03 décembre 2013

Le son des Français d'Amérique...

Derrière tout ce beau tapage magnifique dans le sens de la liberté, l'inestimable André Gladu.  

Documentaire Le reel du pendu (1972).

 

02 décembre 2013

Récit d'hiver à venir

il y a les sages 
et les mages
qui laissent  
des traces 
dans cette ville 
à cloches d'or

il y a le fleuve bleu foncé
dans sa petite gueule givrée 
de chenail
qui fait voyager 
jusqu'aux marges
 du silence

il y les engelures 
toutes voiles dehors
à l'est de naguère
et l'incendie
de l'enfance
qui se déchausse
pour toujours
dans la neige
et le mors aux dents.



Photo © Jacques Desmarais, parc Bellerive, Montréal, 2.01.2008




30 novembre 2013

Bob & Tom : Knockin' on heaven's door

Knockin' on heaven's door... Un saut en Australie... Dylan & Petty. Sacrée belle into insistante à l'harmonica en C.



Mama, take this badge off of me
I can’t use it anymore
It’s gettin’ dark, too dark for me to see
I feel like I’m knockin’ on heaven’s door
Knock, knock, knockin’ on heaven’s door
Knock, knock, knockin’ on heaven’s door
Knock, knock, knockin’ on heaven’s door
Knock, knock, knockin’ on heaven’s door
Mama, put my guns in the ground
I can’t shoot them anymore
That long black cloud is comin’ down
I feel like I’m knockin’ on heaven’s door
Knock, knock, knockin’ on heaven’s door
Knock, knock, knockin’ on heaven’s door
Knock, knock, knockin’ on heaven’s door
Knock, knock, knockin’ on heaven’s door




28 novembre 2013

27 novembre 2013

Rencontre avec les onze nations autochtones du Kébec

Noticias

Annonce d'une exposition-rencontre  au Musée de la civilisation (Québec) avec les onze nations autochtones du Kébek d'aujourhui à compter du 27 novembre. Mise en scène d'Yves Sioui Durand. Ça promet!

Source : la page FB de Capauxdiamants.


C’est notre histoire. Premières Nations et Inuit du XXIe siècle
Une grande exposition de synthèse et de référence


Atikamekw Nehirowisiwok, Waban-Aki (Abénaquis), Anishinabeg (Algonquins), Innus (Montagnais), Kanien’kehá:ka (Mohawks), Hurons-Wendat, Wolastoqiyik (Malécites), Eeyou (Cris), Mi’gmaq, Naskapis et Inuit*. Que savons-nous vraiment de l'histoire et de la culture des quelque 93 000 Autochtones qui vivent au Québec aujourd’hui? À compter du 27 novembre, la nouvelle exposition de synthèse et de référence du Musée de la civilisation, C’est notre histoire. Premières Nations et Inuit du XXIe siècle, offre une rencontre véritable et exceptionnelle avec les onze nations autochtones qui habitent sur le territoire québécois. Une présentation d’Hydro-Québec, en partenariat avec La Boîte Rouge vif, en collaboration avec le ministère de la Culture et des Communications, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, le Secrétariat aux affaires autochtones, le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Programme d’aide aux musées de Patrimoine canadien, l’Université du Québec à Chicoutimi, l’Alliance design et culture matérielle, l’Office national du film du Canada et le quotidien Le Soleil. Alcoa est le partenaire de l’ensemble de la programmation du Musée.

Le Musée de la civilisation a développé les contenus de cette exposition en étroite concertation avec les onze nations autochtones qui habitent le Québec. Pendant plus de deux ans, une assemblée consultative, nommée Mamo-Ensemble, a réuni des représentants de chacune des Premières Nations et des Inuit du Québec ainsi que des représentants d’organisations autochtones.

Être autochtone, aujourd’hui
Dans une approche résolument contemporaine, d’après une mise en scène d’Yves Sioui Durand, C’est notre histoire. Premières Nations et Inuit du XXIe siècle propose une réflexion profonde sur ce que signifie être autochtone aujourd’hui. L’exposition s’attarde à faire comprendre la vision du monde des autochtones, les relations qu’ils entretiennent avec celui-ci, ainsi que les modes d’affirmation culturelle et les enjeux auxquels ils doivent faire face. Plus de 400 objets, des projections sur grand écran, des documents audiovisuels (réalisés par La Boîte Rouge vif en collaboration avec les Musées de la civilisation et avec l’appui de l’Office national du film du Canada pour les archives et la post-production) et des œuvres d’artistes autochtones contemporains illustrent le propos. Un grand récit – paroles poétiques et évocatrices rédigées par une jeune écrivaine autochtone, Naomie Fontaine – peut être écouté sur six bornes audio, correspondant au parcours de l’exposition.

« Cette exposition témoignant du mode de vie, de l’histoire et des aspirations des peuples autochtones est à inscrire à l'agenda des grands rendez-vous culturels de notre histoire. Cette invitation qui nous est adressée par les Musées de la civilisation en est une pour mieux connaître l’histoire et la culture des Premières Nations et des Inuit du Québec. J’invite nos concitoyennes et nos concitoyens à venir découvrir toute la richesse de ces grands peuples », a déclaré le ministre de la Culture et des Communications, monsieur Maka Kotto.

« Cette exposition exceptionnelle nous transporte au pays du courage, de la noblesse et du respect de la nature tels qu’ils s’incarnent, depuis des temps immémoriaux, dans les cultures autochtones. De surcroît, elle a le grand mérite de jeter un regard nouveau sur les cultures des premières nations, en mêlant habilement l’héritage des traditions et les réalités d’aujourd’hui des Autochtones du XXIe siècle », a poursuivi la ministre déléguée aux Affaires autochtones, madame Élizabeth Larouche.

Comprendre les aspirations des nations autochtones
« Cette exposition peut se lire sous différents angles. Elle présente des objets incontournables et des créations contemporaines, véritables repères d’une histoire qui se construit. Elle donne la parole aux membres des Premières Nations et des Inuit nous rappelant que, derrière les objets, il y a les personnes, a expliqué le directeur général des Musées de la civilisation, monsieur Michel Côté. En outre, elle a été élaborée dans un esprit de collaboration et de partenariat nous permettant de mieux comprendre les aspirations de ces nations. Voilà le rôle d’une exposition : développer un nouveau regard et de nouvelles balises », a conclu M. Côté.

Onze nations, cinq thèmes
Après une introduction brossant un tableau des onze nations autochtones du Québec, l’exposition ouvre sur le thème Ce que nous sommes aujourd’hui - La réserve, nos communautés. Cette zone aborde l'identité des Autochtones, fondement même de toutes leurs aspirations. On y rend compte de leurs réalités complexes et multiples. À travers des personnages, des faits historiques, des objets (tambours, sculptures, maquettes...), des projections, le visiteur peut comprendre ce que sont les réserves et les villages, comme lieu, comme mode de vie, comme faits de l’histoire. Un enfermement devenu communauté et lieu d’appartenance.

Un deuxième espace, Nos racines (paléohistoire et histoire), fait ressortir la profondeur des cultures autochtones par la longue durée de leur présence en terre d’Amérique et présente les liens existant entre les mouvements migratoires, la formation d’identités régionales et la diversification des cultures. Ici, des objets archéologiques, des objets traditionnels, un Inukshuk et un mur de raquettes... comme métaphore de la marche des Autochtones et des Inuit sur le continent nord-américain.

Une troisième zone, La grande tourmente – La colonisation, montre comment, à partir des alliances entre Autochtones et Européens, les relations se sont développées puis transformées. Plus de 400 ans de changements et de transformations vécus avec force et résilience par les Autochtones. Armes, hachettes, haches de guerre, couteaux croches, hochets, colliers, wampums, peaux de castor, amulettes, vêtements... illustrent ce volet.

La quatrième partie de l’exposition, La décolonisation – La guérison, fait la lumière sur les grands moments qui ont animé les luttes des peuples autochtones au XXe et XXIe siècles pour leur reconnaissance jusqu’à la Déclaration sur les droits des peuples autochtones par l’Organisation des Nations Unies (2007) et au mouvement actuel Idle No More, Créations d’organisations politiques, jugements de cour, revendications territoriales, transferts de pouvoirs administratifs sont autant de démarches visant à rétablir les rapports historiques. Tambours de pow-wow, vêtements, pipes, coiffes, mocassins, porte-bébés, jouets... et un chemin de mocassins comme témoin de la longue marche des luttes autochtones se retrouvent dans cette partie de l’exposition.

En guise de conclusion, l’espace De quoi rêve-t-on pour l’avenir? aborde les souhaits des autochtones face à leur réalité et l’avenir de leurs communautés, grâce à la dernière station du récit de Naomi Fontaine. Ici, une projection sur grand écran et onze objets – un par nation – expriment les perspectives d’avenir.

Des objets porteurs de sens
L'exposition offre à la vue du public près de 400 objets, pour la plupart tirés des collections des Musées de la civilisation. Les Musées possèdent d’ailleurs une magnifique collection d'œuvres d'art inuit dont plusieurs sont présentées dans l'exposition. D'autres objets sont particulièrement intéressants ou extrêmement rares : costumes de cérémonie, vêtements, paniers décoratifs, wampums en perles de coquillage... On peut également voir un magnifique rabaska (canot en écorce de bouleau) de 11 mètres de longueur et un kayak inuit. Plusieurs œuvres d’artistes autochtones contemporains des différentes nations jalonnent le parcours de l’exposition : Jacques Newashish (Atikamekw Nehirowisiwok), France Trépanier (Kanien’kehá:ka et Québécoise), Nadia Myre (Anishinabe), Teharihulen Michel Savard (Huron-Wendat), Virginia Pésémapéo Bordeleau (métisse, Eeyou), Marc Siméon (Innu), Glenna Matoush (Ojibwe Anishinabe).

Tous ces objets de la vie quotidienne, parfois communs, parfois spécifiques à l'une ou l'autre des nations, permettent de découvrir l’identité de chacune des onze nations avec ses particularités, ses valeurs, ses traditions, les similarités et les différences entre les nations. En apprenant à connaître la valeur et le rôle – qu’il soit utilitaire, symbolique ou légendaire – qu’ont ces objets, on comprend mieux qui sont aujourd'hui les Autochtones.

Un design résolument contemporain
Le design de la vaste salle contribue à affirmer le caractère contemporain de l'exposition et exprime le regard neuf que les Musées posent sur les questions autochtones. L'aménagement de la salle évoque des gens modernes, dont l'identité est constituée de références au passé, mais aussi et surtout de questions liées au présent et à l'avenir. Tout au long de son parcours, l'exposition exprime les contrastes de la vie des Autochtones, à la fois attachés à leurs traditions toujours vivantes et leur mode de vie aujourd’hui.

Un partenariat indispensable
La réalisation de cette exposition a été rendue possible grâce à de généreuses contributions d’Hydro Québec, présentateur de l’exposition, et du ministère de la Culture et des Communications par le biais de son programme de soutien aux expositions permanentes. D’ailleurs, Hydro-Québec s’est associé aux Musées de la civilisation dès ses tout débuts, il y a 25 ans. Il a notamment contribué à la réalisation de la première exposition permanente sur les nations autochtones du Québec, Nous, les Premières Nations. Ce partenariat avec les Musées se poursuit pour l’exposition C’est notre histoire. Premières Nations et Inuit du XXe siècle.

Sur un autre plan, en accord avec leurs programmes respectifs de développement durable, la Fondation Alcoa et les Musées de la civilisation à Québec se sont associés pour la conversion de l’éclairage de base de la salle d’exposition en éclairage DEL. C’est la première d’une série de transformations des salles d’expositions et d’autres espaces du Musée.
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26 novembre 2013

Ann Charters et les écrivains Beats

À propos de Ann Charters qui raconte si bien les Beats en tant que communauté d'écrivains, comment ils ont été absorbés et obsédés - en particulier Kerouac - pour trouver leur propre voix en écriture, comment ils se sont encouragés les uns les autres, et puis pourquoi tout cela continue d'être vivant, excitant et inspirant, il y a cet interview de 40 minutes avec Don Swain (CBS Radio, New York qui date de 1992,  mais ça reste vraiment un sacré beau tour d'horizon.

« Ann Charters, author of Beat Down to Your Soul: What Was the Beat Generation, The Portable Beat Reader, The Story and Its Writer: An Introduction to Short Fiction, talks with Don Swaim in this 1992 interview about the Beat writers and explains the origin of the words "Beat" and "Beatnik." »



24 novembre 2013

L'espionnage ordinaire, petits,moyens et gros sabots


L'autre semaine en voulant me brancher sur YouTube pour capter en direct une soirée de spoken words canadian qui se déroulait Montréal, j'ai eu droit à la bonne obligeance d'une putain de pub de trente secondes — ce qui est presque systématique maintenant sur cette grandiose plate-forme — une publicité, dis-je, de IBM qui s'adresse à des gestionnaires voulant bien gestionner les mégas données de leur entreprise. Bien. Bien! Mais cela m'a fait réaliser que le prêt-à-porter dans le rayon des super balayeuses des traces numériques, eh! bien, c'est à portée de main.

Il ya un bout déjà que je sais (de source incarnée) que les flics canadiens peuvent — sans mandat, malgré le déni politique et les supposées instances de régulation — venir zieuter vos petites pérégrinations sur le Ouèbe, surtout si vos correspondants sont étrangers et de couleur foncée!  

La semaine dernière, l'agence France-Presse rapportait que la Gogoune a accepté de payer 17 millions de dollars pour avoir espionné les internautes dans 38 États américains avec des petits biscuits à des fins publicitaires « pour mieux cibler les annonces en fonction de l'activité des propriétaires des ordinateurs sur Internet (Le Devoir, 19/11/2013). Voilà comment punir adéquatement les ogres géants qui prennent les humains pour des objets : 17 millions de beaux bidous sur un chiffre d'affaires qui a dépassé les 50 milliards de dollars l'an dernier.

De la petite bière que tout cela alors que moi-même j'écris en ce moment sur Blogger, le petit camarade souffleur de Google Big B.! 

Les vraies grosses bordées de neige sur les réseaux invisibles et omniprésents, elles nous viennent ces temps-ci de Snowden, le méchant drop-out pogné dans la Poutine de la guerre souterraine. 

Pour se faire une idée ou simplement ajouter un lien sur notre compréhension de la joyeuse quincaillerie en cause qui agrémente notre monde avec les jeux de coulisses politiques qui n'en finissent plus de dégouliner sur la pente de l'hypocrisie, je renvoie à l'édito de Serge Truffaut paru plus tôt cette semaine dans le valeureux quotidien Le Devoir. 

 Le dernier épisode de la réalité friction met entre autres en vedette le travaillant Tony Blair.  

***


Espionnage des Britanniques par la NSA - Le sans-gêne

22 novembre 2013 | Serge Truffaut |
Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale et au nom de la relation spéciale existant entre les États-Unis et le Royaume-Uni, les gouvernements de ces pays avaient convenu de ne pas s’espionner et d’échanger les petits et grands secrets. À ces nations le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande allaient se joindre pour former la convention dite des « cinq yeux ». Tout cela vient de voler en éclats.

En effet, dans sa livraison d’hier le quotidien britannique The Guardian, qui administre les confidences contenues dans les disquettes du lanceur d’alerte Edward Snowden, nous informe qu’à la faveur d’une entente signée par George Bush et Tony Blair, la National Security Agency (NSA) a pu espionner systématiquement les citoyens britanniques pendant des années. On doit préciser et souligner que les Dracula de la NSA ne se contentaient pas d’aspirer le flux d’informations qui allaient du Royaume-Uni à l’étranger, ou vice-versa comme ce fut le cas aux États-Unis, qu’ils ne se contentaient pas de regarder par le trou de la serrure pendant un certain nombre de mois avant de passer à autre chose, qu’ils ne se contentaient pas de s’immiscer dans les discussions entre personnalités politiques comme ce fut le cas en Allemagne, etc. Au Royaume-Uni, les chevaliers de la cinquième colonne se sont employés avec beaucoup de méticulosité à absorber toutes les conversations téléphoniques, les déambulations sur la Toile, les courriels et autres.

Si à cela on ajoute le fait que le Royaume-Uni est également le royaume par excellence de la vidéosurveillance, ainsi que celui où l’espionnage des personnalités politiques et vedettes populaires est pour ainsi dire l’ADN des quotidiens à très fort tirage, on peut se demander si la tradition, admirable d’ailleurs, de la défense des libertés civiles n’a pas été mise entre parenthèses par Blair. Que le lieu de naissance de l’Habeas Corpus soit administré par les rémouleurs de la peur, Blair d’abord, Dave Cameron ensuite, est tout simplement désolant. Et surtout très dangereux.

Car cette révélation vient confirmer, non sans fracas, que la masse de pouvoirs que la quincaillerie informatique fabrique étant entre un nombre si restreint de mains qu’elle fait passer le Big Brother de George Orwell pour un timide. C’est dire. On oublie et parfois on ignore qu’entre les Google, Apple et consorts, soit les mastodontes du secteur et les trois organisations, et seulement trois, qui forment pour ainsi dire l’appareil d’État du Web et qui sont toutes américaines, Washington dispose d’un pouvoir exorbitant. Le pire est que les opinions publiques ne réagissent pas avec la colère, à l’exception de l’allemande, que suscite pareil effondrement de l’esprit démocratique et des valeurs qui en découlent. Déprimant !

23 novembre 2013

« Poètes des temps gris » - Boucher, le chansonnier

Poète des temps gris

Y t'a vu en d'sous de ton visage
Y t'a vu, tout nu, jusqu'au fond des yeux
Y t'a vu en d'sous de ton image
Y t'a vu, tout nu, jusqu'au fond du mieux
Jusqu'en d'sous du paysage
La carte postale, les montagnes, le ciel bleu
Jusqu'à l'endos, jusqu'au message
Pas trop touriste, plus nomade, plus squatteux
Ce p'tit homme seul qui va son chemin
La tête baissée , mais fier
Fier d'aller face au vent mauvais
Fier d'aimer même en enfer
Fier de lui
Fier de toé aussi
Y veut pas savoir ton bagage
C'que t'as vu, c'que t'as su, c'que t'es capable de dire
Y veut pas savoir ton faisage
Si tu runnes, si tu sonnes, si t'es capables sourire
Pour lui, c'est plus le chantage
La mélodie, le son du respire
Le son du fond, le grand voyage
Celui qu'on n'a jamais fini d'finir
Bonhomme de rue, bonhomme de rien
Bonhomme qui voit clair
Barbouilleur de parchemin
Chercheur de lumière
Ben oui
Poète des temps gris
Y aimerait ça ne rien voir
Comme tout le monde, pas s'en faire
Comme tout le monde, toutte connaître
Pis toutte savoir
Parler sans dire, pis regarder sans voir
Y adore le monde, mais y est tout seul au monde
Y mouille dans son désert
Ce p'tit homme seul qui va son chemin
La tête baissée, mais fier
Fier d'aller face au vent mauvais
Fier d'aimer même en enfer
Fier de lui
Fier de toé aussi
Bonhomme de rue, bonhomme de rien
Bonhomme qui voit clair
Barbouilleur de parchemin
Chercheur de lumière
Ben oui
Poète des temps gris
- Daniel Boucher