11 novembre 2015

Saint-Ours









Espèce de criquet barbelé 

aux prunelles d'avoine

avec l'impossible silence


marcher sur la tête 

barbouiller

torse nu

sang 
plus loin 
que l'étourdi 
et le chambranle

l'écuelle choquante
l'homme égrené, 

sa chair
sous la pluie, 
salive, 
sa vie
gravée

caverne 
hurlante


Photo : oeuvre de Mentor Chico, Éjaculation, 1995.


4 commentaires:

Pascal Perrot aka Poetic Gladiator a dit...

Un texte qui a de la poigne, du coffre et de l'envergure. Résolument moderne, mais sans jamais céder aux douces sirènes de l'hermétisme. Une somptueuse éjaculation de métaphores puissantes. Votre non-semence éclabousse les vitres du ciel. Vos larmes fertilisent les terres du Verbe majuscule.

Nina louVe a dit...

fort, poignant.

jack a dit...

Merci, lecteurs attentifs et généreux.

Jack a dit...

Reprise assez élaguée d'un texte de 2007. Je conserve quand même les commentaires élogieux qui précèdent et qui me furent adressés en écho de la première version fort différente de celle que je partage aujourd'hui, 10 novembre 2015. Que mes amis d'alors ne m'en veuillent pas si d'aventure ils repassent par ici.