25 mars 2009

L'Hôtel le Dauphin, roman


Les hôtels sont comme les trains : on passe devant intrigué, ou bien on ose entrer au grill pour voir, pour nouer connaissance subrepticement avec une inconnue qui a le goût de fumer et à qui on lance ad libitum des bouts de phrases allumées du genre : « Je vivrai l'amour des autres ».

Et cela vous donne envie d'écrire jusqu'au fin fond de votre estomac.

Ça m'a subitement pogné tout à l'heure en rentrant du bureau. Faisait doux. Ciel étoilé. Passé 21 heures. Faut-il être marteau travailler de même! Casser ses vacances en deux pour l'honneur sauf de la job bien faite! Malade au cube! À ne pas raconter à mes amis français pour qui les vacances, c'est sacré.

Au lieu de monter vers McGill comme à l'accoutumée, j'ai piqué par Belmont en direction du stand à hot dogs italien « Chien chaud Victoire », - meilleur que le Pool Room -, sur la Côte du Beaver Hall. La boutique était fermée, évidemment. C'ta juste pour le kik. Je n'avais pas si faim que ça malgré que j'eus passé par-dessus le dîner. France m'a donné un quartier de pamplemousse en après-midi. Le fruit de nos amours, que j'ai dit. C'est très bien comme ça. Je suis habitué de jeûner. D'autant que ces temps-ci, je carbure à l'eau d'érable, ma potion magique.

J'ai continué à marcher vers le Palais des Congrès, pointant vers Guy-Favreau. Puis là, à l'ombre de la belle enseigne de l'Hôtel le Dauphin, alors que les alentours sur De Bleury sont déserts et sombres à cette heure du soir, j'ai subito presto entendu la voix d'un narrateur ouvrant la première ligne du récit vierge :

« À cette époque, il y a longtemps que je n'avais pas été avec une femme. »

***
Pour paraphraser la mesure en pourcentage de SuperK, j'en suis donc à 0.03 % et des poussières du terme de mon roman!

Roman d'amour, d'alcool, de musique country revirant la ville à l'envers avec une fille d'Ahuntsic très jolie, Karou, mais paumée à l'os, une habituée « distinguée » de l'Hôtel le Dauphin avec ses entrées chez Toqué et qui va mêler les cartes en pas pour rire dans les petites affaires du quartier chinois adjacent. Le narrateur s'étant aventuré au-delà de la naïveté en aura long à dire, et plus long encore à cacher. Il y a aura mort d'homme dans un Montréal en apparence si french lousy city!.

1 commentaire:

LeRoy K. May. a dit...

hehe, glad to see you tackle a novel my friend.

et oublie pas: faut qu'il y ait des déplacements en train! :)