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| Photo jd., jardin de Cambrousse, Béthanie, 25 octobre 2019. |
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01 novembre 2019
24 novembre 2018
11 septembre 2017
Réjean Ducharme en vitrine
18 mars 2017
La chambre natale
09 mars 2017
La rivière Noire à Roxton Falls
Passant par Roxton Falls. La rivière Noire est bien sûr débâclée avec les pluies de juin qu'on a reçues la semaine passée. Quelques canards hâtifs se reposaient hier sur des débris de chaises longues en glace flottante. Nous ne sommes pas au pays de Vaud ici. Pas de bigarreauliers sur le rivage. Nous sommes classés pour ne pas dire refoulés anachroniquement dans une région « administrative » qui est par ailleurs et par elle-même magnifique de vastes plaines au soleil et de grosses bêtes endormies ici et là comme la montagne magique du mont Saint-Hilaire parfois nimbée de brume et bleu royal à vous couper le souffle le long de l'autoroute Jean-Lesage. Le peintre Ulysse Comtois y captait la lumière au sol si parfaitement nivelé de Sainte-Madeleine. Reste que je suis séparatiste! Mordicus! Acton, Roxton, Ely sont des cantons de part en part et au plus vif de leurs racines et des veines sur leurs bras! Cantons-de-l'Est! Faut-il le crier sur les toits de la mémoire? Il n'y a pas de bigarreauliers au bord de la rivière Noire, mais il y a la persistance têtue malgré son nom commun d'une arbustive basse qui a colonisé les rudes parois rocheuses. Je ne sais pas si ça drageonne beaucoup un cerisier déprimé. Car tel est son nom. On s'en reparlera à la floraison au mois de mai parce qu'il y a toujours " ces mots qui vibrent » pour le rêver comme Moustaki.
01 mars 2017
Les eaux de ma cambrousse
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| Photo Jacques Desmarais, Béthanie, 26 février 2017. |
Sur un air à venir de samba sucrée, on pourrait dire
c'est un peu comme Les Eaux De Mars :
"Un pas, une pierre, un chemin qui chemine
un reste de racine, c'est un peu solitaire
C'est un éclat de verre, c'est la vie, le soleil [...]
C'est un tronc qui pourrit, c'est la neige qui fond
Le mystère profond, la promesse de vie..."
- Georges Moustaki
18 février 2017
La ligne
C'est l'heure salmigondis
où le ciel gronde à Ahuntsic
les avions sur Montréal
ne dérougissent pas
rentrent par douzaine
au quart d'heure
je n'exagère pas
comme Barbara et Moustaki
dans le beau ciel bleu de la mi-février
en présage des entailles
le corridor est une ligne droite
où je ne t'attends pas
qui descend jusqu'à Val-d'Or,
mais qu'il faut bien sûr inverser
pour se poser sur les pistes locales de Dorval
je songe à tous ces pays lointains qui pestent
qui twistent les mots, si différents, dissemblables,
saltimbanques, jongleurs, skomorokhs, palindromes
concentrés en des milliers d'horlogeries
valises bouclées en promenade ici sur tapis roulant
hormis sans exception le sang
pareil dans toutes les veines, les douleurs
la dopamine des embranchements
pays qui se touchent par la magie des airs
sans trop savoir qui de la Turquie
qui donc m'a téléphoné du Nunavik
qui m'a envoyé la main
et ce poème désespéré
Je sais, je sais
Ma langue sur tes lèvres
Était une élève au volant
n'empêche que par deux fois
en l'espace de 24 heures
la quasi même phrase s'est parachutée jusqu'à moi
hier en plein musée, l'autre avant que les avions
ne déboulent comme cordée de bois
Elias Canetti dans La langue sauvée
citant les premiers mots
des Curiosités levantines :
« En Turquie [...] le plus court chemin
n'est pas la ligne droite »
puis, tiens tiens tiens
Marc Séguin en train de réciter
un extrait de Nord Alice :
« Un jour, on comprend que la ligne droite
n'est jamais la voie la plus rapide
ni la plus facile. »
où le ciel gronde à Ahuntsic
les avions sur Montréal
ne dérougissent pas
rentrent par douzaine
au quart d'heure
je n'exagère pas
comme Barbara et Moustaki
dans le beau ciel bleu de la mi-février
en présage des entailles
le corridor est une ligne droite
où je ne t'attends pas
qui descend jusqu'à Val-d'Or,
mais qu'il faut bien sûr inverser
pour se poser sur les pistes locales de Dorval
je songe à tous ces pays lointains qui pestent
qui twistent les mots, si différents, dissemblables,
saltimbanques, jongleurs, skomorokhs, palindromes
concentrés en des milliers d'horlogeries
valises bouclées en promenade ici sur tapis roulant
hormis sans exception le sang
pareil dans toutes les veines, les douleurs
la dopamine des embranchements
pays qui se touchent par la magie des airs
sans trop savoir qui de la Turquie
qui donc m'a téléphoné du Nunavik
qui m'a envoyé la main
et ce poème désespéré
Je sais, je sais
Ma langue sur tes lèvres
Était une élève au volant
n'empêche que par deux fois
en l'espace de 24 heures
la quasi même phrase s'est parachutée jusqu'à moi
hier en plein musée, l'autre avant que les avions
ne déboulent comme cordée de bois
Elias Canetti dans La langue sauvée
citant les premiers mots
des Curiosités levantines :
« En Turquie [...] le plus court chemin
n'est pas la ligne droite »
puis, tiens tiens tiens
Marc Séguin en train de réciter
un extrait de Nord Alice :
« Un jour, on comprend que la ligne droite
n'est jamais la voie la plus rapide
ni la plus facile. »
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| Photo Jacques Desmarais, Montréal, 18 février 2017. 16 h 13). |
15 février 2017
Amours sauvageons
Sont chanceux, eux autres, les amours sauvageons, mes chevreuils, mes renards, mes lièvres qui, dans leur grouillage de sang à l'orée du bois, dessinent des croisements de rêves géants d'oiseaux à coeur battant.
25 janvier 2017
Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est ...
16 janvier 2017
Lumière des oiseaux et leurs traces dans le sable
Je sais que je radote, mais je ne me résous pas à enterrer cette ex-citation:
« Poussons plus loin le vol de l'imagination. Au bout de sa lunette, notre individu aperçoit des ailes irradier dans la lumière, puis, plus bas, sur la plage, une autre personne qui est en train de tracer des signes dans le sable humide. Le sable n'est-il pas une merveilleuse surface pour écrire? Écrire sur le sable, c'est s'exprimer dans la matière des mots, des signes qui nous apparaissent d'autant plus importants qu'ils sont éphémères. [...] De toute manière, le sable est directement relié à l'écriture et à la transmission des connaissances : les premiers empereurs n'ont-ils pas inventé l'écriture chinoise en observant les traces des oiseaux sur le sable? ».
— Pierre Morency, Lumière des oiseaux, Boréal/Seuil, 1992, p. 299.
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| Photo Jacques Desmarais., Esterillos Este, Côte d'Or, 18 février 2015. |
15 janvier 2017
Résolution
J'ai pris la résolution cette année de ne plus être gentil. Mais que serait le monde, me dit le psy, sans la gentillesse? Émergez-vous, poursuit-il, apprenez à dire non, mais restez, voyons! Ah! non! Je pars, je suis résolu. Tenez, je viens de dire un gros non méchant. Mais avec la tête que j'ai et mon coeur brûlant de mouton qui fume comme dans la chanson, je mets ma patte au feu que je ne résisterai pas. Tête brûlée de boutades, va!
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| Photo Jacques Desmarais, Tête au feu, 26 décembre 2016. |
27 décembre 2016
Marche de Noël
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| Photo Jacques Desmarais, Béthanie, 25 décembre 2016. |
le long du chemin
des vaches,
des yeux calés
et tout l'Harfand
dans la neige
puis au-devant,
verge
d'or
allumée
seule
en trois
personnes
comme
un seul
homme;
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| Photo Jacques Desmarais, Béthanie, 25 décembre 2016. |
graminées
des fossés
qui savent tout ça
jouant de l'épée
sur la crête
comme filles
remuantes
au soleil
qui dwindligne.
Merci pareil
petit papa Noël.
16 décembre 2016
15 décembre 2016
Bonnes nouvelles
19 septembre 2016
Fin de noce! Vive la maurelle!
Tiens, au sens de quin toé, l'été aux mâts qui raccourcissent! Nos oreilles, nos antennes ne sont pas encore coupées! Mes grands Rois mages de fleurs soleil aux chants mellifères tiennent le fort, la face fixée à l'est avec des frappes de lumière et des akènes indéhiscents à tout venant pour étals d'abeilles sucrées un peu chaudasses, elles ont tellement essaimé toutes voiles dehors! Merci pareil! Passager!
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| Photos Jacques Desmarais, Béthanie, 17 septembre 2016. |
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09 septembre 2016
En cette étable, le temps...
04 juillet 2016
09 mai 2016
Magnolias blues!
Selon Lise Gobeille que je suivrai dans sa chronique Jardins les samedis jusqu'à l'automne avec un oeil sur ma bêche, au potager cette semaine il serait déjà temps de semer « [...] les légumes qui aiment la fraîcheur : arroches, bette à carde, épinards, laitues, mesclun, radis... » (Le Devoir, 7-8 mai 2016). En mes chers Cantons pourtant assez hâtifs, il y a risque de gel au sol encore cette nuit. Le printemps est frisquet. Il fait actuellement 6 degrés à Montréal. Heureusement, les magnolias sont là! De ma fenêtre avec des coeurs de lumière, ou en plein ciel bleu!
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| Photo Jacques Desmarais, Montréal, 8 mai 2016. |
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| Photo Jacques Desmarais, Montréal, 5 mai 2016. |
17 mars 2016
Encore La Joute
13 février 2016
Voyage photo chez les Innus
Voyage photo émouvant, au fil du temps, chez les Innus. Tant de courage, de beauté, de moments de vie. L'album si évocateur est publié sur la page FB de Pessamit.
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.353278844842723.1073741833.293529437484331&type=3
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.353278844842723.1073741833.293529437484331&type=3
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