29 mars 2007

Nuit, train, caverne, nains et parallèles


De source fiable (Noémie, ma fille, m'a téléphoné de Colombie la Brit.), je vous annonce que les ours noirs de Whistler, qui sont bruns parfois, sont sortis de leur caverne. Ils ont rêvé tout l'hiver de poubelles à tous risques et de vies d'ange sans déficit pour l'avenir des générations, pour les siècles et les secs. Pensez-vous?

Nous rêverons encore, pauvres mouillés de l'histoire, d'un pays réveillé qui soulève les montagnes endormies. L'auto momie à quatre silencieux, limousine assurée du patronat sans mot fleur qui pétarade dans les coupures des vraies affaires du vrai monde alors que le prix du baril de vérole du faux monde a lucidement augmenté de deux piastres hier, que c'est c'est? Que c'est que c'est ça la vie sans devenir soi ensemble?

Nous rêverons éveillés comme des perdus, comme des pas perdus dans l'écho d'une gare qui nous attend... Comme la certitude de vivre autrement. Direction : ça dépend. Attend. Assis. Un zigzag. Tiens : une étoile. La Grande Ourse! Un train rempli d'octaves, un printemps de Louvain. Nous excavons la nuit et son béret. Le chaudron déborde. Nous entaillons la cannelle du jour gris. Que restera-t-il de nos zamours? Un coup de circuit? Un exposé comique sur la Rivière-du-Loup? L'Union-Nationale à cheveux longs jusqu'à nos pensions Veldère? Un train de vie envié sur toute la terre pelletée à l'os ?

Où allez-vous, Papa loup
Chapeau mou, médaille au cou
Vous a-t-on nommé shérif
Des montagnes et des récifs ?
- Félix Leclerc, La mort de l'ours

10 commentaires:

Jack a dit...

Remarque de l'auteur qui vole bas : le présent texte n'est que friction. Toute ressemblance éventuelle avec des commentaires politiques réels ne peut être que le fruit du hasard nécessaire.

Karo Lego a dit...

fameux jack va...
et quand on pense que le produit dérivé en plastique de cette vérole se ramasse par année aux abords des océans par 6 tonnes, on s'étonne ensuite que les ours se réveillent affamés de poubelles.
y'avait comme ça un ours c't'hiver, me souviens plus dans quelle contrée, qui s'est réveillé avant son temps, tant la température était douce. Mais paraît-il que l'ourson sympathique développe chaque hiver, une membrane spéciale au museau, cela afin de ne pas être attiré par les suaves odeurs de café des zumains. L'ours était donc allé se recouché, complètement perdu, comprenenant plus rien, comme nous les zumains quand on dort trop longtemps pour la sieste d'après-midi.
pauvres zumains, la membrane à va tenir combien de temps? Il faut qu'à tienne sans quoi on va exterminer la race avant de s'assagir sur notre rythme con...

ps: ce texte n,est que friction. Toute ressemblance avec des frustrations zumaines et autres dénonciations n'est que le fruit du hasard nécessaire:)

lamber Savi a dit...

d'ailleurs je suis moi même un ours , résistant à l'invasion des poubelles , l'ivers s'en va et je m'étire ,
"Nous excavons la nuit et son béret" j'aime ça !

Jack a dit...

Normal pour un Français d'aimer les bérêt! (sourrire)

Jack a dit...

Caro, à mon retour du Brésil, je me disais : si seulement on avait des médias qui nous font vraiment voyager sur le globe, qui retracent les Québécois partout dans le monde afin qu'ils nous parlent avec nos propres antennes de la situation qui prévaut sous leurs yeux. Tout arrive atomisé au coton dans les grandes «chaînes» de l'indéformation et on ne fait guère de liens entre les faits exposés du quotidien de l'humanité. Je suis convaincu que les humains sont menacés. Le cynisme autant que la légèreté arc-en-ciel bonbon doivent prendre le bord pour contrer les droites de l'Occident qui multiplient les sources d'empoisonnement généralisé. Facile à dire, bien sûr.

Anonyme a dit...

Nuit, train, caverne, nains et parallèles
Est-ce que c'est la version quebecoise de "cigarettes, whisky et p'tites pépées" du regretté Eddie Constantine ?
Blague à part, j'aime beaucoup la phrase "Ils ont rêvé tout l'hiver de poubelles à tous risques et de vies d'ange sans déficit pour l'avenir des générations, pour les siècles et les secs".

Jack a dit...

Salut le rimailleur! Sais-tu que Cigarettes, whisky et p'tites pépées est un film dont l'ambiance a littéralement soufflé mon imaginaire? Ce film en noir et blanc dont j'ai oublié l'histoire, mais pas l'air de la chanson ni Constantine avec son français cassé, son sourire balafré, c'est comme une traînée de verres qui tintent et qui ont allumé en moi le goût du cabaret. C'est vrai tout ce que je te raconte. Vu à la tv quand j'étais gosse et après, pendant des mois, j'ai joué au cabaretier. Je pense que je joue encore à cela en rêvant à la scène. La vieille cave de la maison en campagne, murs de pierres, plafond bas, sol en terre battue, servait d'alcôve un peu louche à mes boucanages. À cette époque, il y avait plus de pow pow que de pépées, entremêlés avec des sauts de cowboy et l'esprit de Rintintin.

Karo Lego a dit...

se faire parler avec ses propres antennes...
ouias... il me semble que ça fait belle lurette qu'on se parle à travers une antenne nommée "étiquette à membrane encéphale dans le formol"!! ppoayaahpoauhahah oui, il m'arrive de pencher parfois encore et un peu trop du côté de cynisme. Mais fort heureusement, avec une bonne dose de pureté existante en moi et la furie de Lego tête dure, ça ne dure pas trop longtemps, je me retrousse les manches et je fais ce que je peux dans mon entourâge.

;)

Tommy a dit...

c'est mon animal totem, l'ours.
Ça va faire trois ans que j'en ai pas vu.

Jack a dit...

T-rex, tu sembles en avoir vu souvent. Moi, une seule fois. Au Nouveau-Bruswick. Un petit pas du tout de bonne humeur. Y chantait pas Paquetteville! Paquetteville!

Caro, la solidarité est la clé mais la serrure est capital à double clés. Sachant cela, on élèves-tu des cochons pour le Japon ou bien si on fait la danse du bacon? Comme t'en a manqué un boutt en rapport à la campagne électorâle, sache que la danse du bacon vient de Rivière-du-Loup. Quand Mario va prendre une à bière à Cacouna, y dit qui fait la danse du bacon. Le Chef de l'opposition Off ficelle peut toujours ben pas dire qu'il va aux danseuses, pas vrai? Suis-je ici un peu cynique?