31 mars 2009

Viva Cubec libre!

Ceci n'est pas une boisson d'avril! Néanmoins, la capitale de ce nouveau pays en gestation dans le bout tendre de la corne des Néorhino, ce pourrait être Rhum!

La capitale de Cubec, c'est Rhum!

« Des putains meurtrières »

Digression : Roberto Bolano est né à Santiago du Chili en 1953. Hélas, décédé d'un cancer à 50 ans, en 2003. C'est une bonne année, 1953. Les chars faits en 1953 roulent encore dans les rues de la Havane. Oui, c'est vrai, demain soir, c'est CUBEC au Lion d'Or... Ne pas oublier. Staline est mort en 1953. On a trouvé le vaccin contre la polio - ce fait étant à vérifier. Bolano est l'auteur du roman Des putains meurtrières, tr. par Robert Amutio et publié chez Christian Bourgeois en 2003. J'en reparlerai davantage un autre tantôt. La bibliothèque est sur le point de fermer. Les lumières sont tamisées. Last call.

30 mars 2009

Beyond Here Lies Nothin'.






D
isponible gratos depuis minuit, pour un jour seulement, j'ai télé-chargé la toune Beyond Here Lies Nothin'...

Wow! Passé la journée avec ÇA dans les oreilles.

Trop fort, comme a dit Françoys!




ll y a des cuivres là-dessus! Jamais je n'avais entendu Dylan & trompette! Et comme annoncé, il y a de l'accordéon, de la B3 dans les entournures, des coups de caisse claire pour hanches allumées dans quelque vieux club du Sud!

Pis des quétarres électriques à la presque Santana!!!

Pis c'est toujours une histoire de pretty baby.

Oh well, I love you pretty baby
You're the only love I've ever known
Just as long as you stay with me
The whole world is my throne
Beyond here lies nothin'
Nothin' we can call our own


Watch out!!
Dylan est en voix.

Ça va grimper number one, j'en suis sûr!

28 mars 2009

Beirut à Montréal avec un sourire du dimanche!

Il n'y a pas trois jours, L. m'a fait découvrir Beirut. J'ai aimé ça au boutte spontanément. Tout à l'heure, j'ai souhaité en savoir plus, alors j'ai écrémé à gauche pis à droite, You Tube, leur site, leur My Space, etc., etc. J'apprends que la bande viendra en grande à Montréal le 11 juillet prochain, au Métropolis, dans le cadre FIJM.

C'est ben l'fun. Mais je serai à Avignon cette semaine là!

Or, sont jeunes! Ils vont revenir. Ils ont fait la Sala Rosa en 2007, le Théâtre National en décembre 2005...



A Sunday Smile

All I want is the best for our lives my dear,
and you know my wishes are sincere.
Whats to say for the days I cannot bare.

A Sunday smile you (we?) wore it for a while.
A Sunday mile (ou That cimetery mile? ) we paused and sang.
A Sunday smile you (we?) wore it for a while.
A Sunday smile and we felt true. (and)

We burnt to the ground
left a view to admire
with buildings inside church of white.
We burnt to the ground left a grave to admire.
And as we reach for the sky, reach the church of white.

A Sunday smile you (we ?) wore it for a while.
A Sunday mile (That cimetery mile? ) we paused and sang.
A Sunday smile you (we?) wore it for a while.
A Sunday mile ((That cimetery mile? ) we paused and sang.
A Sunday smile and we felt true. (and)

Discographie

J'écoute le hockey dans mon char!

27 mars 2009

Le sel d'Hénault - Touffeur du printemps





La pluie sur ta figure dans le vent tiède
et la touffeur du printemps,
n’est-ce pas une grande aventure ?

Gilles Hénault
Signaux pour les voyants
Allégories IV
1943




Photo : Josée Lambert




PÂTÉ CHINOIS (sans catch up)

Le copiage/collage Gilles Hénault


Les mots : des sons, des chuintements, des bruits,
qui font les délices du cœur de nos nuits...blanches.

Fantôme …d’opéra tragique (emprunté à l'auteur) ;-)


L’orbe des passions

La chute des plus frais désirs

L’enthousiasme neuf de mon rêve ancien

Le survol plané de paroles empennées qui vont droit au cœur

Les plus amples métamorphoses

Le virus des grandes profondeurs

Les vertes espérances des cœurs adolescents

Les pirateries les plus cruelles

La conflagration des robes de l’égoïsme

Le silence en parasol

Les quatre vents du délire

Les débâcles d’énigmes

La tristesse de cinq heures du soir en novembre

Dans l’antre de la vie close

Les regards oxydés de l’occident

Miracles des yeux mariés au monde

Le désir tisse sa toile

Dans le miroir du regard

Dans la profondeur des mots retenus

Les grandes mains closes

Les doigts emmêlés dans une confidence

Les pieds nus dans la glace fondante

La grande marée solennelle des orgasmes

Sous un arbre au seul tronc impérissable

Les mots blessés qui faussent le vol de la parole

La lente pulsation - résurrection des sèves

Les pensées en fleurs

Le dahlia bleu de l’espoir

Cette grande rumeur végétale

Je marche dans la mémoire des chrysanthèmes

Frêle insecte frère debout dans le soleil

Comme une voix d’arbre

Un signe de la main

Un seul mot innommable

Floraison des voyages délétères

Pour la pêche de l’aube

Sur la grève du temps

La serrure des saisons

Au long du vaigrage

Comédiens fantômes

Marionnettes invisibles

Épouvantail à moineaux

Peuple d’ombres

Sorciers de tribu

Fœtus à barbe

Vieux mystères et jeunes merveilles

Sans le manteau de bruit qui tisse le passage des trains

La clé des chants

Les soirs garance

Les aubes fondantes

Les fleurs de mémoire

Sous l’orgueil congelé du silence

La liberté des icebergs

Les pensers soleilleux

Le reflet polychrome du pétrole sur l’eau

La transparence des poissons lumineux et aveugles

L’acier des secrètes armes

Dans la rue Isabelle

Sous la voussure du ciel

La prochaine conjonction des regards

L’œil tournant des phares

Sous l’arcade du froid

Dans le marais salant de nos larmes

Vers la tendresse des soirs violacés

Dans ce monde où le rouge crie tué par la détresse mauve

La théophanie des cristaux

La bulle d’air du mot amour

Les astérisques d’ivoire

Les semailles de froidure

Le brouillon de planètes

La dalle d’aubes fondantes

Le vent de mars cette année n’a pas renversé les sabliers de mémoire.

L’écriture des allées et venues, des pas entrelacés sur le quadrillé des rues métropolitaines

en (a) dit plus long que tous les poèmes sur la texture de mon être.

Par-dessus le tintamarre des trains et des trams s’entendait le tam tam de mon sang,

(mais) avant ce jour, des silences innombrables battront de l’aile.



Tout se passe dans le lointain
Depuis l’enfance alifère


Mes textes préférés :

Bordeaux-sur-bagne
Avec le feu, avec le vin
Gaspésie
Défense de toucher
L’enfant prodigue
No man’s land
Bestiaire
Saga
L’invention du feu
Exil
Fusée
Créole
Sémaphore III – XI – XII
Je l’ai bercée toute la nuit 1.
Fraternels
Le spectacle continue
Amazone
Saisons II
Abstraction trop lisible (que j’aimerais bien dessiner)
Miroir transparent.


L.L., le 24 mars 2009


Référence : Signaux pour les voyants, Typo, 1994

26 mars 2009

Poésie de la terre


«
Sentir, écouter, percevoir, ne rien savoir est le début d'écrire. »
-
Jean-Marc Lafrenière*, St-Ferdinand, P.Q.

WoW! Dès l'aube, ne rien savoir, tâter le dieu, tenter le diable. Faire avec les mouches. Se donner l'intuition de la palette des insectes et du grain de sable qui nous avalera avec nos grands mots éternels.

Je suis accroc aller-retour à cette encre de murmures qui coule de source à mesure que défilent ces images de mil en chair allégorique, précises effluves comme poil de chenilles, légères ailées, fraternelles litotes, souterraines comme ces jambes solides ratissant le soc d'une époque en apparence sans lune. Le sel pourtant sur le terrain des vaches, les miroirs remuants des étangs qui adviennent pour que les enfants des enfants lancent au-dessus des galets sifflants, des
« pierres à voix », alphabet patient des arbres qui abrille jusqu'aux racines, en cas de gel, les rêves de nos oiseaux moqueurs, sans oublier le vent, son appétit, le fond de l'air dans nos regards, remise trouée des étoiles sans fil, chemise rapiécée des mots grandeur nature, sagesse des mains qui traversent l'horizon en nous faisant signe parmi les crickets, magistrales beautés en sillons dans nos petits casseaux de silence...

Ballades et prières et prairies du Jour de l'An à l'année longue. Le paradis avant la fin de ce jour en stylo-bille rural. Et surtout, cette tasse de vin qui nous attend au détour d'un rang de troubadours et de Fanfare pour pour...

* Bibliographie :

Pour en finir avec la mort, Légitime démence, 1990
L'Autre versant, Chemins de plume, 2005
La nuit des gueux, collectif, La plume libre, 2006
Photomaton, collectif, En.ligne.Édition, 2006
Parce que, Chemins de plume, 2007
Manquablement, Chemins de plume, 2009


Photo : jd.


25 mars 2009

L'Hôtel le Dauphin, roman


Les hôtels sont comme les trains : on passe devant intrigué, ou bien on ose entrer au grill pour voir, pour nouer connaissance subrepticement avec une inconnue qui a le goût de fumer et à qui on lance ad libitum des bouts de phrases allumées du genre : « Je vivrai l'amour des autres ».

Et cela vous donne envie d'écrire jusqu'au fin fond de votre estomac.

Ça m'a subitement pogné tout à l'heure en rentrant du bureau. Faisait doux. Ciel étoilé. Passé 21 heures. Faut-il être marteau travailler de même! Casser ses vacances en deux pour l'honneur sauf de la job bien faite! Malade au cube! À ne pas raconter à mes amis français pour qui les vacances, c'est sacré.

Au lieu de monter vers McGill comme à l'accoutumée, j'ai piqué par Belmont en direction du stand à hot dogs italien « Chien chaud Victoire », - meilleur que le Pool Room -, sur la Côte du Beaver Hall. La boutique était fermée, évidemment. C'ta juste pour le kik. Je n'avais pas si faim que ça malgré que j'eus passé par-dessus le dîner. France m'a donné un quartier de pamplemousse en après-midi. Le fruit de nos amours, que j'ai dit. C'est très bien comme ça. Je suis habitué de jeûner. D'autant que ces temps-ci, je carbure à l'eau d'érable, ma potion magique.

J'ai continué à marcher vers le Palais des Congrès, pointant vers Guy-Favreau. Puis là, à l'ombre de la belle enseigne de l'Hôtel le Dauphin, alors que les alentours sur De Bleury sont déserts et sombres à cette heure du soir, j'ai subito presto entendu la voix d'un narrateur ouvrant la première ligne du récit vierge :

« À cette époque, il y a longtemps que je n'avais pas été avec une femme. »

***
Pour paraphraser la mesure en pourcentage de SuperK, j'en suis donc à 0.03 % et des poussières du terme de mon roman!

Roman d'amour, d'alcool, de musique country revirant la ville à l'envers avec une fille d'Ahuntsic très jolie, Karou, mais paumée à l'os, une habituée « distinguée » de l'Hôtel le Dauphin avec ses entrées chez Toqué et qui va mêler les cartes en pas pour rire dans les petites affaires du quartier chinois adjacent. Le narrateur s'étant aventuré au-delà de la naïveté en aura long à dire, et plus long encore à cacher. Il y a aura mort d'homme dans un Montréal en apparence si french lousy city!.