17 novembre 2013

Excavation 2 - La houle aux mains noires


Entre les rets
de l'occupation,
sous les portes closes
des petites maisons
en rangées,
comme en amont
de tant de corps
bombardés, 
tombés frais
par intervalles
réguliers
des corniches
de la nuit d'avant,
l'océanne de jais
viendra se glisser 
dans son moïse  
pour copuler
comme une lionne
avec les ombres défaites
les rideaux mal tirés,
les plis de poussière 
et les croix d'entretoises 
des barreaux échappés
sur les murs lambrissés
de la chambre
qui décollent
du jour sidéral

pour la suite du monde
aux museaux furtifs 

mais si lentement... 
le détachement
l'engourdissement
l'évanouissement

l'enterrement
simulé

les éclats 
d'éblouissement
de l'autre monde

et puis

l'oubli 

le blanc 
qui se lamente
entre deux vagues
dans la disparition des traces

le blues ombilic de la naissance sur fond de sol
remué jusqu'au vertige du mal de mer. 




2 commentaires:

Anonyme a dit...

Subjectivité
lecture de
votre texte
traduction
d' images
de ce qui pourrait
en son début
ressembler à la
description d'un
temps de désastre
mais non
le voile se lève
les ressentis s'effacent
pour laisser place
au blanc de la vague
à nouveau mer d'huile.

C'est inédit de parler
ainsi, splendide.
beaucoup en seront jaloux

Anneaux Nîmes

Jack a dit...

Merci!