09 novembre 2009

Ouvert la nuit : les nouveaux malfaiteurs ont froid aux pieds

Pris, volé, piqué dans la subtilité du blog de François Bon, mais il s'agit d'abord d'un extrait de Arte.TV (mars 2009) : Michon, Bergounioux, Echenoz, Quignard... sont dans la soupe aux romans. De loin en loin, la question de la forme (close ou pas? plate ou ronde? alpha-beta ou pas?) me semble rejoindre de plain-pied les rogations et les interrogations d'un Bibi VLB rural à l'os.

Ouvert la nuit (Il faut cliquer!)

Montréal la nuit dans la ruelle du pire show

08 novembre 2009

Yoani Sanchez : une sorcière comme les autres?

Monsieur Sergio Velez Camhi
Consul général de Cuba à Montréal


Monsieur le Consul,


J'ai une grande admiration pour le peuple cubain et j'ai été membre durant plusieurs années du Carrefour d'amitié Québec-Cuba. À ma manière, j'ai soutenu ces derniers mois le projet d'un «Cubec » libre!


Je suis également un blogueur et j'écris le plus librement possible dans le respect de la diversité des opinions sans pour autant penser que tout se vaut dans le domaine des idées. Le dialogue, je le crois, s'est enrichi de la popularité et de la diversité des écrits sur les blogs du monde entier.


Permettez-moi de vous exprimer mes plus vives inquiétudes après avoir lu ce matin dans le site du journal Le Monde, puis dans plusieurs autres médias que Yoani Sanchez, une blogueuse de Cuba,a pu être frappée et détenue le 6 novembre dernier à La Havane par des policiers en civil.


http://mobile.lemonde.fr/depeche/40846067.html

http://committeetoprotectbloggers.org/2009/11/07/blogger-yoani-sanchez-briefly-detained/

http://www.desdecuba.com/generationy/?p=1123#comments


Vous remerciant à l'avance, Monsieur le Consul, de votre bienveillante attention,


Jacques Desmarais, Montréal


CC Yoani Sanchez - yoani.sanchez@gmail.com

Train de Nuit - http://jack-jackyboy.blogspot.com/



Donald Lautrec, le retour de l'acrobate !

Avant d'aboutir au Loop De Loop, à la chanson yéyé & ska de l'ancien temps, Donald Lautrec faisait des tours d'acrobatie dans les cabarets. Ce détail m'avait impressionné et vers l'âge de 11-12 ans, c'était assurément un de mes favoris. Un jeudi soir, c'était au début du printemps, mon père avait affaire à Roxton, je l'avais accompagné dans l'idée de me payer la traite avec une piastre chez Denis Richard pour acheter Tu dis des bêtises / Dis bonjour à tous les copains!

C'est sans une once d'ironie que j'ai cité Loin dans ma campagne de Lautrec en exergue des Poèmes cannibales, paru l'an dernier, question également de donner un swing populaire au sous-titre de ce recueil.



07 novembre 2009

Les sorcières de Salem par les finissants de L'ÉNT

Noticias

Jusqu'à demain, dimanche le 8...

Sur la scène, il y a, entre autres, Marie Bernier et Denis Harvey.
On entendra souvent parler d'eux au théâtre!


LES SORCIÈRES DE SALEM
D’Arthur Miller
Traduction Michel Dumont et Marc Grégoire
Mise en scène Patrice Sauvé


Du 3 au 7 novembre 2009 20 h et le 8 novembre 15 h
Monument-National // Ludger-Duvernay

Photo : Marie Bernier, Adrien Bletton et Denis Harvey.

















Montréal, le 29 octobre 2009 :
Les finissants 2010 de l’École nationale de théâtre (ÉNT) sont fiers de présenter Les sorcières de Salem d’Arthur Miller, dans une traduction de Michel Dumont et Marc Grégoire, mise en scène par Patrice Sauvé, premier exercice public de la saison 2009-2010 présenté dans la salle Ludger-Duvernay du Monument-National.


La pièce

Les sorcières de Salem a été écrite en 1952, en pleine guerre froide, à un moment où sévissait aux États-Unis une véritable « chasse aux sorcières », traque anti-communiste initiée par le sénateur Joseph McCarthy. Le climat de suspicion qu’instaure le maccarthysme touche tous les milieux de la gauche américaine et produit un énorme impact sur la société artistique de l’époque. Une liste noire d’artistes est créée et des intellectuels et créateurs comme Bertolt Brecht, Charlie Chaplin ou Orson Welles sont contraints de quitter les États-Unis. Arthur Miller figurait sur cette liste.

Les sorcières de Salem fait partie des œuvres majeures de la littérature américaine. Prenant pour base l'authentique procès et la pendaison de prétendues sorcières dans la ville de Salem (Salem Village, aujourd’hui Danvers) dans le Massachusetts en 1692, Arthur Miller compose une allégorie de la société dans laquelle il vit. Il crée un texte universel rappelant que la frontière entre raison et folie, justice et fanatisme, peur et haine, peut être facilement franchie.


L’histoire :

En 1692, un vent de panique envahit Salem, un village puritain du Massachusetts. Lorsqu’une nuit, un révérend surprend sa nièce, sa fille et d’autres jeunes filles dansant dans les bois, les rumeurs de rites sataniques inondent la petite communauté. Dès lors, le village tout entier se lance corps et âme dans la chasse aux sorcières. L'hystérie collective est en marche, et rien ne pourra l'arrêter.


Arthur Miller : auteur

Né à New York en 1915, Arthur Miller compte parmi les auteurs dramatiques américains majeurs du XXe siècle. Marqué par l’insécurité de la Grande Dépression de 1929 et par l’Holocauste, il a produit un théâtre vigoureux où il réexamine le problème de la responsabilité sociale. Inquiété pendant le maccarthysme, il s’est signalé par son attitude courageuse devant la Commission des activités antiaméricaines. Sa pièce la plus connue, portée à l’écran comme la plupart de ses œuvres, est Mort d’un commis voyageur (Death of a Salesman, 1949). On peut citer encore Ils étaient tous mes fils (All My Sons, 1947), Vu du pont (A View From the Bridge, 1955), Les Désaxés (The Misfits, 1961) écrit pour sa femme Marilyn Monroe, Après la Chute (After the Fall, 1962), Incident at Vichy (1965) et The Price (1968). Miller affectionne porter à la scène des expériences traumatisantes qui désarçonnent l'individu et remettent en question son identité et sa relation à autrui, entrainant souvent sa chute.


Patrice Sauvé : metteur en scène

Reconnu pour son travail de réalisateur à la télévision et au cinéma, entre autres, à travers les émissions La vie, la vie, Grande Ourse et Ciao Bella, les films Cheech et La clé des possibles, Patrice Sauvé poursuit cet automne à l’ÉNT sa découverte de nouveaux modes d’expression narrative.

Après avoir conçu l’exposition Passengers \ Passagers à Québec en 2008, il signe, avec Les sorcières de Salem, sa première mise en scène au théâtre.

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Les exercices publics des finissants sont une tradition, un rite de passage. Tout ce qui se déroule sur scène et en coulisses relève du travail des étudiants de l'ÉNT, habilement dirigés par des metteurs en scène de renom qui les guident à travers toutes les étapes de la création.


Les sorcières de Salem
Mise en scène Patrice Sauvé
Avec Catherine Audet, Marie Bernier, Étienne Blanchette, Adrien Bletton, Roseline Biron, Marilyn Castonguay, Marie-Anne Dubé, Mickaël Gouin, Rachel Graton, Denis Harvey, Simon-Pierre Lambert, Marc-André Lapointe.
Équipe de conception et de production Sylvain Béland (conception sonore), Cynthia Bouchard-Gosselin (assistance à la mise en scène et régie), Maude Bêty (direction de production), Laurence Mongeau (décor), Guillaume Simard (direction technique), Mylène Chabrol (costumes), Marie-Aube St-Amant Duplessis (conception des éclairages).

Du mardi 3 au samedi 7 novembre 2009 à 20 h et le dimanche 8 novembre 2009 à 15 h
Salle Ludger-Duvernay :: Monument-National (1182, boul. Saint-Laurent – métro Saint-Laurent)
Coût du billet : 9 $ - Réservations : 514 871-2224

- 30 -

SOURCE : Maureen Veilly // Communications ÉNT-NTS


Patrice Sauvé à C'est bien meilleur le matin, 4/11/09

Miller et sa pièce (1953)





06 novembre 2009

Sauvage est le vent, my love!


Tu m'as touché d'aplomb!
Aime-moi, aime-moi,
Aime-moi donc
tord brûle de tord sacs!
Laisse-moi flyer loin
avec toi
sur les ailes du vent
Tu es ma vie
Tu es mon printemps
Tu me frôles
j'entends les mandolines
et le bruissement des feuilles
Nous sommes les enfants du vent
et sauvage est le vent
Tu m'embrasses
et je reviens au monde
Aime-moi, aime-moi
embrasse-moi encore
j'ai soif de toi
mon amour est comme le vent qui claque
Sauvage est le vent!
Sauvage est le vent!




Wild Is the Wind

Love me, love me, love me, love me,
say you do
Let me fly away with you
For my love is like the wind,
and wild is the wind
Wild is the wind
Give me more
Than one caress
Satisfy this
Hungriness
Let the wind
Blow through your heart
For wild is the wind

You touch me, I hear the sound of mandolins
You kiss me
With your kiss my life begins
You're spring to me, all things to me
Don't you know you're life, itself!

Like the leaf clings to the tree,
Oh, my darling, cling to me
For we're like creatures in the wind,
and wild is the wind

Wild is the wind

Wild is the wind

Wild is the wind

wild is the wind

- Dimitri Tiompkin / Ned Washington.


Version Bowie (1981)

Version originale Johnny Mathis (1957)

Version superbe chaude et triste de Cat Power (The Covers Record - 2000)



04 novembre 2009

Slam à l'O Patro Vys

Noticias

Prochaine soirée de slam de poésie!

PROCHAINE SOIRÉE DE SLAM DE POÉSIE
lundi 09 NOVEMBRE 2009
ouverture des portes: 19h30
à l'O Patro Vys
(356 rue Mont-Royal Est)
Pour cette soirée, nous aurons le plaisir d'entendre Ladylusion, Claude André, Pierre Boudreau, Arsalane Nahabi, Fabrice Koffy et plusieurs autres!
Au plaisir de vous y voir aussi - public!
Animation: Ivy
Ambiance musicales: DJ Tofu
Chronomaitresse: Marie-Paule Grimaldi

31 octobre 2009

La poésie n'est pas gentille, or Dylan is jumping


Dans ce qui me semble être un retour au Devoir, avec un papier intitulé Poésie sans paroles, Jean Larose repasse ce matin le film de Scorsese sur Dylan, No Direction Home (2005), le courant métamorphosé en lapin, en vent qui souffle, en guitariste américain électrique, en mensonge whatever he wants, en rock, en vieux chnoque à moustaches espagnoles à venir & chansons de Noël...

Début des années 60. Dylan monte comme une flèche et emblématise le changement, l'air du temps. « On lui demande de chanter à Washington auprès de Luther King, le jour où celui-ci prononce I have a dream. Il ne suit pas. La gauche a trouvé en lui son poète. Il se dérobe. Les militants, ce sont des sincères, des croyants. Dylan n'est pas sincère, mais poète. »

Voilà le nœud de l'affaire d'une importance capitale à mes yeux pour comprendre, sinon du moins intuitionner l'utopie qui remue le cerveau humain, parfois, et s'ajuste dans le faire de la main, chemin faisant, là où l'on ne peut pas s'arrêter.

«Sometimes you just want to do things your way, want to see for yourself what lies behind the misty curtain (...) You want to write songs that are bigger than life (...) You have to know and understand something and then go past the vernavular. The chilling precision that these old-timers used in coming up with their songs was no small thing. Sometimes you could hear a song and your mind jumps ahead..» (Chronicles, p.51)

Je ne sais pas si, comme l'affirme Larose, « nous n'avons plus besoin de poésie depuis qu'elle s'est réalisée dans le rock». Mais toujours est-il, comme dirait l'autre, Bucky pour ne pas le nommer, je recevrai mon nouveau fix du plus grand poète de notre époque le 14 novembre qui vient à Boston.

D'ici là, il est à souhaiter que je puisse compléter la lecture de Chronicles, volume one (2004) que m'a justement passé Bucky. Un très, très bon récit qui se fait à pied. C'est le récit d'un artiste fraternel, whatever he could be through his own destiny.

L'Armée du crime débarque à Montréal


Note : Rien à voir avec le crime organisé à l'Hôtel de Ville!

L'Armée du crime
en avant-première au
Cinéma Impéral · dimanche, 8 novembre, 17h
Un film de Robert Guédiguian. Dans Paris occupé par les allemands, l'ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d'un groupe de très jeunes juifs, Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France qu'ils aiment, celle des Droits de l'Homme. (Voir).

Cf. sur Train de nuit

Aussi, en 'rafale', mais pour la charge poétique et pédagogique qui est advenue jusqu'à nous :
voir
la lettre de Michel Manouchian à Mélinée, le poème hommage d’Aragon Strophes pour se souvenir, L'Affiche Rouge, puis la chanson éponyme de Léo Ferré.