01 mai 2008

Train de nuit à la veille de...
















J'ai été incapable jusqu'à maintenant de retracer la référence de cette photo.
Mes excuses à l'auteur (quelque part en France, je crois). Mais je l'aime trop cette image de flèche bleue qui enrubanne la nuit le temps d'un bref passage.

Puis, c'est la veille du deuxième anniversaire de Train de nuit... Petit train ne va pas toujours loin. Mais s'il est vrai que le symbole donne à penser, il conviendra après 448 «messages» de symboliser un brin le sentiment qui m'anime, aussi vif aujourd'hui qu'au début de ce blogue, en évoquant le désir d'être en mouvement, d'apprendre plus qu'on peut donner, de filer doux à travers son ignorance - au sens du Maître ignorant -, intervenir, transformer un tant soit peu «le parc d'attraction qu'on a dans la bouche» (slameur entendu dimanche dernier au QdB et dont j'ignore le nom), plaisir toujours renouvelé d'inventer quelques pas sur les vieux chemins de traverse d'Hermès, emmêlés à la parole des chemineurs, des voyageurs, des autres blogueurs. Paysages du sens qui émergent librement.

Comme je le lisais chez le poète Tony Tremblay, il n'y a pas que le blogue dans la vie. Peut-être, faut-il raffiner les énergies, user du silence comme une flamme, faire l'amour plus souvent et mieux. Peut-être suis-je un drogué, un dlogué, un timbré. Peut-être faut-il tout balayer, sacrer tout ça dans le rond de VLB, repartir à zéro?

Reste que j'ai le sentiment d'avoir fait jusqu'à présent un beau voyage à peu de frais.

Merci infiniment à ceux et celles qui me font l'honneur de monter à bord.

«Car ma joie, aujourd'hui, ça commence avec toi.»

Justement, en musique, je propose en reprise l'intense
Cássia Eller du Brésil...






7 commentaires:

carOlinade a dit...

oooohhhhhhhh
Mon très cher Jack, c'est à ton tour, de te laisser parler d'amour
mon très cher Jack, c'est à ton tour, de te laisser parler d'Amooooooooooooooooooooour !
Belle et grande fête pour ton train de nuit !
une référence historique, culturelle, artistique, philosophique, actuelle et poétique, de tous les instants !

carOlinade a dit...

et c'est vrai qu'elle est bien c't'image !

Jack a dit...

Karo! Quel plaisir de te lire! Sortie de la bureau-crasse? Tu nous a manqué. Merci de tes bons voeux, de ton enthousiame qui figure parmi les alcools les meilleurs. Salute!

The Swamp's Song a dit...

Le chantier perpétuel de nos humeurs en (dé) construction, le reste de nous qui déraille par ici, et ailleurs...(ne jamais oublier que le Brésil et l'Irlande chantent encore)...;-)

Nina louVe a dit...

Un sacré bô voyage qu'on fait ici sur les rails de ton Train de Nuit, cher Jack. De l’en-tête à l’encore, persiste et signe, peu importe ce que dit un « diesel »en plein blues.

Deux ans moins un jour ? Je veux bien la perpétuité. Encore des mots ratrapelés d’un carnet. Plus de ces des hiers lovés sur les maintenants. Oui, encore des kilomètres de tes poésies qui trimbalent le son, le souffle et moult images sous le mot.

Jack a dit...

À boire à boire, Mesdames,
c'est à boire qu'il nous faut!
Merci de capter au vol les pousses de jardins improvisés de part et d'autre des séparations multiples du monde. Je hume, je fume de la pinède de pins blancs d'Oka dans les mots toujours tambourinant de Nina; je savoure comme des voyelles fraîches dans la gorge le chant des marais que j'imagine royal sous les étoiles. Santé!

Anonyme a dit...

Un beau vacarme que tous ces mots à répondre. Que du charme. Et du calme. Ondulé.
elquidam