16 octobre 2011

Pierre mauve



Crisse la craie  
en dessous du noir
de l'air du temps
et par-dessus l'attente
qui coule
sur les bidonvilles hurlants
du monde
je tiens ta main
je tiens ta main
volcanique
j'entends
ton coeur
qui s'agrafe
aux mots qui sifflent 
sur la peau triste
de la foule 
ça murmure aussi, ça confiture
ça chante, ça sacre en sacrement!  

J'ai oublié ton vieux chandail 
et mon jacket bleu sur un banc
à New York, aujourd'hui.

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Note : Remétissage d'un texte.  Les commentaires de Nina et Super K n'ont rien à voir.  Mais je ne peux pas les effacer.  Je les garde.







4 commentaires:

Nina louVe a dit...

ô...?!

oh.

La v'la qui Vibre ta pouézie
en ce retour à mars Québec
Jack

Train de nuit reprend les rails et nous on glisse.

Ça fera du bien d'aller lent, d'aller vite, d'aller simplement sur tes carnets pelés, comme sur tes pouaimes.

Welcome hôme !!

Jack a dit...

Ô...! Merci. Fidèle Nina.

superk a dit...

troublant ces poèmes de rupture. malgré mes estudes, je ne puis m'empêcher de faire des rapprochements entre l'homme et le poète, et j'espère que l'homme et le poète sont réconciliés, et que ce n'est que fiction.

Jack a dit...

Merci de ta sollicitude, Superk. Je ne sais pas quoi répondre. Je pense avoir très peu écrit au je. C'est même ma marque de commerce. Même quand c'est je, ce n'est pas tout à fait je. Mais il arrive parfois, en effet, que je veuille porter le masque de la friction. L'homme et le poète alors marchent et se défont côte à côte. La fiction dépasse les ombres.