19 avril 2017

Psyché & Gin Thuya

Au téléphone, avant-hier, une proche s’est informée de ma santé trouvant ma voix éraillée. Cela m’a surpris. Je ne m'en étais pas rendu compte. Le lendemain, je me suis levé avec un mal de gorge. Ce qui court. Et aujourd’hui, j’ai un mal de pluie. Le supposé voyageur est resté chez lui loin des étourneaux sansonnets à se poncer de gin thuya, à chercher dans le vague la citation « la plus meilleure » au pays. Un ami parmi les plus rapprochés m’a dit l’autre jour que je sonnais militant en mes pages FB. Cela m’a surpris. Un peu tout de même en comparaison de celles et ceux qui tiennent le fort et que j’admire.  Pas tous. Le lendemain, j’écrivais un communiqué politique qui sera publié, ou non. Mais pourquoi donc, en effet, tous ces personnages en soi qui s’infiltrent, qui nous échappent dans le perdu glissant des pronoms personnels, dans le grain même de sa propre voix? C’est peut-être le grand fond du tonneau de Miss Psyché, comme dirait l’autre, le théâtre qui remue ses masques, celui qui fait mal, celui qui fait rire. Un fou dans une poche, j’aime bien mieux celui qui fait rire, celui qui ne fait pas exprès. Mais là, à part le reste, je suis enrhumé, c’est sérieux!

« Que c’est curieux de monter sur la scène pour enfin être seul dans le monde », écrit Quignard dans Performances de ténèbres.

« Dans la tête des hommes, il y a des empires », chante Raymond Lévesque.

Photo Jacques Desmarais, Vers St-Laurent, Montréal, 19 avril 2017.

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