Montréal, c'est un peu beaucoup une picotée fleurie de toutes les migrations, y compris pour une large part les fils de la courte-pointe québécoise. Dans cette belle envolée de Vézina qui brasse de loin en proche beaucoup d'air, j'y retrouve ma propre histoire.
Dessine-moi un dimanche, Radio-Canada, 4 juin 2017. C'est audible au segment poésie à 9h48.
http://http://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/dessine-moi-un-dimanche/episodes/382524/audio-fil-du-dimanche-4-juin-2017
06 juin 2017
02 juin 2017
Question de climat : qui portera le flambeau?
Qui? Peut-être, entre autres et parmi plusieurs, les citoyens de Pittsburgh!
http://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/midi-info/segments/entrevue/26020/trump-donald-etats-unis-retrait-abandon-accord-paris-climat-pittsburgh-midi-info
Et plus largement :
://medium.com/@ClimateMayors/climate-mayors-commit-to-adopt-honor-and-uphold-paris-climate-agreement-goals-ba566e260097://
http://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/midi-info/segments/entrevue/26020/trump-donald-etats-unis-retrait-abandon-accord-paris-climat-pittsburgh-midi-info
Et plus largement :
://medium.com/@ClimateMayors/climate-mayors-commit-to-adopt-honor-and-uphold-paris-climate-agreement-goals-ba566e260097://
| Photo JD., New York, septembre 2014. |
01 juin 2017
Jouer dans le métro!
Je ne sais pas l'diable pourquoi ni en quel honneur lorsque j'habitais à Sherbrooke l'idée de jouer de la musique dans la rue m'avait allumé un temps. Moi qui suis si peu musicien (en comparaison...) et parfaitement introverti. Mis à part quelques festivals style exposition, ce n'était pas si courant à l'époque dans cette ville où il n'y a pas de métro. C'est toujours resté comme un petit kick. Ben, c'est aujourd'hui que ça s'est réalisé avec mon camarade Jocelyn Villeneuve! Nous avons fait la station Jean-Talon! Nous nous sommes beaucoup amusés. Je te dis que la ruine-babines ça sort en tabarnouche dans les larges allées aux arcades bétonnées! Un vrai thrill. Puis, nous avons rencontré le jeune et gentil Kenso, guitariste hors pair en provenance du Burkina Faso. Il est à Montréal depuis un an. Dans la débrouille. Il nous a introduit au tour de rôle informel des musiciens du métro. Cré Montréal, va!
![]() |
| Photo JD., Kenso et Jocelyn Villeneuve, station Jean-Talon, Montréal, |
Le temps des cerises canayennes
Le Devoir fait état ce matin de la relance « pédagogique » tranquille
du débat constitutionnel par les libéraux de M. Couillard. Compte tenu
de ses convictions fédéralistes et de son objectif ambitieux de résoudre
le conflit de 1982 en amenant le Québec à réintégrer le « giron constitutionnel », le chef libéral ne peut pas ne pas « essayer
quelque chose » d'ici la campagne électorale de 2018. Le texte qui suit
de Jonathan donne une idée de la joute autrement plus viscérale qui
s'annonce en ce Canada de 150 ans, figé comme une momie « pour mille ans » sur le plan de « sa » Constitution, mais qui déjà exhiberait à la face du monde l'avancée fraternelle du post national, selon les vues de M. Justin Trudeau. Il y a peu, le cinéaste André Gladu
résumait bien avec des mots du coeur l'air pourtant vicié sur le plan
des relations humaines de ce pays qui se maintient, hélas, en misant
plutôt depuis trop longtemps sur des divisions multiples entre Québécois
et Acadiens, Canadiens-Français, Anglophones, peuples autochtones,
Métis... Alors que la culture de tout un chacun dans ses expressions
humanistes, dans sa vie même, son devenir soi ensemble , est un joyau,
une gerbe dépareillée à cultiver, à désenclaver... À mon humble avis,
poser l'égalité des peuples et des nations au Canada demeure le fond de
l'air politique qui tôt ou tard va renverser ce régime.
***
Après
avoir vu une conférence extraordinaire et troublante de Sylvia McAdam,
cofondatrice d'Idle No More, et avoir appris quelques minutes plus tard
la stratégie de Couillard pour relancer
le débat constitutionnel, je me dis que la réponse à la "question
nationale" ne vient pas d'un réaménagement corporatiste des intérêts du
Québec au sein d'une structure politique profondément viciée, laquelle
continue d'opprimer les Peuples autochtones sous un régime d'apartheid
de façon éhontée. Le problème, ce n'est pas le Québec qui ne "fite" pas
dans la constitution canadienne, c'est la constitution elle-même. Qu'on
se le dise franchement, nous vivons toujours dans un État colonial, et
la constitution fédérale qui sera renégociée par une poignée de
politiciens professionnels ne sera jamais écrite par les peuples, mais
par les parlements ; nous vivrons toujours dans un régime monarchique
qui continue de piller des territoires non-cédés. À moins de renégocier
toute la constitution avec tous les peuples assis autour la table, ces
rondes constitutionnelles seront un cirque de colonisateurs pactisant un
"nouveau partage des pouvoirs" entre eux. À qui doivent appartenir les
forêts, les mines, les ressources naturelles, les trains, les banques,
la monnaie, etc.? À l'État fédéral, aux provinces, aux firmes
multinationales, ou bien aux communautés locales, aux régions, aux
institutions autochtones? Pourquoi veut-on signer cette constitution, et
qu'est-ce qu'une constitution au fond? Qu'est-ce que ça change dans ma
vie, et qu'est-ce que nous voulons comme société? Toutes ces questions
doivent être sur la table ; pas une poignée de revendications triées sur
le volet, comme des amuse-gueules pour élites libérales. #Étatcolonial #Cecinestpasmaconstitution
***
En dernière heure, la réaction de Justin Trudeau, digne successeur de son père Pierre Eliot, n'a pas tardé : « On n'ouvre pas la Constitution! »
Encore vivant ce Mac, mais tellement handicapé, au coton!
C'est le 1er juin! Les dernières semaines ont déboulé! Du congrès national de QS à l'élection de Gabriel Nadeau-Dubois dans Gouin lundi dernier, sans oublier la difficile semaine de tourmente autour de la décision des membres de refuser le pactole électoral du PQ, il y aura eu mille choses à communiquer. Sans parler de ma cambrousse et de la vie, peuchère! Des malheureuses inondations. Mais voici : écrire désormais avec ce bon vieux Mac qui date de 2008 est devenu une bataille à chaque ligne. Les renvois à ma page FB sont impraticables. La publication de la moindre photo un exercice de contorsion... Bref, je suis là! Tout va bien. L'élastique de l'obsolescence ne sera pas éternellement tiré! Je mets des sous de côté...
Que le printemps vous soit bénéfique et votre coeur léger.
![]() |
| Photo JD, Barcelone, été 2008. |
13 mai 2017
René Lapierre : apprendre à lire, à dire adieu, y penser...
c'est nono à dire, mais lorsque je tombe sur une personne née en 1953, non non, je ne me remémore pas la fin inespérée de Joseph Staline, ni l'invention de tel vaccin, le couronnement de la Reine d'Angleterre, l'anticommunisme de Duplessis, mais je ressens bien ce halo d'attention particulière qui entoure « une saison d'hommes entre deux marées/ quelque chose comme un chant égaré » pour le dire comme Aragon. C'est de la pure idiosyncrasie. Je n'en fais pas une maladie. Peut-être que c'est une manière de fantaisie, comme les petits pois, question d'amadouer le compte à rebours, de mesurer la portion d'air, les signaux de balançoire, les forts dans la neige, les bancs d'école, les tables de multiplication, le mot cul dans le dictionnaire, même si l'on ne se connaît pas. Toujours est-il que j'ai lu ce soir deux textes autour du dernier recueil de René Lapierre, né en 1953, soit Les adieux, Les Herbes rouges, 2017. L'un fulgurant de Benoît Jutras sur sa page FB; l'autre de Jonathan Lamy-Beaupré dans Spirale. Ces deux plumes-là font ma soirée parce qu'elles incitent toutes voiles dehors à lire Lapierre - et me signalent en même temps les trous béants de mon vieux radar datant de l'époque pré-spoutniks.
Néanmoins, de première main, de René Lapierre, j'adore ce texte de conférence repatentée sur la voix, le souffle, l'écriture, le poème, la beauté, la pudeur, l'amour, la discipline, le métier, la résistance, sur toutes les niaiseries politiques féroces et le marché qui réduisent les gens en spectateurs et les empêchent d'entrer dans les œuvres, d'en sortir comme dans une récréation vitale. Construction d'un espace pour la voix.
Néanmoins, de première main, de René Lapierre, j'adore ce texte de conférence repatentée sur la voix, le souffle, l'écriture, le poème, la beauté, la pudeur, l'amour, la discipline, le métier, la résistance, sur toutes les niaiseries politiques féroces et le marché qui réduisent les gens en spectateurs et les empêchent d'entrer dans les œuvres, d'en sortir comme dans une récréation vitale. Construction d'un espace pour la voix.
En passant, spoutnik signifie « compagnon de route ».
12 mai 2017
5 à 7 de Québec Solidaire Crémazie
Mercredi dernier au 5 à 7 de QS-Crémazie, je n'avais certes pas le bon angle pour rendre
justice à toutes ces bonnes gens en visite chez nous et qui se
présentent à des postes électifs internes. La photo prise à la va-vite
capte néanmoins le courant vers le futur député de Gouin...
![]() |
| Photo Jacques Desmarais. Nika Deslauriers, Flavie Trudel, Louise Sarda, Gabriel Nadeau-Dubois, Sylvain Lafreniène, Jean-François Lessard; au club l'Ami-temps, rue Fleury Est, 10 mai 2017. |
07 mai 2017
Dedans le Sud de la Louisiane
J'ai vu au festival Bobines et Bottines à la Maison de la culture Ahuntsic le très beau film du Français Jean-Pierre Bruneau, Dedans le Sud de la Louisiane, tourné en une semaine en 1972. Cela a fait blues accordéon dans mon âme parce que je séjournerai en Louisiane en ces mêmes années, soit en 1974-75. C'est un document unique qui porte la musique, cadre de près les joueurs. On les voit penser, on sent battre leur coeur. Méconnus à l'époque ailleurs qu'en Louisiane - certains musiciens n'avaient jamais été filmés auparavant - , ils sont devenus des légendes. Le réalisateur était présent à la séance. En présentant son film à divers endroits dans les pays francophones, il m'a dit qu'il rencontre immanquablement parmi les spectateurs d'anciens French teachers ayant enseigné en Louisiane, et tous répètent, comme moi, que ce fut une expérience marquante.
Note : ma vieillerie d'ordi s'appuyant sur la canne jugée obsolète de mes fureteurs ne me permet pas d'accéder au partage de la version du documentaire qu'on trouve sur Vimeo. L'adresse suivante mène cependant au document.
https://vimeo.com/85036028?ref=fb-share&1
Sur Youtube on trouve l'intro :
Note : ma vieillerie d'ordi s'appuyant sur la canne jugée obsolète de mes fureteurs ne me permet pas d'accéder au partage de la version du documentaire qu'on trouve sur Vimeo. L'adresse suivante mène cependant au document.
https://vimeo.com/85036028?ref=fb-share&1
Sur Youtube on trouve l'intro :
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