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J'aimerais ça des fois
écrire parfaitement underground et guttural
parmi les osmondes cannelle du sous bois
avec des sillons calés en portugais,
— la langue la plus chantante, disait Aragon — ,
avec des mots jajaja venus du ruisseau du Nord
qui se cache sous neige dans la sucrerie
et qu'on ne découvre pas davantage en été,
pas plus à l'automne, la brume étant partout,
les feuilles cuivrées tapissent le sol
et les perdrix qui tambourinent détournent l'attention,
secret de chevreuil, je le sais trop!
Je rêve quand même à des phrases oasis
qui tapent du pied sur le dos des roches métamorphiques
qui auraient eu la patience de filtrer l'idée réelle d'un soleil de salsa.
Je serais content de siffler un poème étranger
pour saluer mes amis Claudios, Marco, Gabriela,
pour ruisseler lyrique au bout de ma corde à danser,
boxeur tranquille dans l'utopie du hamac,
de la poesia du piano échappé lousse
dans la forêt des strophes
doce encanto da melodia
avec une secrète encavure de silence
orchestrée fleurie par les saisons qui enfantent,
lírica e continua a agradar ouvintes do mundo inteiro
Je rêve d'écrire avec de beaux mots copiés sucrés
dans les syllabes claires de Salvador de Bahia.