23 juin 2013

Repiquage 2 - Pour danser Aragon


Texte publié dans Libre Salmigondis le 18 août 2005.


POUR DANSER ARAGON


Il y a Les Yeux d'Elsa de Louis Aragon.
Il y a les oreilles d'Aragon qui préférait le chant du portugais, la plus belle langue du monde, a-t-il dit un jour.

Il y a ce début vertigineux du poème :

«Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire»

Il y a l'ami Claudio Lorenzo de Bahia, au Brésil, qui m'écrit avec son accent de papillon.  Il répond à ma demande de traduction des vers cités.

- Salut Jacques!
Je t'envoie une tentative, mais il y a beaucoup de choses d'Aragon traduites en portugais.  Je vais essayer de trouver des vraies traductions.  La plus grande dificulté pour conserver un peu du rythme original de ces vers, c'est qu'Aragon utilise très bien les pronoms «y» et «en», une ressource pour éviter la répétition du sujet.  Il n'existe pas de correspondance en portugais.

Voici donc Les Yeux qui dansent à la manière de Claudio :

«Teus olhos são tão profundos que ao enclinar-me sobre eles para beber
Eu vi todos os sóis vindo a eles se mirar,
E neles vi lançando-se a morte todos os desesperados.
Teus olhos são tão profundos que eu perco dentro deles minha memória»



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1 Commentaire :

Commentaire écrit le vendredi 19 août 2005 à 09:10:51 (lien)
Poufff...

J'avoue sincèrement que je ne pourrais point aller au delà de cette traduction. Félicitations à Claudio qui, je crois, à réussi à traduire l'âme du Poème.

18 juin 2013

Quêter à ciel ouvert


Les vers venus tard dans la nuit avaient quelque chose de l'enflure qui fait mal. Est-ce que les hobos dans la brume de par les rues et les bouches de métro sont des anges, des capteurs automatiques? Les « vieux signes de la rue mouillée » pointaient des yeux de désert fixe sur la place du Dormeur égaré. Cette enflure de la vie qui se raconte en marmottant. « Debout! », m'a dit la photographe Kèro, amie de Gauvreau. Et ce n'était point là diversion mondaine!   Bien entendu, un train inconnu sifflait au loin. Gurrie passa la nuit dehors la face estampée. J'en ai encore les mains gelées.

16 juin 2013

Ces voix effrayées venues de la maison voisine


Attention, on pourrait nous écouter, aux fins de formalisation et pour un siècle à venir.  Et pis après?  Sommes-nous, populace, en mesure de comprendre ce qu'il se passe?

« Il se passe quelque chose en effet », comme le disait un artiste dont le nom m'échappe lors d'un colloque à Roxton Pond sur l'art rural. 

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Une heure dite progressive à la radio : Gary Null  (un personnage plutôt controversé pour ses critiques  de la médecine ) s'entretient avec Andrew Harvey  (ce dernier offre des sessions individuelles à 100 $ pour 50 minutes pour du conselling spirituel) et Criss Hedges.

J'ai synthonisé l'entretien, malgré tout intéressant et assez alarmant,  surtout pour entendre Criss Hedges.  J'ai récemment vu le film Obey du Britannique Temujin Doran, inspiré de l'essai de Criss Hedges intitulé Death of the liberal Class, et dont les images ont toutes été récupérées sur le Web.

Selon Hedges, cet auteur critique venu du journalisme, tout est en place dans la société américaine pour l'instauration d'un régime faciste.  D'où l'urgence pour une masse de ciyoyens d'agir en complicité et en réseau.

Questions politiques de l'heure aux États-Unis alors que l'hypocrisie libérale à la Obama s'étale de tout son long en fuites compromettantes et laisse bien entrevoir la réalité des prisons pour les dissidents... La porte est-elle irrémédiablement fermée à la transformation politique vers plus de justice et de démocratie par le poids du pouvoir « qui est devant nous » : complexe militarotechnologique, cyniques du capital bancaire, médias contrôlés par les grandes corporations, culture facho des armes, la société du spectacle et de l'illusion, Opra, Hollywood, the Price is right...  




14 juin 2013

Repiquage 1 - La révolte et les songes

Texte quelque peu remanié publié dans le blogue Libre salmigondis, le 29/06/2006.

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Ainsi, la boucle de la révolte et des songes ne se réduit pas à un coup de trompette sous le titre en cendre d'un journal jeté avant la fin du jour dans les poubelles de jadis. Jadis rapetissé comme une infirmité alors que le jour d'aujourd'hui n'a pas le temps d'exister, et quand ça insiste trop dans les souliers de la foule, on refoule, on enchaîne, on dépayse, on démesure, on charrie l'Histoire dans la cour de l'infirmerie où l'on peut voir les têtes coupées à la télé. 

Il y a longtemps, mais c'est encore vif, j'ai lu le récit d'un jeune Français se trouvant en exil à New York en 1942 pendant la Seconde Guerre mondiale. Il y fait la rencontre d'André Breton et cela le bouleverse, car il réalise que sa révolte spontanée et son effronterie ne sont pas seules sur le banc du monde nazifié. Il est porté par un coeur parfois splendidement délinquant. 

J'ai adoré ce petit bouquin lu à 17 ans. Je l'ai lu d'un trait alors que je séchais un cours au collège. Ces lignes m'ont donné le goût de l'aventure surréaliste. Je m'y reconnaissais.  Julien Gracq n'a-t-il pas dit que « le surréalisme est à la portée de tous les inconscients»? Du moins, il me semblait connaître d'emblée quelques bribes d'une langue sous-jacente aux yeux de fougères. Que je voulais baragouiner avec le vent qui s'y infiltre! 

J'avais le même âge que le narrateur dont le nom m'a longtemps échappé après cette lecture, car j'ai donné le livre à mon ami Gurrie, décédé depuis. Le Web aide à retrouver ses amis! Il s'agit de Charles Duits, qui s'écrit comme un Puits. Le titre, chez Denoël est : André Breton a-t-il dit passe

Avec mes grands trous d'ignorance, je viens de saisir que cette énigmatique formule se trouve à conclure un poème magnifique de Breton, très connu sans doute par ailleurs, qui date, sauf erreur, de 1919.  Il s'agit de Tournesol que voici en entier. 



Tournesol

La voyageuse qui traverse les Halles à la tombée de l'été
Marchait sur la pointe des pieds
Le désespoir roulait au ciel ses grands arums si beaux
Et dans le sac à main il y avait mon rêve ce flacon de sels
Que seule a respiré la marraine de Dieu
Les torpeurs se déployaient comme la buée
Au Chien qui fume
Où venaient d'entrer le pour et le contre
La jeune femme ne pouvait être vue d'eux que mal et de biais
Avais-je affaire à l'ambassadrice du salpêtre
Ou de la courbe blanche sur fond noir que nous appelons pensée
Les lampions prenaient feu lentement dans les marronniers
La dame sans ombre s'agenouilla sur le Pont-au-Change
Rue Git-le-Cœur les timbres n'étaient plus les mêmes
Les promesses de nuits étaient enfin tenues
Les pigeons voyageurs les baisers de secours
Se joignaient aux seins de la belle inconnue
Dardés sous le crêpe des significations parfaites
Une ferme prospérait en plein Paris
Et ses fenêtres donnaient sur la voie lactée
Mais personne ne l'habitait encore à cause des survenants
Des survenants qu'on sait plus dévoués que les revenants
Les uns comme cette femme ont l'air de nager
Et dans l'amour il entre un peu de leur substance
Elle les intériorise
Je ne suis le jouet d'aucune puissance sensorielle
Et pourtant le grillon qui chantait dans les cheveux de cendres
Un soir près de la statue d'Etienne Marcel
M'a jeté un coup d'œil d'intelligence
André Breton a-t-il dit passe

- André Breton

L'Étoile de mer bleue, la danseur solitaire et M. Merle


" Il faut danser en martelant ses pieds sur cette nuit souveraine et perdue, somnambuler-chanter-exulter-tournoyer, continuer de crier afin de provoquer l'apparition de la lumière, continuer de pousser la parole à jaillir afin que le cri vivant résonne encore dans la langue maternelle ( acquise plusieurs années plus tard ) alors qu'elle est devenue comme consubstantielle au corps tellement abandonné dans le jour qu'il a même oublié le plus souvent qu'il procède tout entier de la vie animale et muette à l'intérieur de l'ombre utérine. "
- Pascal Quignard, L'origine de la danse


Photo© Jacques Desmarais.  Rue étroite en Avignon, juillet 2009 .
René Merle, je suis vraiment aux oiseaux de retrouver sous votre plume la narration de cette rencontre impromptue et lumineuse que m'avait racontée l'Étoile de mer bleue elle-même... L'anecdote est à son côté le plus vif si elle est racontée en marchant, et justement nous marchions par les rues d'Avignon. J'avais adoré cette histoire, car je suis un (humble) lecteur de Quignard. Mais je n'arrivais pas à me souvenir du fin mot.

Voici que j'en recueille à nouveau tout à fait la surprenance et la beauté. Mais plus encore : votre billet donne à lire la suite de la rencontre qui m'avait échappé, là où vous entrez en scène avec esprit et bonté. Merci d'avoir penser à partager ce bref moment intense. Cordialement. jd.
***
Dans cette étroite rue de Grignan, affligeante de souvenirs mercantiles (ah, Madame de Sévigné…), celle qui marchait près de moi portait un tee-shirt blanc frappé d’une étoile de mer bleue…
- Mais c’est Pascal Quignard, me dit-elle, comme frappée d’une apparition…
Je restai un peu en arrière quand elle s’avança et lui dit :
- Vous êtes Pascal Quignard…
- Et vous êtes l’Étoile de mer…
Ainsi parlèrent-ils un instant.
Je m'approchai seulement quand je vis que la conversation se terminait. Pour dire ce qui ne s'imposait sans doute pas, à savoir que, comme le héros de Montalbán, Pepe Carvalho, je détruisais un livre par jour... Mais la phrase resta en suspens car celui dont, grâce à l'Étoile de mer, les ouvrages s'alignent sur toute une étagère, sourit et me dit :
- Alors, les miens aussi ?
- Bien sûr que non, ceux-là sont intouchables.
Et ce n'était pas mondanité.
Cet homme a touché au plus juste ce qu'est l'humaine condition et ce que le sens des mots peut porter. J'y reviendrai peut-être.

René Merle, Très bref échange avec Pascal Quignard, Le blog de René Merle, 14 juin 2013





    07 juin 2013

    L'Anticoste aux 35 milliards de barils de rêves !


    Oyé! Oyé! Oil! Oil! Oil! Ouille! Ayoye!

    Analyse indépendante - Au moins 12 000 puits de pétrole sur Anticosti

    Amir Khadir doit dévoiler une pétition de quelque
     26 000 noms demandant un moratoire... - Le Devoir, 4 juin 2013

    Avant qu'on nous serine pour de bon les oreilles avec la pétroéthique, chemin royal vers l'indépendance économique du Québec version Boisclair, Bouchard, Landry, Marceau  et Marois,  dignes continuateurs des Charest, Normandeau, Couillard, tous ces preux chevaliers d’un Québec fort qui n'en est plus à Duplessis... 
    Mais qui a pris mon pot de biscuits?

    « Approchez messieurs dames
    Une belle p'tite nappe d'huile fait main
    Tricotée par les siècles,  puis cent milliard de beaux p'tits barils d'huile
    Pour faire du gaz, d'la chimie, du plastique, du pétrole
    Même que l'gouvernement va vous paver un ch'min pour vous y rendre
     - Félix Leclerc, l'Encan


    Ah! Bienvenue sur l'Anticoste!

    N'y ai jamais mis les pieds malgré le rêve de fouler l'Anse aux Fraises, de zieuter le Cap de la vache qui pisse... J'ai connu un ancien collègue qui était électricien, originaire de l'île d'Anticosti et que j'aimais interroger. J'ai aperçu l'île de Havre-Saint-Pierre, une autre fois en survolant le territoire en avion. C'est un grand paquebot brun et vert et fier de 135 milles de longueur échappé dans le golfe Saint-Laurent. Anticosti sur une carte vue de haut, ça a l'air d'un clin d'oeil. Mais c'est une géographie sournoise à cause de la batture qui se camoufle sous la mer et qui désarçonne les marins par temps de brume. Les navires s'y sont fracassés par centaines! D'où la réputation de « cimetière du Saint-Laurent »!  Grand merci au cinéaste Serge Giguère de rappeler à notre attention ce bijou de film de Bernard Gosselin, produit à l'ONF en 1986.  C'est un magnifique voyage en images et en son parmi les gens, les saumons, les canards, les renards, les chevreuils en leur paradis, sans oublier les fraises sauvages, ce qui en reste...


    L'Anticoste by Bernard Gosselin, National Film Board of Canada

    En supplément :
    Pétrole de schiste : Marc Durand précise ses propos, Radio-Canada, 5 juin 2013
    Michel David, Le partenaire, Le Devoir, 8 juin 2013
    Paul Journet, Anticosti : les forages sont souhaitables, dit le ministre Blanchet, La Presse, 8 juin 2013
    Les photos de René Bourque
    Île Anticosti (Wikipédia)

    04 juin 2013

    L'indépendance populaire du Québec

    Le 20 mai 1980 se tenait au Québec un référendum remporté avec une bonne marge par le camp du non et qui portait sur un mandat de négocier la souveraineté-association avec le reste du Canada. Une semaine avant la tenue du vote, lors d'un grand rassemblement au Centre Paul-Sauvé de Montréal qui fut un point tournant de la campagne du non, Pierre-Eliot Trudeau, alors Premier ministre du Canada, met sa tête sur le billot en promettant un changement politique. Dans une envolée rhétorique finale célèbre, Trudeau déclare :

    « Si je m'adresse solennellement à tous les Canadiens des autres provinces, de  nous mettons notre tête en jeu, nous, députés québécois, parce que nous le disons aux Québécois de voter NON, et nous vous disons à vous des autres provinces que nous n'accepterons pas ensuite que ce NON soit interprété par vous comme une indication que tout va bien puis que tout peut rester comme c'était auparavant. Nous voulons du changement, nous mettons nos sièges en jeu pour avoir du changement. »

    La stratégie postréférendaire de Trudeau se matérialisera en 1982 par le rapatriement unilatéral de la Constitution (qui était à Londres). Depuis, le Québec a toujours refusé de parapher la Loi du Canada de 1982.

    Trente ans après le rapatriement, le politicologue François Rocher écrit :  
    « La joute politique qui a précédé cet événement solennel a été marquée par le refus du gouvernement du Québec d'adhérer à cette nouvelle Constitution qui modifiait la formule d'amendement et enchâssait une Charte des droits et libertés. Cette «anomalie» a donné lieu à une décennie de pourparlers qui visaient entre autres à faire en sorte que le Québec souscrive à la Constitution. Ces débats se sont conclus par deux échecs retentissants, ceux de l'accord du lac Meech en 1990 et l'entente de Charlottetown en 1992. Depuis trois décennies, le Canada de 1982 reste inachevé. »

    La publication récente La bataille de Londres (Boréal, 2013) de l'historien Frédéric Bastien, est venue secouer les jeux de coulisses de ce que plusieurs ont qualifié de « coup d'État constitutionnel ». En se basant sur des archives du Forein Office britanique, M. Bastien démontre qu'il y a eu un accroc à l'indépendance de la cour par rapport au pouvoir exécutif : le juge en chef de la Cour suprême, Bora Laskin, a discuté de Constitution avec le gouvernement canadien et il aurait informé le gouvernement britanique de l'état des dicussions en en cours.



    ***

    La seconde joute décisive, pour dire comme Jacques Parizeau, se déroule en octobre 1995 : nous sommes à un cheveu de gagner « la Coupe finale à Montréal » (Un soir de février, Félix Leclerc). Le référendum sur le statut politique du Québec fut précédé par un vaste chantier de consultations populaires (Commission Bélanger-Campeau). La question, plus directe cette fois, portait également sur la souveraineté-association :
    « Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l'avenir du Québec et de l'entente signée le 12 juin 1995 ? »

    Bien qu'une majorité de francophones québécois ont voté oui à cette consultation, le non gagne au fil d'arrivée avec 50,58 % des voix.

    ***

    Compte tenu de cette trame historique non aboutie des trente dernières années, quel est l'état actuel du débat politique au Canada? 

    Le sociologue Gérard Bouchard constate un applatisement de la position fédéraliste, aucun projet, aucun souffle, quelques voeux du coeur comme le « Travaillons ensemble » du populaire et regretté Jack Layton, repris à sa manière par le nouveau Chef du parti Libéral, Justin Trudeau!  Sinon, tous en choeur d'une seule voix, de Québec et à Ottawa, ce sont des « vieilles chicanes » à ne pas rouvrir!  Et l'économisme ambiant des classes dirigeantes avale par avance tout désir de transformations politiques. Donc, même un Gérard Bouchard, pourtant souverainiste, est peiné de constater la pauvreté de la pensée politique des fédéralistes qui a pour résultat de miner l'évolution du Québec et du Canada progessiste. Telle est du l'interprétation qu'on peut tirer en regard d'une certaine altitude souhaitée du dialogue qui ne tiendrait plus compte des lignes de forces et de tensions qui traversent la genèse même de la société québécoise. (Voir une interview radio récente en avril dernier de Gérard M. Bouchard à Médium large sur les ondes de Radio-Canada).   

    Par ailleurs, le mouvement indépendantiste québécois se distingue aujourd'hui par l'effilochement et la une division. 


    Reprenant les arguments utilitaristes classiques de René Lévesque sur les dédoublements coûteux de « la maison de fous » dans laquelle nous confine le fédéralisme canadien, et ce, sns parler de la saveur du jour épicée de scandales et de corruption, Lise Payette écrit dans Le Devoir que si nous avions voté oui en mai 1980, nous aurions 33 ans d'expérience comme pays indépendant.   


    Mais où en est donc le mouvement indépendantiste québécois?  Le PQ a repris de justesse le pouvoir en septembre 2012.  Le gouvernement minoritaire de Mme Pauline Marois a repris les affaires de l'État avec une caisse vide et une saga de malversations qui éclabousse les instances municipales et le fiancement des partis politques, y compris le PQ lui-même.  Le gouvernemt s'est peinturé dans le coin avec des maladresses à répétition et a reculé sur plusieurs promessses électorales.  Il mise sur l'équilibre budgétaire et l'éthique dans l'administration publique (un grand ménage dans la cabane).  Mais en un mot comme en mille, le PQ actuel prend l'eau de toute part et si l'on se fie aux derniers sondages, l'appui des électeurs est tombé autour de 24 %.  Plusieurs des politiques appliquées du PQ raccolent du côté des électeurs de la CAQ et des nationalistes conservateurs, ce qui conforte la sortie à gauche des indépendantistes qui ne peuvent pas supporter les politiques néo-libérales du bon vieux PQ qui clignote gauche, mais vire à droite dès qu'il assume les responsabilités du pouvoir. La critique vient aussi des esprits libéraux (au sens philosophique) tel un Jacques Parizeau qui démolit le dogmatisme économique des politiques d'austérité à tout crin.  



    Le constat de tout cela?  N'en déplaise à madame Andrée Ferretti qui a piqué de son fiel moraliste la député « marxiste » Françoise David, le PQ ne peut plus prétendre mener seul le combat de l'indépendance politique du Québec.   C'est  ce que conclut le chroniqueur Michel David du Devoir  :

    « Si René Lévesque, Jacques Parizeau et Lucien Bouchard n’ont pas réussi à convaincre une majorité de Québécois d’opter pour la souveraineté, quelqu’un pense-t-il sérieusement que Pauline Marois y parviendra ? »

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    À compléter et à venir. 

    En toile de fond : l'analyse de Fernand Dumont autour de La genèese de la société québécoise; l'indépendance populaire du Québec vue par Amir Khadir.

    Lettre ouverte d'Amir Khadir aux indépendantistes « L’idée d’indépendance ne se limite pas à la défense nos intérêts économiques (qui sont souvent ceux d’une minorité possédante), ou à l’exaltation de notre fierté identitaire (qui oublie parfois l’inclusion des nouveaux arrivants-es) ; elle repose sur la volonté collective de bâtir un monde commun dans lequel notre société pourra définir librement ses institutions, ses valeurs et son avenir politique. Tel est le sens du principe d’autodétermination du peuple québécois, qui est au fondement de l’Assemblée constituante. »






    24 mai 2013

    Robert Bob aujourd'hui!

    C'est l'anniversaire de Bob Dylan, 72 printemps!  Un géant parmi les poètes de ce temps.

    Extrait :Tangled Up in Blue Blood on the Tracks (1975).