19 septembre 2008

Voyageurs se rendant à Cuba








Recommandations de Yoani Sanchez de La Havane :

«Those who have plans to travel to Cuba in the coming months and would like to show their solidarity by helping, I recommend bringing in your luggage a few kilograms of supplies to deliver directly to the victims. While anything can help those families that have lost their possessions, there are certain things and resources that are a priority.

  • Water purifying tablets.
  • Vitamins, every kind of painkiller, thermometers, band-aids, oral hydration salts, disposable syringes, cotton, medicinal sprays for asthmatics, aspirin, paracetamol and suture thread.
  • Clothing of all kinds, including underwear and shoes.
  • School supplies, especially notebooks and pencils.
  • Rechargeable batteries, flashlights and portable radios.
  • Toiletries: soap, toothpaste, shampoo and toothbrushes.
  • Baby clothes and things for babies. Remember that babies have been left without even a bottle.

(...) It is always preferable, whenever possible, to deliver the aid directly to those in need. Personal delivery or sending things through friends is the most secure.»


À Montréal, Antillas-Express offre des services financiers et de livraison.

photo : jd

18 septembre 2008

Enfants de Cuba







«Les problèmes auxquels sont confrontés les enfants à Cuba

* La carence en fer est élevée chez les femmes enceintes et les enfants de moins de deux ans. Dans les provinces de l'est, environ un tiers des enfants de moins de deux ans souffrent d'anémie. Cuba accuse l'un des taux les plus élevés d'obésité en Amérique latine pour les enfants qui n'ont pas encore l'âge d'aller à l'école.
* L'incidence du VIH/SIDA est faible et en déclin. Les enfants représentent moins de 1 pour cent de tous les cas de VIH/SIDA.
* Les décès dus aux accidents, comme les accidents de la circulation ou les noyades par exemple, sont les causes principales de la mortalité infantile.
* La couverture relative à l'assainissement est au-dessus de 98 pour cent au plan national alors que l'accès à l'eau salubre se situe à 95 pour cent dans les zones urbaines et à 78 pour cent dans les zones rurales.
* Les taux de scolarisation s'élèvent à plus de 95 pour cent (net) avec 99 pour cent des élèves atteignant le niveau de la cinquième année d'école primaire ou plus. »

Source : Unicef

Photos : jd.

Urgence humanitaire à Cuba et Haïti

Dans Le Devoir de ce matin, Hervé Fischer résume l'urgence de la situation dans les deux îles des Caraïbes, Haïti et Cuba, suite aux «ours à gants» en série qui ont dévasté cette région.

En ce qui concerne Cuba, « (...) les dommages sont évalués à 5 milliards $US. Les inondations ont détruit beaucoup d'infrastructures ainsi que les récoltes. Près de 400 000 maisons ont été gravement endommagées et près de 70 000 entièrement détruites. On ne compte heureusement que sept morts, grâce aux mesures préventives de protection des populations, mais plus de 200 000 personnes sont sans domicile et beaucoup d'autres familles ont dû trouver des refuges temporaires. »

D'autres sources précisent que plus de 135.000 hectares de cultures ont été ravagées.

Si l'aide internationale est acquise pour Haïti, l'inique blocus américain envers Cuba aggrave la situation.

« Il est urgent de nous mobiliser. Chacun de nous peut apporter son aide, selon ses moyens. Le plus rapide et le plus simple, ce sont les dons d'argent. Les consulats d'Haïti (% 514 499-1919) et de Cuba (% 514 843-8897/843-7559/843-7862), à Montréal, fournissent les informations requises. »

Il y a aussi une pétition en ligne (en anglais seulement) qui circule sur le WEB.

17 septembre 2008

Plaza de la Revolución





Un Canadien errant, Place de la Révolution, Habana... (Ne pas faire attention à l'inégalité de mes bas!)



La Place de la Révolution était vide comme la Place Rouge de Nathalie. Nathalie! Mais, pour moi, c'était Lybia, l'accompagnatrice aux yeux pers, français impeccable...


Alors que Cuba est en mode du «socialisme en pyjama», alors qu'à tous les jours la télé locale montre à l'écran une citation silencieuse dite «Réflexions», avec le visage en gros plan d'un Fidel pensif, vieux et sage, La Place de la Révolution, absolument vide un lundi matin, baignée de soleil tropical, se rappellera des discours-fleuves d'un acteur politique, ô grand miroir, qui aurait pu devenir un joueur de baseball professionnel.

Photos : jd et Tit-Pit Molson.

15 septembre 2008

Cuba libre, amours libres?

Ce que j'ai entrevu, entendu, deviné...

Derrière son charriot, la jolie femme de ménage ne manquait pas une occasion de me faire la jasette dans les corridors à aires ouvertes de l'hôtel. Parfois, les touristes canadiens ou québécois laissent des pièces de monnaie canadienne comme pourboire. C'est correct. Mieux sans doute que les Européens (en majorité des Allemands, suivis des Italiens, Français, Russes, Bulgares, Serbiens, Hollandais, etc.) qui, au bar ou dans les salles à manger, ne sont apparemment pas très typeux. Cependant, les huards obligent les employés cubains à courailler les touristes pour les changer en pesos convertibles. Selon la loi cubaine, cela est illégal.

Le peso décapotable cubain (CUC) gobe autour de 17 % de la valeur du $ canadien! Il vaut environ 25 % de plus que le vrai peso avec la face du Che dessus (moneda national ou MN). Le salaire moyen mensuel tourne autour de 15 pesos.

À présent, le Cubain ayant dans ses goussets des convertibles a accès aux boutiques plus luxueuses conçues pour les touristes. J'en ai vu une ornée de belles vitrines à La Havane. Il pourra donc aller en marge de son carnet de rationnement pour se payer du « luxe ». Il peut aussi, quand cela est possible, s'approvisionner chez
« l'habitant » qui a le droit de vendre au marché une portion de sa récolte.

(Sur la « schizophrénie » du système monétaire cubain, cf. le texte From de same pochet, 7/02/08, de Yoani Sanchez)

Pour les ménages et les tout seuls, ce n'est toujours pas le Klondike au regard des efforts à consentir pour joindre les deux bouts du bout de jouet. Mais exception faite de la capitale où l'on croise des âmes qui divaguent sans bouée, on aperçoit peu de tout croche. Et malgré les restrictions persistantes et des frigos vides, les Cubains sur la rue sont pour la plupart resplendissants comme des sous neufs, si l'on me permet cette indélicatesse.

Cependant, on comprendra que des actes de Dieu le Père qui envoie ses fils Gustav et Ike se battre à mort sur les toits des maisons, dans les champs, déracinant au passage fromagers, palmiers et pylônes, s'ils sont moins sanguinaires que chez le très démuni voisin Haïti, entre autres parce que l'organisation civile et militaire fait ici visiblement des pieds et des mains pour protéger la population, ces actes de chien (God, dog...) sont des coups de poignard pour le Cuba qui manque déjà de moyens dans la vie « normale ».

Il n'y a pas juste le Venezuela qui devrait s'empresser à offrir aide et solidarité à ce très proche ami! Mais Step Artper ne s'appelle pas PET! Et puis les Québécois qui s'apprêtent à voter bleu, peut-être qu'ils s'en tabarouettent. De la niaiserie organisée des puissants et des puissances mondiales!!!



Récupération au lendemain du passage de Ike.
Le bois de palmier, c'est zéro, caput, fini, m'a dit cet ouvrier à la scie mécanique.



C'est ainsi qu'un matin, la femme de ménage chummée avec moi demanda si je pouvais lui changer un dollar pour un peso. Curieuse, elle s'informa aussi du numéro de ma chambre. En localisant laquelle il s'agit parmi les centaines, elle fit : Ah! Et elle m'envoya une flopée de becs avec la main. J'en ai déduit que j'étais un bon chambreur, propre de ma personne.

Un autre jour, elle s'informa si j'avais une amiga? Ah!

Taduction libre : « Ici, à Cuba, pas d'amiga sans pesos! »

Dans toute la noirceur du monde, voilà qui est clair.

À suivre...




Le taux des divorces à Cuba frise les 70 %.
Photos : jd

14 septembre 2008

Le soleil a plongé!


C'est ainsi que, si, j'ai vu le soleil plonger dans la mer agitée, hier au soir, vers 7 heures et quart! Plouc! D'un coup sec. Bonsoir. On tire les rideaux. Et ces yeux de turista qui au fond ne voient rien, avec ce spanish de survie, pas même les vrais ours à gants, encore moins les ruses raouldiennes du bonhomme sept heures de la « gauche pyjamas », cha, cha, cha ; il fallait bien se les ramener avec quelques cristaux de salin pour refaire ici le petit train-train du monde.
..





















Photo : jd.













Photo : Seb Lecomte, Varadero, 13/09/08.


07 septembre 2008

Raides!

Raides sont les vaques - pas d'accent -
a six heures moins le quart,
a Varadero

je m'en mefie depuis celle de Bahia
qui m'a esquinte
un genoux
pour la vie

mais c'est bien juste pour dramatiser
raides sont les vaques
sucrees salees la vida

n'empeche que l'alerte est donnee
Ike fera pencher les cocotiers
demain soir

j'aurai au moins mis les pieds
a La Havane
avant que le vent m'emporte.

Diner avec Mehrie
elle m'a dit : Je serai la Cubaine de tes ecrits
j'ai dit si si
tes rescettes vont y etre
aussi

Une prochaine fois
je vous ferai part de sa merveille
de pelures d'oranges
ou de pamplemousses
bouillies jusqu'a la tendresse

les accent me manquent ici
mais I love Cuba

je porte fierement un t-shirt rouge
des Canadiens
pogne hors taxes...

Je ne me relis pas.

01 septembre 2008

Le prix Arte y Pico

Je croyais que le prix Arte y Pico n'était décerné qu'aux femmes... Ça pas l'air que chez les Carolinades on pense de même puisque c'est de là que m'échoit si gentiment le prix. Je suis, en effet, picoté à mon tour.

Je vais mettre le trophée (un ange pas de top) bien en vue sur la bibliothèque à côté du prix du meilleur rendement qu'on m'a promis avant de partir en vacances!


Arte y pico


Bien sympa cette chaîne de blogues qui vise à semer un peu de reconnaissance de par le vaste monde. Mais cela créé aussi son petit tribut d'obligations que je m'empresse à remplir illico, vu que je ne suis quand même un casseux de veuillées. Allons-y dans l'ordre :

* Le prix Arte y Pico nous vient d’Uruguay, créé par Eseya, une artisane qui fabrique des poupées de lainage.
* Merci à la trotteuse Karo d'avoir pensé à moi avec de si bons mots. Son univers se résume d'entrée de jeu à cette image d'un fauteuil vert planté en plein chant qu'elle vous assigne dans le style : envoueille, assis-toi qu'on s'parle? Karo écoute, vous écoute avant de parler. Ça, c'est rare. Reste que son écheveau de mots à elle est immense. Ces temps-ci, elle se tient avec les Lyons à qui elle enfile ses Tricots sacrés.

Je te « vautrai » cela en quelque part, Karo Legault! (Elle est habituée avec mon humidité, je veux dire mon humour!)

* Now, sortez les baguettes et les trompadours : À mon tour de remettre le prix Arte y Pico, tel que le stipule le « concours », à :
(version en anglais ici)

de Yoani Sanchez, la blogueuse la plus dans le vent à La Havane.



Mais on a beau être dans le vent, prendre la parole, aller plus loin que son nombril, plus loin que tous les ombrés qui ne tiennent pas trop aux surprises de la voix personnelle, cela demande énergie et courage.

Je connais peu Yoani Sanchez dans ses « localités » particulières, mais il me semble que son blogue fait partie de tout ce mouvement actuel de la révolution de la parole indépendante (suis-je éberlué?), cherchant à diminuer les écarts entre nos idéaux de liberté et la liberté réelle, incarnée dans nos pays, dans nos bouts de quartiers ou dans nos rangs respectifs.

Il faut voir ce temps qui a, à mon sens, peu à voir avec le romantisme entendu comme expression de soi à tout prix, humeurs sans fond, bobos et rebelles. Quelque chose de plus grand nous porte, nous dépasse. Et c'est à travers la parole humaine quotidienne, diverse, le slam, les photos des gens de quartier, les billets qui se tiennent debout dans les journaux et les blogues, les dialogues, la leçon bien ciselée du professeur qui sait la fragilité des humains et leur développement à long terme, c'est le geste du député qui s'enfuit du parle-ment avec son siège pour aller siéger avec le peuple, ce sont les manifestations empreintes d'urgence comme celles déclenchées présentement dans le milieu des arts par les coupures de l'impertinente Verner, une espèce de béni-oui-oui qui, elle le claironnera, « livre la marchandise », conservatrice de varices avaricieuses... Mais je m'éloigne. Ou plutôt, je me rapproche de ce que je souhaiterais dire à Yoani qui tire son prénom de la période yaya yagouri spoutnik de Cuba.



Je suis tordu de pleurs en espagnol, mais je vais quand même écrire à Mme Sanchez.

Yo m' llama jackyboy, Montréal, Québec.
Estaré a Cuba la próxima semana.
J' tenga un blog que s' llama Tren de Noche (poesía, jazz, slam).
J' decidieron volverle a poner este precio. Aunque conozca poco su blog, reconozco
d' golpe el deseo de transformar el diario (...) Mis saludos fraternales.

*

Quand vous êtes à votre tour « picoté », voici les règles à respecter:

-1/ Vous devez choisir le blogue que vous estimez mériter ce prix pour sa créativité, conception, matériel intéressant et contribution à la communauté de bloggeurs, quelle que soit la langue,
.
-2/ Chaque prix doit contenir le lien vers le blogue de son auteur pour être visité par tous,
.
-3/ Chaque lauréat doit montrer son prix et remettre le nom et le lien vers le blogue qui lui a donné,
.
-4/ Le lauréat doit montrer le lien de l'Art y Pico sur son blogue,
.
-5/ Et afficher les règles.

CQFF

Photos, sauf Arte, : Generation y