08 mars 2016

Une femme de sucre et de printemps

Un petit tour sucré dans une érablière bio à Acton Vale avec le beau sourire et les bons soins de la propriétaire, Sylvie Favreau-Bisaillon, qui en plus est ma petite-cousine.


 

05 mars 2016

Pour faire signe


Ce matin, un oiseau intense de l'espèce des fabliers me semblait bien préoccupé par le temps qui advient. Ça m'a désaltéré d'entendre les éclisses de son chant de paruline. Plutôt de troglodyte. Je ne le sais pas. Mais le message était clair comme bonjour : les sucres sont proches! Puis, à travers la fenêtre qui est sale de toutes les saisons de la ville, j'ai vu scintiller les frais bourgeons sauges du magnolia. Chants de mars à profusion.

Photo JD., Montréal, 4 mars 2016.

04 mars 2016

Bourgault vu par Jean-François Nadeau


Jean-François Nadeau annonce qu'il fait paraître ces jours-ci une nouvelle édition, augmentée et corrigée, de la biographie de Pierre Bourgault.  J'aime beaucoup la citation qui accompagne sa réclame.  Ça clame, en effet :

«Je rêve que le Québec, libre enfin, devienne le premier pays du monde à n’avoir ni drapeau, ni hymne national. Je rêve de voir notre seule liberté nous servir d’étendard et notre seule fraternité nous servir d’identification pour le genre humain.» 
—Pierre Bourgault, 1970.



Lors de la parution originale du livre de Nadeau (Lux Éditeur, 2013), Louis Gill avait partagé une recension substantielle dans le Bulletin d'histoire politique.

Capri, c'est presque fini!


Depuis novembre 2015, j'ai repris du service pour Sa Majesté dans le cadre d'un contrat de rédaction. Plus qu'une semaine! Dans les pires moments de torture, je repense à la mouche de Wittgenstein, celle qui nous personnifie et qu'on a mise soi-même dans le fond d'une bouteille pour voir comment elle va s'en sortir. Plus qu'une semaine!

(En passant, sur la mouche, Jean-François Malherbe donne à penser autrement, humainement dans Le Nomade polyglotte.  Passage. ) 

24 février 2016

Bande et sarabande

En somme, je suis pris avec ma jobine du moment sur un clavier verglacé. À la récréation, un petit dix minutes dans les écailles de Beckett. Fait du bien en crousse! Dans l'allée des traductions, je l'ai aperçu de loin l'oiseau de nuit en train de faire sa ronde senestrorsum.

16 février 2016

À Michel : le temps de le dire deux fois



Une réponse à un courriel de Michel Garneau reçu hier me fait reprendre un texte de 2013, Le temps de le dire.

***

« Il se peut que j'aie envoyé un message blanc par inadvertance. Désolé.

[...]

Un passage de lecture dans un des jadis toujours vibrant de Pascal Quignard
m'avait un jour saisi, fait réaliser d'un coup sec l'ampleur de notre rapport
carnivore à la vie qui mord.

Ton texte est vraiment beau. 

La peau réversible de la constellation du temps présent 
est une bien drôle de petite ours.

Une autre fois, j'avais bien aimé cette vidéo où François Julien, un philosophe, esquisse une parenté entre Montaigne qui préfère dire à propos, au lieu d'à présent (quand je danse, je danse; quand je dors, je dors) et la pensée chinoise traditionnelle ancrée dans le panorama d'un peuple de paysans et qui suppose que nous sommes tous des êtres de saison. 

La morale de l'affaire, une grosse citrouille au miel imaginaire peut-être, dans les miettes de la sagesse, un mosus de modus ponens :   

“Si vous faites tout au bon moment, vous n'avez rien à faire!” 

Ah! Ben! Oui!

Au moins, cela nous fait sortir du temps tragique qui n'est assurément pas le temps des cerises.

Propos : ce qui est proposé. 

À propos : ce qui arrive au bon endroit au bon moment

Présent : “Du latin praesens, participe présent de praesum, praeesse (‘être devant, être à la tête de’) composé de prae- (‘devant’) et sum, esse (‘être’).”

Saison : “du latin satiōnem, accusatif de satiō,  action de semer, de planter, semailles, saison favorable pour faire quelque chose, formé sur le supin satum deserere,  semer”.
 — Wiktionnaire.

Le plus frais de la réflexion pour moi, c'est l'assaisonnement.

Assaisonner : “De saison avec préfixe a- et désinence -er. Le sens premier ‘disposer, régler selon la saison’ s’appliquait en particulier à la conduite des cultures (1371). On trouve aussi l’étymologie “cultiver en saison propre, mûrir à temps” [...] ». — Wiktionnaire.

J'aime bien par ailleurs ton asteur (à cette heure) radical, lucide, intelligent, en mouvement, généreux surtout, qui ponctue cet autre ouvrage de toi avec des coloriages.

[...] »


13 février 2016

Voyage photo chez les Innus

Voyage photo émouvant, au fil du temps, chez les Innus. Tant de courage, de beauté, de moments de vie. L'album si évocateur est publié sur la page FB de Pessamit.

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.353278844842723.1073741833.293529437484331&type=3

10 février 2016

Oscar

Mauricio Segura était de passage aujourd'hui à Plus on est de fous, plus on lit pour parler de son roman Oscar (Boréal, 2016) inspiré du géant pianiste montréalais Oscar Peterson. C'était excellent! Ça m'a donné le goût de faire jouer Hymn to Freedom, une magnifique composition du petit gars de Saint-Henri. 



Aussi, je rappellerai au passage que notre émission de jazz-poésie à Sylvain Legault et moi  à Radio centre-ville qui s'appelait Train de nuit avait pour thème le Night Train d'Oscar Peterson.