12 mars 2009

Elle se laissait caresser

Les coupes à champagne étaient vides
laissant des jaunets sur la nappe blanche
posée là, sur l’herbe, avec des plis

Des petits ronds de paille dépareillés
parmi les marguerites et les trèfles,
les miettes de pain éparpillées

Comment faire pour étirer
ce dimanche après-midi
à l’Île Ste-Hélène?

Les taches de son sur ses joues
comme un essaim de soleils picotés,
sa tête sur mes genoux
elle se laissait caresser.

09 mars 2009

La roche qui roule




ROCKING THE WORLD

Stadium full of
screaming teens

Hot young things
in cut-off jeans

You're on the front
Page of magazines

And you find yourself...
Driving the media machine

a hot shot
on the social scene

This reality
was once just a dream

Status whore
such a libertine

When you find yourself...
In the back seat of limousines (o sounds like go)

Everywhere you go...
it always seems as though...
Everybody knows
your face and name...

They call you a rock n' roller
Because you're
rocking the world

You're stopping traffic
Without crossing streets

smiling face
On everyone you meet

full house
With no empty seats

People pay you money
Just to hear you speak

Everywhere you go...
it always seems as though...
Everybody knows
your face, your name

They call you a rock n' roller
Because you're
rocking the world




rocking the world
Paroles :Tom Jensen
Musique : Lai
Musiciens :Lai
Vidéo :Lai
http://ca.youtube.com/user/poemsbytom


Slam de mars : et ça cool dans les boquettes


Noticias


SLAM
9 mars 2009
Ouverture des portes : 19h30
à l'O Patro Vys
(356 ave. Mont-Royal E. )

Slam ce soir avec, entre autres, Pierre Boudreau, Julie Dirwimmer, David Leduc...

Animation : Ivy
DJ : Paolo Tofu

07 mars 2009

Whiskey & Me

Voici le Pancho & Lefty version Whiskey & Me. Un extrait sans prétention fait d'une seule traite. En attendant de jouer live ensemble.



La version de Whiskey tout seul.

Caméra : Noémie

06 mars 2009

Boire cubec ! Lettre à mes amis fous de Cuba





Bonjour,

À la suite du journal Le Monde, Le Devoir d'hier (5 mars) rapportait que Barak Obama s'apprête à mener un grand coup en faveur de Cuba d'ici la mi-avril, à l'occasion de la réunion de l'OEA. Cuba en est exclu depuis 1962, mais le Brésil servirait d'intermédiaire afin, je l'espère, de lever l'embargo américain. C'est ce qu'exigent, bien entendu, au moins huit pays membres de l'OEA.



Pendant la campagne à l'investiture Démocrate, la position d'Obama était on ne peut plus claire :
« Je soutiens une éventuelle normalisation et c’est absolument vrai que je pense que notre politique (sur Cuba) a été un échec. Notre objectif est la normalisation mais cela doit se faire par étapes ». (http://www.humanite.fr/Barack-Obama-Notre-politique-sur-Cuba-a-ete-un-echec)

Lors d'un débat avec Hilary Clinton, Obama ajoutait qu'il était d'accord pour entreprendre sans préalable des discussions avec le régime communiste. Cependant, il était très important à ses yeux « que ces dirigeants aient un programme prévoyant la libération des prisonniers politiques et la liberté de la presse ». (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/02/21/009-presidentielles-debat-texas.shtml).

Les étapes en question pourraient d'abord être d'agrandir les exceptions actuelles de l'embargo (bouffe, médicaments), d'assouplir le commerce (actuellement les Cubains doivent payer cash leurs importations avant la livraison de la marchandise) et de lever les restrictions vicieuses votées par Bush sur la limitation de la circulation des ressortissants cubains et les quotas imposés sur les sommes d'argent envoyées vers l'Île.

La source de ces allégations est fortement appuyée par le rapport récent de Sénateur Républicain Richard G. Lugar, en date du 22/02/09, (http://lugar.senate.gov/sfrc/pdf/Cuba.pdf), et qui avait le mandat d'évaluer la politique états-unienne à l'égard de Cuba depuis 1962 (Kennedy). Comme Obama, le rapport conclut que cette politique a été un échec.

On peut lire un bon résumé de ce rapport et de ses implications politiques sur le blog de Jacques Homet ( http://jacquesthomet.unblog.fr/2009/02/24/cuba-le-rapport-dun-senateur-republicain-prone-la-levee-de-lembargo-americain-sans-le-dire-mais-en-le-disant/).

Si cela s'avère dans la réalité, l'intuition dont je faisais part dans mon courriel précédent va s'avérer juste : une nouvelle dynamique - politique et économique - tout à fait inédite pourrait s'instaurer entre les deux voisins naturels ne donnant pas le go aux adversaires historiques de la Révolution campés en Floride. Incidemment, Obama a gagné la Floride et ne doit rien politiquement à la droite pure et dure néo-cubaine de Miami. Ce fait politique a son importance.

Mais que sera la réponse des Castro et de l'appareil militaire qui carburent à la crainte de l'envahisseur usa depuis 40 ans? Les récentes «Réflexions» de Fidel sur la «virginité politique perdue » de Barak Obama ne favorisent certainement pas le changement de perspective. (
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/02/09/barack-obama-et-cuba-du-conflit-au-dialogue-par-jean-michel-caroit_1152711_3232.html).

Si une alternative politique de gauche existait à Cuba, il me semble que cette ouverture états-unienne sérieuse et historique pourrait plus concrètement se réaliser en faveur des intérêts des deux peuples.

C'est tout de même palpitant et c'est à suivre.

Puis, on ira
avec plaisir au Lion d'Or, le 1er avril, pour le Cabaret révolutionnaire du Symfolium 2009 que vous êtes en train de mijoter. Le programme s'annonce d'ailleurs des plus dangereux, davantage que celui des Plaintes d'Abraham, avec, entre autres, Vic Vogel (un amant de Cuba) et Pag, Amir Khadir, Francine Lalonde (ma députée) !



Le thème cette année est :


Cubec, un hommage ludique au peuple cubain
à l'occasion du 50e anniversaire de leur révolution.


Photo de l'affiche des frères Castro : jd
Photos des affiches du Symfollium : Valéry.

04 mars 2009

En attendant Whiskey & Me, voici Bob et Willie!

Poncho and Lefty (paroles de Townes Van Zandt)

Living on the road my friend was gonna keep you free and clean
Now you were your skin like iron and your breath's as hard as kerosene
You weren't your mama's only boy but her favorite one it seems
She began to cry when you said goodbye and sank into your dreams
Poncho was a bandit boy his horse was fast as polished steel
He wore his gun outside his pants for all the honest world to feel
Poncho met his match you know on the deserts down in Mexico
Nobody heard his dyin' words ah but that's the way it goes
All the Federals say they could've had him any day
We only let him slip away out of kindness I suppose

Lefty he can't sing the blues all night long like he used to
The dust that Poncho bit down south ended up in Lefty's mouth
Day they laid poor Poncho low Lefty split for Ohio
Where he got the bread to go there ain't nobody knows
All the Federals say they could've had him any day
We only let him slip away out of kindness I suppose
[ guitar ]
The poets tell how Poncho fell and Lefty's living in a cheap hotel
The desert's quiet and Cleveland's cold and so the story ends we're told
Poncho needs your prayers it's true but save a few for Lefty too
He only did what he had to do and now he's growing old
(All the Federals say they could've had him any day)
We only let him slip away out of kindness I suppose
A few Federals say could've had him any day
We only let him go so long out of kindness I suppose

03 mars 2009

Ensauvagement


« La nuit est tellement claire,qu'on voit le chemin dans le
bois »
- J.F. Lamothe, Tiguidou pack-sac

« Par-dessus les bois, par-dessus les champs
Un oiseau rouge, un oiseau blanc
Par-dessus les bois, par-dessus les champs
Un oiseau rouge, un oiseau blanc, un oiseau-lyre (...) »
- Gilles Vigneault, Le grand cerf-volant


« Nègre blanc d'Amérique, la partie rouge en moi me sert de bivouac (...)
Quand il meurt, l'homme rouge n'a plus d'endroit où aller. (...) Il est difficile de m'imaginer n'existant plus nulle part. Même les flocons qui tombent et fondent se reforment en boue, en herbe fraîche, en terre sèche. Vivre et mourir pour revenir vivre (...) Je ne sais plus trop qui je suis. Rouge au-dedans, blanc au dehors, je serai toujours la mauvaise pomme du panier. Les nuits se changent en jours et les jours en nuits mais les semaines se ressemblent. (...) Dans le tonnerre des minutes, les secondes passent comme un éclair. Le côté rouge en moi ne passe pas son temps à prier. Il a trop de respect pour le dieu du sommeil, celui du rêve ou du repos. »

- Jean-Marc La Frenière, l'âme des chamans (extraits).