Une des chansons de Robert Bob que Michael Thomas Gurrie m'a apprise...
Grande complicité entre les deux géants.
Don't think twice, it's all right
It ain’t no use to sit and wonder why, babe
It don’t matter, anyhow
An’ it ain’t no use to sit and wonder why, babe
If you don’t know by now
When your rooster crows at the break of dawn
Look out your window and I’ll be gone
You’re the reason I’m trav’lin’ on
Don’t think twice, it’s all right
It ain’t no use in turnin’ on your light, babe
That light I never knowed
An’ it ain’t no use in turnin’ on your light, babe
I’m on the dark side of the road
Still I wish there was somethin’ you would do or say
To try and make me change my mind and stay
We never did too much talkin’ anyway
So don’t think twice, it’s all right
It ain’t no use in callin’ out my name, gal
Like you never did before
It ain’t no use in callin’ out my name, gal
I can’t hear you anymore
I’m a-thinkin’ and a-wond’rin’ all the way down the road
I once loved a woman, a child I’m told
I give her my heart but she wanted my soul
But don’t think twice, it’s all right
I’m walkin’ down that long, lonesome road, babe
Where I’m bound, I can’t tell
But goodbye’s too good a word, gal
So I’ll just say fare thee well
I ain’t sayin’ you treated me unkind
You could have done better but I don’t mind
You just kinda wasted my precious time
But don’t think twice, it’s all right
D'entrée de jeu, Normand Guilbeault à la contrebasse. Cela est notable.
L'extrait est tiré du spectacle Kanasuta que j'ai vu au défunt Spectrum de Montréal (j'étais entré en même temps que Michel Chartrand, c'était quelque chose). Spectacle mémorable.
La maison est ouverte
Prends le sentier
derrière les jalousies des villageois
Le vent d'une seule main
y secoue la forêt.
À la montagne, mets des ailes
Au mur, pense à elle
Le diable fera claquer ses doigts
et quand tu entendras le hurlement
du loup tranchant la gorge du chien,
tu verras alors les étoiles précises
des feux sur l'autre rive
La lune arrêtera sa course
C'est le signal. Traverse.
La voie est libre comme toi.
Je t'envoie l'escorte de vierges.
Le mot de passe :
" Né pour aimer. "
Ils versent un pauvre miel
sur leurs mots pourris.
Ils te parlent de pénurie
et sur ta faim, sur tes amis,
ils aiguisent leur appétit
Leur haleine brûle l'air
comme la chaux
sur le pain
La beauté que tu oses ,
ils la saluent encore
d'un grognement de porc
fouillant dans l'auge.
Ils ont raison
comme des cadavres
et la vie les a coulés
Ils ont tout
mais ne sont
que le ciment du havre
Toi qui marches sur les tessons
du concret,
viens boire cette bouteille
pleine de clarté,
coulant comme un secret
sur les lèvres des amants
Sous l'aile du huard
Le lac a calé
C'est le moment
Ce que tu trouves,
tu le gardes pour toi
" Ce qui n'est pas donné est perdu. "
N'entends-tu pas battre ton coeur
dans le sourd tambour de la terre ?
Nous sommes les bêtes noires de l'ennui
C'est toi mon pain béni
Nous sommes la prairie,
le feu, le vent
Et nous sommes vivants
Il est temps d'apaiser
cette fleur de la peur
qu'on appelle le monde.
Nous sommes cueilleurs,
le fruit est la Loi.
C'est nous le roi
et tout est là
Le reste meurt ailleurs
au fond de voûtes carsidérales
Un chant millénaire monte dans l'air
La lampe, le lit, la nuit t'attendent
Viens voir jusqu'où
le ciel peut couler
quand la terre est une offrande
Et sur la nappe de toile
tendue comme une voile,
un navire de paix
La maison est ouverte.
Les femmes-corsaires
ont mis le feu
aux galères de la nuit,
l'armateur aux fers
j'éteins le phare,
la fanfare dort
On peut parler.
Paroles: Michel X. Côté, Richard Desjardins. Musique: Richard Desjardins 1998 "Boom boom"
Faisait beau et chaud à matin, mais je ne savais pas encore que je porterais aujourd'hui mon t-shirt Bori. Bien oui.
Je ne savais dont bien pas qu'en parcourant mon Devoir de ce vendredi dans le métro, je tomberais sur une interview de Bori!
Comment est-ce que j'aurais pu imaginer qu'en sortant du bureau, d'une petite course à l'autre, j'aurais le goût de m'arrêter bouquiner quelques minutes, pis qu'après avoir balayé quelques rayons je m'accrocherais les pieds dans l'étal des CD, que je repérerais tout de go le tout dernier, le tout chaud deBori?
Fa que ça été une vraie belle Journée d'enfer. Mais par exemple, pas encore eu le temps de déballer le cadeau ni de prendre la température...
Je publie aujourd'hui le 1501e texte sur Train de nuit qui célèbre son 7e anniversaire.
Bien sûr, les blogues sont passés de mode et l'envie de souligner un anniversaire reste une manie toute personnelle. Bon! Ne « rejetons pas l'idiosyncrasie des individus », avait dit un jour en classe Georges Leroux.
Le 2 mai 2008, on renvoyait au blogue des chroniques d'Oneiros que je suivais alors avec grand intérêt. En lien avec ces historiettes remplies de boucane, j'avais publié cette ligne un peu tord brûle sous le titre La cicatrice des rêves et qui fut par après incluse sous une autre forme dans le recueil des Poèmes cannibales (2008) : « Or jamais je ne croirai que la mousse de l'ombilic des rêves pourrait s'oublier dans la chute d'un lapsus au point où l'esprit des mots se liguerait en un symptôme définitif de la voix. Comme à bâtons rompus. »
En 2009, je signalais l'anniversaire du jeune Train de nuit en retournant aux sources de l'émission Train de nuit (sur Radio Centre-Ville) avec Sylvain Legault. Un extrait d'interview avec Danielle Martineau était publié dans ce message. En le revisitant je me rends compte qu'on n'y a plus accès, le serveur ayant discontinué de soutenir les vidéos.
Le 2 mai 2010, les pommiers dans ma cambrousse étaient en fleurs. On y trouve un Rapport du jour! À preuve cette photo d'une branche de fleurs de pommes duchesses. Discrètement, on voit posé sur la table un recueil de poésie de Michel Garneau : Discrète parade d'éléphants. Tout se tient!
Photo Jacques Desmarais, 2 mai 2010.
Les cerisiers n'étaient pas en reste pour inaugurer le temps des chenilles à venir « ... les allées de murets en pierres des champs y sont bel et bien bordées de cerisiers sauvages en fleurs au goût si prononcé de sucre et de fille. “Mais il est bien court le temps des cerises... ” Il y a aussi des petits papillons de couleur blanc cassé qui survolent le jardin, signe que la pyrale est en train de pondre. C'est ça qu'elle a dans la tête, la pyrale des prés : le temps des chenilles. »
Le 2 mai 2011, c'était soir (décevant) d'élections fédérales et on parlait d'oranges.
Le 2 mai 2012 Lignes de vie s'ouvrait sur un texte du poète Michel Garneau :
«...ne me fera jamais croire noirceur qu’on finit par trouver mieux qu’ici à vivre et que mourir n’est pas entièrement mourir, non jamais, jamais ne sera plus la lumière, jamais plus la profonde merveille de voir crûment, purement, concrètement, avec ses yeux. » — Michel Garneau, Sextine du mécréant.
Mais c'est le 6 mai 2012, printemps érable oblige, qu'a été publié sur ce blogue (dont la fréquentation demeure confidentielle) le renvoi à un article de Georges Leroux sous le titre Oui, un autre Québec est en marche, et qui est devenu « le plus grand succès » de lecture de tous les temps — sur Train de nuit.
Viens grâce aux superbes photos de Sylvain Legault qui m'a donné la permission de les embarquer sur le Train.
Photo JD. Sylvain Legault.
Ça se passait au Dièze Onze, vendredi soir le 26 avril dernier.
Yannick Rieu remettait sur la petite scène du resto-jazz-bar de la Saint-Denis son interprétation du très pascal A Love Supreme de John Coltrane qu'on avait vu lors de la création de ce concert au Centre d'arts d'Oford en juillet 2011. Flanqué de François Bourassa au piano, Guy Boivert à la contrebasse et de John Fraboni à la batterie.
Revoir l'exécution de ce chef-d'oeuvre dans un petit bar permet une proximité plus vive avec « la sueur » et je dirais l'emportement des musiciens. Magnifique concert tissé serré par un jeu d'équipe impeccable laissant à chacun des musiciens suffisamment de place pour créer des échappées intenses et colorées qu'on garde en mémoire. Pour sa part qui est centrale, j'oserais avancer qu'on perçoit dans l'approche de Coltrane par Yannick une ligne de blues un cran plus vive, des plus senties, ponctuée de paroxysmes qui viennent se casser comme des vagues pour mieux nous faire plonger au coeur de la suite.