06 janvier 2017

Apostrophe

Texte de septembre 2007, reprisé.


Photo : Cyrille Weiner/Tangophoto d'après un dessin 
d'Ernest Pignon-Ernest, musée Rimbaud, Charleville-Mézières, France.

Traces de foin volageur 
sous le soleil traîneux des Ardennes
entre les mots drus, grugés, piquant la langue
Négrillon de chagrin sur le dos d'un enfant
Le poète écrit en chrétien au dieu Leilah :
« Mes affaires ne vont pas si mal sauf que là
Je n'ai même jamais connu quelqu'un qui s'ennuyât
autant avec les catins des soirs bleus d'été »
Liqueurs, cotonnades, soieries, vierge café
C'était Monsieur le foudroyé!




2 commentaires:

Anonyme a dit...

Je vous remercie de retirer le crédit photographique,
étant donné que la photographie est recadrée à 90% et qu'il ne reste que l'oeuvre d'E. Pignon Ernest.

Ou alors merci de présenter cette photographie sans aucun recadrage

cw

Jack a dit...

Cher cw, votre photo est très bonne et je suis désolé si le recadrage dans mon humble Train de nuit a pu vous offenser. Le contexte original de votre photographie est à mille lieux de mon propos. Je cherchais une gueule indépendante, différente de celles que l'on voit habituellement. Je cherchais un Rimbaud qui ne fut pas délayé, encadré, encagé parmi les bustes à touristes reproduisables et les planchers cirés. Mais on ne pouvait tout de même pas le laisser à l'air libre ce gamin qui traverse à pied les siècles. Je restitue toutefois votre photo de bonne grâce. Merci de me la passer. Merci surtout de votre visite!