bien, Aïcha, elle travaillait à l’hôpital. Avec elle on ne s’ennuie jamais. »
La dame bien coiffée, s’adressant à moi : « Vraiment, ça fait du bien de parler. Parler, c’est vivre. »
Moi : « Comme dit Claude Halmos »
Elle : « J’aime beaucoup Claude Halmos. Et puis, elle met en garde contre l’enfant-roi. » (Message pour la fille chérie et ses rejetons.)
J’avais bien fait de prendre le bus 15. »

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27 juin 2016

Philippe Soupault vu par Bertrand Tavernier


Merci à Normand Baillargeon d'avoir partagé sur sa page FB ce document majeur qui date de 1982 avec Soupault. Dès les premières minutes de l'entretien, il est rappelé que l'impulsion des jeunes poètes de l'époque (Soupault, Breton, Aragon...) à créer le mouvement du surréalisme est liée au dégoût profond de la boucherie de 14-18. « Le surréalisme est né de la guerre », nous dit avec justesse le témoin Philippe Soupault. 

Le premier texte qui ouvre la fenêtre du surréalisme a été Les champs magnétiques dont les premières tranches ont paru dans la revue Littérature en 1919.

En passant, il s'adonne que la même année où été réalisée cette entrevue de fond avec Soupault, soit 1982, le manuscrit original des premières campagnes d'écriture des Champs magnétiques a été retrouvé. Tout comme le rouleau de On the road de Kerouac qui ne s'est pas terminé d'une seule flippe en 15 jours, il s'avère que ce texte fondateur du surréalisme a bénéficié de corrections, de reformulations et d'un travail scriptural. Comme le souligne Stéphanie Parent dans un article d'un cahier Figura (2001), ce paradoxe de l'écriture automatique n'enlève rien au labourage essentiel, au bardassage inouï de l'écriture («pépites d'inépuisable subversion» pour dire comme Paul Chamberland) provoqué par ces écrivains du début du XXe.




22 mars 2016

Visiteuses dépareillée de la France

 Les semaines se suivent, mais ne se ressemblent pas!  

Il y a d'abord eu dans le courant de la semaine du 13 mars la visite de madame Christiane Taubira venue au Québec porter son message hautement éthique et inspirant de Murmure à la jeunesse (Philippe Rey, 2016, 94 pages), livre rédigé au lendemain des attentats de Paris du 13 novembre 2015.  Elle fut acclamée par les jeunes qui l'avaient invitée, comme en témoigne ce papier de Lisa-Marie Gervais  au journal Le Devoir : Christiane Taubira, Une femme sans compromis

Puis, en ce moment, c'est Marine Le Pen qui est dans nos pauvres parages aveuglés.  Elle est venue nous prévenir et nous donner généreusement sa leçon!

Or, hier soir au Gala du Cinéma Québécois, Patricio Henriquez (récipiendaire du prix du meilleur long métrage documentaire pour Ouïghours, prisonniers de l’absurde) a fait lever la salle en improvisant des mots de bienvenue à la grande cheftaine. Magnifique! (Voir l'extrait de la vidéo sur la page FB de A 'salam Alaikom Québec). 
Gala du Cinéma Québécois: Patricio Henriquez sur la visite de Marine LePen.  "Elle se promène à droite...et à droite."  Merci Monsieur Henriquez 󾮞󾮞󾮞
Posté par A'salam Alaikom Québec sur 20 mars 2016
 C'est aussi repris par un journal télévisé français. : 


10 janvier 2016

Alors, je danse!

France. Triste.
Salle mine qu'on dit. 
Salmigondis.
Il y a de quoi. Kiss.
En commentaires sur Train de nuit, Anneaux Nîmes me fait connaître les pas de tous de Nadia Valori-Gauthier. Je danse comme je manifeste, nous dit-elle doucement. Alors, je danse, répondrait sans doute un Jean-Paul Daoust toujours si bravement personnel. Un bon jour, en septembre 2013 à Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent, Ode dansante fut interprétée par Yann Perreau, autre super spoutnik dansant increvable.
Alors, chère France, Mademoiselle,
voulez-vous danser ?
Oui, Monsieur, je veux bien danser
la bastringue, la bastringue.
Oui, Monsieur, je veux bien danser
La bastringue si vous voulez.
« [...]
Je danse
Seul
Avec la beauté d'un ciel grandiose
Je danse
Je tombe en transe
Je danse pour moi
Je suis Tarzan emmitouflé dans ses lianes
Je danse pour moi
Je m'offre en cadeau
Je me déballe
En criant oh! que c'est beau!
Je danse je danse et je danse
Je danse
La joie d'être vivant »
- Jean-Paul Daoust, Ode dansante, Plus on est de fous, plus on lit, Radio-Canada, 28/09/2012.






Une minute de danse par jour /sélection d'extraits de danses from Nadia Vadori-Gauthier on Vimeo.

16 décembre 2015

Belle

J'aime beaucoup le groupe folk Moriarty (France) — clin d'oeil à Kerouac — découvert chez mes amis Josette et Benoit à Montauban en 2009. Le groupe a repris en français (trop rare à mon goût dans leur répertoire) la chanson Belle tirée de la branche créole-cajune louisianaise. C'est très très joli. Leur interprétation se trouve également sur leur album Fugitives (2014).

L'enregistrement original de cette chanson composée et interprétée par Mr Bornu a été fait par John et Alan Lomax en 1934. Les Lomax père et fils sont des folkloristes et musicologues marquants originaires du Texas.

On constate bien qu'à l'instar des Québécois, les Cajuns disent  aussi « mon char » pour parler de leur automobile. 



Belle
Si j'ai une belle ici, belle
c'est par rapport à toi, belle
Si j'ai une belle ici, belle
c'est par rapport à toi, belle

J'ai pris mon char ici, belle
Pour m'en aller au Texas, belle
J'ai pris mon char ici, belle
Pour m'en aller au Texas, belle

Ca faisait juste trois jours, belle
Que j'étais là-bas, belle
J'ai reçu une lettre de toi, belle
que t'étais bien malade, belle

Que t'étais bien malade, belle
En danger de mourir, belle
Que t'étais bien malade, belle
En danger de mourir, belle

J'ai pris mon char encore, belle
Pour m'en retourner vers toi, belle
J'ai pris mon char encore, belle
Pour m'en retourner vers toi, belle 


Quand j'arrivais à toi, belle
T'étais sans connaissance, belle
[...] 



30 novembre 2015

Magyd Cheffi : Carnage


Marie-France, une amie d'Angeville en France, m'a communiqué l'autre jour par courriel ce texte intitulé Carnage, de la main de Magyd Cherfi, poète, chanteur, acteur, membre de l'irrésistible groupe toulousain Zebda qui a passé au Québec à l'été 2015 :
«Il y a des jours comme ça où on aime la France, où on a envie de chanter la Marseillaise, envie d’être tricolore comme un supporter insupportable. Il y a des jours où on se reproche de pas être assez français. Des jours où on voudrait s’appeler Dupont quand on s’appelle Magyd. Suis-je toqué ? Suis-je choqué ? Oui je laisse se répandre la douleur en mon cœur et reposer ma tête percutée de plein fouet.
C’était un carnage et c’est mon jour de baptême, je deviens solennellement français, c’est dit. Je promets devant le fronton des mairies d’aimer la France pour le pire et le meilleur, de la protéger, de la chérir jusqu’au dernier souffle. Suis-je sonné ? Miné ? Je nais.
Il y a des jours comme ça où même anar on porte un drapeau parce que c’est tout ce qui reste à brandir après l’embrasement et il est bleu blanc rouge. Il y a des jours où on aime ce pays même quand il a tort, même quand il se trompe parce qu’il est nous jusque dans les entrailles.
Des jours comme ça où on aime ce pays, ses hameaux, ses villages, ses monuments aux morts. Des jours où on regrette de pas la ménager la vieille dame aux quatre cent fromages.
Des jours où on préfère la justice à sa propre mère, des jours où on est à l’envers. Des jours qui dépassent nos propres idéaux de liberté, d’égalité, de fraternité. Des jours plus forts que la vie et c’est des jours de mort.
C’est vrai, des jours comme ça où on reprocherait à Renaud, Ferré, Brassens d’avoir aimé que la France et pas assez la patrie. Des jours où on voudrait être patriote sans attendre qu’un danger nous guette. Avant le sang, avant le feu.
On devrait avoir envie de sauver la France avant les signaux d’alerte, avant que la mort ne vienne exhaler son odeur dégueulasse. Allez ! Prenons les armes et sauvons ce trésor qui est la république et même la nation. Il y a des jours comme ça où on est de droite, de gauche, de tous les bords tant qu’ils respectent le droit de pas être d’accord. On envie ce pays d’autant tolérer d’avis contraires, d’idées extrêmes et nauséabondes.
Des jours comme ça où on mesure l’état de droit, la liberté, le combat pour la laïcité qu’elle que soit sa maladresse. D’assumer les débats foireux de l’identité nationale, de dire oui à la France quelle qu’elle soit, de tout assumer, Pétain et Jean Moulin, le lâche et le héros, l’orfèvre et le bourrin, l’étroit comme l’iconoclaste ? Des jours où Finkielkraut est un enfant de cœur, où le front national n’est qu’un adversaire de jeu.
Il y a des jours à lire Houellebecq pas pour ce qu’il écrit mais parce qu’il a peur ! Des jours à écouter Zemmour, Morano et Delon et la cohorte des dépités parce qu’ils perdent la boule. Des jours comme ça où on veut s’acheter deux sapins, un pour la tradition, l’autre pour l’effort de porter ce pays qui essaie en trois mots de nous faire une place.
Des jours où on veut manger des crêpes à mardi gras et à Pâques du chocolat.
Des jours où même noir ou même musulman, on veut bien que nos ancêtres soient gaulois.
Des jours comme ça où on s’incline devant la tombe du soldat inconnu, où on rechigne pas à la minute de silence. Des jours de fleurs pour tous les « morts pour la patrie » et qu’ils le soient au front ou à l’arrière salle d’un restaurant. Des jours où on choisit son camp parce qu’il y en a pas d’autres.
Des jours où on applaudit à tout rompre les uniformes, tous les gardiens de la paix, les paras et les flics. Ce jour là on aime les français quels qu’ils soient. Des jours, mais il y en aura d’autres.»

14 novembre 2015

Solidarité avec le peuple français

C'est triste en maudit et je n'ai que de pauvres mots à partager. Mes pensées les plus attristées, les plus fraternelles sont pour les parents et amis des victimes innocentes de ce carnage inhumain qui va blesser à jamais la ville de Paris et la France tout entière. Je souhaite courage et énergie à tout le personnel hospitalier qui tente en ce moment de sauver la vie des blessés.

La France de la res plublica qui a choisi historiquement d'agrandir les libertés et d'assumer la laïcité représente encore de nos jours une exception politique dans le concert des nations. Quand la barbarie s'en prend à elle, à ses jeunes, à son peuple, elle attaque, j'en suis persuadé, ce qui est le plus haut et le plus cher pour des millions de personnes sur la Terre.  

Une marche de solidarité aura lieu demain le 15 novembre dans les rues de Montréal. 

Courage et sympathie à tous mes amis français que j'aime profondément.

14 juillet 2015

Ma France, la belle et rebelle

« Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes 
De dire qu'il est temps que le malheur succombe 
Ma France » 
— Jean Ferrat

05 juin 2015

Rencontre de Max Biro


C'est avec tristesse que j'ai appris il y a deux semaines par Jean-Paul Damaggio le décès de son ami Max Biro, écrivain, peintre, homme engagé dans sa communauté du Gers.


À partir d'un mot rapide que je lui ai envoyé, Jean-Paul rappelait sur la page des Éditions de la Brochure ma rencontre inoubliable avec Max à Foix en juillet 2009. Voici ce que j'évoquais :

« Foix, l'Ariège, les Pyrénées baignant au loin dans la brume, le Château avec les marques poignantes sur les pierres des prisonniers de jadis, les petits bistros sympathiques au fil des rues étroites et pentues, magnifique coin de pays où persiste dans une douce ambiance le festival Résistances. Merci de rappeler qu'en juillet 2009 j'ai eu le bonheur d'y rencontrer Monique (dont c'était l'anniversaire) et Max, narquois, généreux, le résistant impressionnant contre la tentaculaire Lyonnaise des eaux, autour de la table des Éditions de la Brochure. Rencontre inoubliable par tes bons soins qui m'est très chère. »

En supplément et en vrac, quelques photos souvenirs. 

Repose en paix cher Max.



Photo JD, Max Biro, Foix, 3 juillet 2009.


Jean-Paul Damaggio et Max.
Photo JD, Foix, juillet 2009.

Photo JD.
Photo J.P. Damaggio, Jacques et Marie-France au Château de Foix.

Photo JD, visite au Château de Foix.


Photo JD., Monique affairée à la roulotte.
 

Photo JD, affiche du Festival Résistances 2009.

Vue de Foix à partir d'une ancienne cellule du célèbre Château de Foix.

Photo JD, les Pyrénées au loin.

Photo JD, Marie-France, Jean-Paul, Monique et Max.






07 avril 2015

Serge Bec, troubadour


Monsieur Serge Flûte à Bec en langue d'oc :
« Je t'ai aimée dans l'achèvement des sens
quand la lune s'ébroue dans tes yeux
avec son regard de Joconde gloutonne
et excite le ciel qui s'en mêle
et détruit insidieusement ton sommeil
où je me réfugie depuis la naissance
du monde comme dans le néant de l'amour [...]»
https://soundcloud.com/occitanica-m-diath-que-num…/…/s-h1Og7

04 avril 2015

La France que j'aime

Ce soir, nous avons écouté sans broncher l'Hommage à Jean Ferrat retransmis sur tv5. 

Un aperçu ici dans ce court topo, car il y a aussi un disque récent en hommage à Ferrat, Chansons de liberté, dont la plupart des interprètes étaient au Grand show animé par l'emblématique et très pro Michel Drucker, lui-même très lié à Ferrat.

 Hubert-Félix Thiéfaine (vu au Spectrum de Montréal en 1990) y a interprété Nuit et Brouillard. Dieu seul sait comment cette chanson a pu me marquer adolescent même si je n'en saisissais pas tout le sens. Plus tard dans nos années de philo à l'université, l'ami feu Michael Thomas Gurrie venait chez moi les vendredis soir. Nous écoutions sur mon tourne-disque surtout Dylan, Cohen et Ferrat, et souventes fois Nuit et Brouillard en boucle — il fallait de la précision pour que l'aiguille tombe pile dans l'espace de la plage...


H-F Thiefaine - Nuit et brouillard - Ferrat le... par cralinou

22 février 2015

Tocqueville : « la vieille France est au Canada »


Alexis de Tocqueville fit un petit saut de crapaud au Bas-Canada en août et septembre 1831. Dans une lettre du 7 septembre 1831, il note (déjà à cette époque) son dépaysement au sujet de la langue de la « Vieille France », le moé pis toé au temps d'un vieux Louis : « Il n'y a pas six mois, je croyais, comme tout le monde, que le Canada était devenu complètement anglais [...] Nous nous sentions comme chez nous, et partout on nous recevait comme des compatriotes, enfants de la vieille France, comme ils l'appellent. À mon avis, l'épithète est mal choisie : la vieille France est au Canada; la nouvelle est chez nous. »

Dans une autre lettre datée le 26 novembre 1831, la domination de l'establishment anglophone lui saute aux yeux : « Je viens de voir dans le Canada un million de Français braves, intelligents, faits pour former un jour une grande nation française en Amérique, qui vivent en quelque sorte en étrangers dans leur pays. Le peuple conquérant tient le commerce, les emplois, la richesse, le pouvoir. Il forme les hautes classes et domine la société entière. Le peuple conquis, partout où il n'a pas l'immense supériorité numérique, perd peu à peu ses mœurs, sa langue et son caractère national. »


Source : Jacques Leclerc, L'aménagement linguistique dans le monde, Histoire du français au Québec, Section 3 (1840-1960), 2.4 et 2.5.
http://www.axl.cefan.ulaval.ca/francophonie/HISTfrQC_s3_Union.htm, 
cité le 22 février 2015.