28 décembre 2006

Tu parles d'un Nadon!


Hé! Titi!  Que c'est plaisant de se faire un copain inattendu, coloré, sympatique, célèbre,  surtout quand on rentre du travail dans un restant de vendredi soir frisquet et qu'on ne s'attend à rien de lumineux. 

Crédit photo Jean-Marc Beaudoin (2005), avec son aimable autorisation.
En gagnant la sortie du métro Honoré-Beaugrand, c'est arrivé comme cela : de dos, je l'avais à moitié deviné sous son long manteau de drap gris et sa tuque bleu mauve enfoncée jusqu'aux oreilles. En le dépassant très doucement, il a levé un peu le nez et j'ai dit en lui tendant la main : « Mais c'est le Roi! » 

Manifestement heureux que je l'apostrophe, il a répondu : « Bah! Je marche comme tout le monde... »

On s'est ramassé dans l'entrée du métro, pour ne pas dire le tambour du métro. Où donc aller quand on a devant soi le Roi du drum en personne? 

On a piqué une jase un bon 20 minutes de temps. On a souvent changé de sujets! À un moment donné, nous sommes devenus copains. Guy Nadon m'a parlé de ses projets : « Je vais avoir 73 ans bientôt et je ne lâche pas! » C'est un batteur batailleur, le Tit-Guy Nadon. Il a des idées plein la batterie, des projets d'écriture, entre autres, pour rapailler ses souvenirs d'artiste, sa vie de gars de club, de bavarois, de big band. Il ne cesse pas de répéter à tout bout champ : « Ma vie, c'est la musique. » 

Je lui dis que j'ai souvent été l'entendre dans les années 1990 au Central de la rue Saint-Denis, en haut, dans le grenier...

Comme un vrai copain, il me confiera à mots couverts ses déboires amoureux. « Duke Ellington a eu plusieurs maîtresses dans sa vie, mais la seule qui a compté, c'est la musique », lance-t-il pour clore sans appel ce sujet.

Le Roi du drum roule encore avec un coeur qui fait boum boum. Malgré tout.

J'ai promis d'aller le voir s'il passait quelque part. « On va se revoir », m'a-t-il dit, je reste dans le coin. Il loge à l'apt. 318 sur Beaubien. C'est marqué sur son site où l'on trouve des extraits vidéo. 

À l'époque de Train de nuit à Radio Centre-Ville, j'ai fait tourner plus d'une fois la pièce Sheik of Araby que j'aime bien, parue sur le disque La pollution des sons.



Quelle belle et joyeuse rencontre!

Je souhaite sincèrement que le Roi du drum reçoive de bonnes nouvelles de ses mécènes pour la suite de son règne.

7 commentaires:

Nina Louve a dit...

"Je souhaite sincèrenent que le Roi du drum reçoive de bonnes nouvelles de ses mécènes pour la suite de son règne."

D'zolée. Je ne suis ni chiche ni riche. Et puis, les mécènes que je connais, ne payent que d'un vit qui braille des filles de vingt ans à l'âme vierge et la parole en marge.

Hum! On fait de belles rencontre dans la vie. Les greniers, les ruelles, les cafés, les dortoirs de ville, les parcs sous la neige.

La vie fait du théâtre avec nos passages à vide. Du jazz sur le ventre et on s'endort en parlant...

Jack a dit...

«Du jazz sur le ventre et on s'endort en parlant...»

Du jazz sur le ventre et on se réveille en chantant...

Nina Louve a dit...

Oui... en chantant : VIVA Viernes!!!!

Nina Louve a dit...

Viva sabado también !!

Carolinade a dit...

Belle rencontre ouais...
bien racontée:)

Jack a dit...

Merci Caro. Manifestement, ça lui a fait plaisir au Roi du drum de piquer une jasette. Et à moi, donc.

A+

n. dunn a dit...

je l'aime lui